Punker paname a écrit : ↑mar. 17 févr. 2026 09:54
Vox Populi La guitare électrique a changé le son de la musique, le synthétiseur aussi, la boîte à rythmes également.
Et si tu va par la c'est pareil avec les séquenceurs, les samplers, la M.A.O, les banques de sons, les Synthés virtuels en mode D.A.W. Sauf que ne l'oublions pas tout ces matos impliquent que tu as toujours besoin du talent de l'oreille et des mains des musiciennes et des musiciens pour les programmer et en tirer des sons et de la zique.
Un copain de mon quartier qui bosse dans un studio d'enregistrement, m'a fait hier après midi une démonstration d'un logiciel d'I.A connecté sur son tel Portable, en me disant
"tu veut que je te sorte un morceau Punk ou Metal en quelque seconde, écris moi un texte rapido pour la chanson et dis moi les styles et les noms des musiciens groupes qui t'inspirerait et l'I.A fera le reste" Quelque seconde après il m'a fait écouter le résultat et flippant les morceaux ch.... et prémâchés (Pour rester poli) par l'I.A sonnaient effectivement comme du Punk et du Metal mais désolé pour moi ça reste froid, sans âme et totalement artificiel et et çà restera toujours de la grosse Fakerie et de l'Arnaque puisque la c'est un logiciel qui remplace et se substitue totalement l'humain
Oui, je suis d'accord avec ton exemple, mais ce n'est pas ce qu'a fait l'artiste dont on parle plus haut.
Quant à la lissification du son, elle ne date pas de l'IA. Pour rester dans le domaine du punk, le revival des années 2000, à travers des groupes comme Sum 41, Green Day ou Good Charlotte, s'était déjà quand même très aseptisé. Jusqu'à la marche de trop qu’a été Avril Lavigne, qui a fini par totalement décrédibiliser ce revival punk.
L’aseptisation ne date donc pas de l’IA, selon moi.
Quant au vol du travail des autres, c’est l’histoire même de la musique. Demandez donc à DJ Kool Herc, inventeur du breakbeat au début des années 70, combien il a touché d’argent pour son invention ?
Adolphe Sax a inventé le saxophone, mais les industriels ont fait des copies moins chères et il a fait faillite.
Juan Atkins a créé le son de la techno de Detroit, repris par des centaines d’artistes tandis que lui restait dans l’ombre.
Je me souviens aussi vaguement de Delia Derbyshire, créatrice du générique de Doctor Who, qui aurait très peu touché de droits sur son travail.
Et bien entendu, il y a le cas fameux de la chanson « Le Lion est mort ce soir », qui est un modèle du genre.
La musique a toujours été une affaire de brigands. Le premier tube de Dylan était une mélodie volée à Guthrie, qui avait lui-même repris la même mélodie à quelqu’un d’autre.
Là encore, l’IA n’invente rien : ce phénomène a toujours été colossal. Regardez ce que pèse la culture hip-hop aujourd’hui, et ce qu’ont touché ses créateurs comme Grandmaster Flash, par exemple. D'ailleurs, le hip-hop lui-même est né d’un usage non autorisé de samples.
Et enfin, est-ce que le rock a payé son dû au blues ?
Il n’y a donc pas, de mon point de vue, de différence morale, ni même d’échelle. Il y a eu beaucoup plus de milliards générés par le rock, qui a pillé le blues, que par la musique produite par l’IA, devenue gratuitement accessible.
La seule différence, c’est la vitesse. Mais cette différence n’est pas inhérente à l’IA. La vitesse, c’est le principe de la modernité. Avant, on marchait, puis on a pris le vélo, puis la voiture, puis le train, puis la fusée. Tout va de plus en plus vite. Il n’y a aucune raison que la musique échappe à ce phénomène.
