Joe Bonamassa

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Phil
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Joe Bonamassa

Message par Phil » ven. 12 avr. 2024 13:13

JOE BONAMASSA : Paris, Palais des Sports, 11/4/24

Bona, on l'aime ou on ne l'aime pas. Il y a comme ça des artistes que l'on vilipende par plaisir pour ce qu'ils font ou ce qu'ils ne font pas ou bien encore ce qu'ils devraient ou ne devraient pas faire mais en tout cas, il est bel et bien là, travaillant d'arrache-pied et ce, depuis de longues années. En ce qui me concerne, j'aime sa façon d'exploiter le blues via une approche très soul de par la tessiture de sa voix. C'est tout naturellement que Mme Phil, devenue fan avec les années, et moi avons pris la décision de nous rendre à son seul concert en France pour une somme encore "à peu près raisonnable" aujourd'hui (78.50 €) quand on sait que le carré or tournait autour des 200 €. Nous étions placés dans le haut de la salle, nous permettant d'avoir néanmoins une très belle vue sur le groupe.

Avant cela, il convient de préciser que j'avais des "obligations" à remplir. Aussi, j'avais pris la liberté d'effectuer un petit détour chez certains disquaires bien connus du centre de Paris (Gibert, Monster Mélodies et Parallèles) afin d'y distribuer des flyers et des affichettes en vue de la Thin Lizzy Fest 2 mais également devant le Palais des Sports dans la "Phil" composée exclusivement de fans de Joe Bonamassa. Efficace, le Phil puisqu'il est parvenu à se débarrasser de tout son paquet.

L'actualité de celui que nous sommes venus entendre, est une nouvelle fois très florissante (bah oui, c'est un mec qui bosse, pas comme certains, je ne citerai pas de nom) puisque notre bonhomme, étant une nouvelle fois sous les feux de la rampe, est d'ores et déjà coincé entre la promotion de l'album Blues Deluxe vol.2, cette tournée en cours, l'approche d'un nouveau live, Live At The Hollywood Bowl en mai ainsi qu'un nouvel album de Black Country Communion (V) en juin. Pour faire court, notre ami s'est imposé un emploi du temps de ministre.

C'est donc dans un Palais des Sports bien garni que le Bona accompagné du groupe qui figurait sur l'excellent live Tales Of Time, entame le set sur un très étiré Hope You Realize It (Goodbye Again), un titre élaboré par Tom Hambridge, artiste qui a notamment travaillé avec Roy Buchanan.

Malgré la longueur de ce premier morceau, le groupe s'engage de concert sur le fameux Twenty Four Hour Blues de Bobby "Blue" Bland permettant au natif d'Utica de faire étalage de tout son talent, suscitant ainsi des clameurs d'approbation de la part du public un peu bobo (il faut bien l'dire. Rien à voir avec celui côtoyé quelques jours plus tôt au Zénith pour le concert de Judas Priest et de Saxon :lol:).

Chaque musicien est un talent à lui seul, y compris les deux choristes car l'on sait tous très bien qu'une voix peut être apparentée à un instrument de musique, non ? En effet, les deux jeunes femmes, Danniele DeAndrea et Mahalia Barnes sont dans leurs interventions, particulièrement convaincantes et ce, grâce à leur tessiture très blues mâtinée de soul. Un réel plaisir lorsque le Bona qui, après s'être acquitté d'excellents soli, leur accorde une place qu'elles méritent amplement en demandant à l'assistance de les ovationner. Non seulement, elles chantent très bien mais elles s'illustrent également dans une chorégraphie élégante et à chaque fois différente notamment sur les morceaux plus groovy. Nous reparlerons ultérieurement des autres membres du groupe de Bona.

Le Blues Deluxe vol.2, produit par Josh Smith (le guitariste) et non pas par Kevin Shirley (occupé probablement par la promotion du 5ème opus de Black Country Communion aujourd'hui achevé) est une nouvelle fois, sollicité avec ce Well, I Done Got Over It de Guitar Slim, un guitariste des années 40-50 surtout connu pour son hit The Things That I Used to Do publié en 1953.

Nous quittons momentanément ce volume 2 pour revenir un instant sur l'album Redemption paru, rappelez-vous, en 2018. Joe en extrait un superbe Self-Inflicted Wounds suivi sans temps mort d'un I Want to Shout About It de Ronnie Earl And The Broadcasters (retour sur Blues Deluxe vol 2.) qui l'est tout autant... superbe. A noter que Ronnie Earl de son vrai nom Ronald Horvatha, instigateur du groupe Ronnie Earl And The Broadcasters, a également joué en compagnie de nombreuses pointures telles que Jimmie Vaughan et les Fabulous Thunderbirds.

Dans la perspective de la sortie de son nouveau live en mai et pour lequel, nous avons eu l'opportunité d'en écouter il y a peu un extrait via une magnifique version orchestrale de The Last Matador Of Bayonne, le guitariste aux lunettes noires en propose une interprétation fidèle à celle qui figure sur Dust Bowl.

Breaking Up Somebody's Home d'Al Jackson et Timothy Matthews, repris il y a fort longtemps par le regretté Albert King, se veut être le temps de ce show l'oeuvre du Joe via une version limite interminable mais jamais ennuyeuse. Et là, les musiciens qui l'accompagnent, ainsi mentionnés plus haut, font preuve d'une dextérité déconcertante. Tantôt, il s'agit de Calvin Turner qui fait des merveilles avec sa basse, tantôt c'est le 2ème guitariste, Josh Smith qui s'illustre via des solos ciselés en tout point, et le batteur Lemar Carter, n'étant pas en reste, se fendra plus tard d'un solo apparemment convenu au départ qui va s'avérer par la suite exceptionnel dans son exécution. Accélérations précises et énergie seront au menu de sa prestation.

C'est d'ailleurs le moment que choisit le Bona pour présenter ses comparses, ne les tarissant pas d'éloge surtout le légendaire Reese Wynans qui, jadis, a loué ses services à des artistes comme Stevie Ray Vaughan et Double Trouble ainsi que Captain Beyond.

Retour ensuite sur l'album Time Clocks, bien sympa au demeurant, avec le titre The Heart That Never Waits interprété avec justesse et précision avec dans la foulée le très bon Is It Safe to Go Home, gorgé d'émotion à souhait.

Sur le dernier live, Tales Of Time, le guitariste avait rendu un vibrant hommage à Gary Moore, l'un de ses mentors, grâce à un Midnight Blues des plus émouvants. Le "Blues, c'est l'émotion", non ? De là, les deux amis que j'ai rencontrés avant le concert, Purplexed et Jean-Pierre m'enverront un vibrant (au propre comme au figuré) SMS : "J'ai les larmes aux yeux, Phil. C'est normal, non ?" Moi : "Oui, le Blues, c'est l'émotion." Ca vient de moi. lol. Là, il opte pour une interprétation très inspirée du Lazy Poker Blues de Fleetwood Mac, période Peter Green qu'il vénérait, étant très jeune et vénère encore aujourd'hui.

Ensuite, l'épais riff si reconnaissable de Just Got Paid des trois barbus de ZZ TOP (hommage à Dusty Hill ?) résonne dans le vieux Palais des Sports. Ainsi comme cela a été précisé juste au dessus, les membres du groupe s'illustreront l'un après l'autre montrant au public parisien qu'ils n'ont pas été recrutés par hasard. On dérivera pendant quelques temps vers un Dazed And Confused de qui vous savez pour revenir dans un tonnerre de décibels conclure ce morceau emblématique du trio texan.

Courte pause et déjà certains qui n'ont pas compris comment fonctionnait un concert, quittent la salle. Réapparaissant à peine deux minutes plus tard, le Joe qui a ôté ses lunettes noires, remercie chaleureusement et longuement tous ceux qui sont venus le voir.

Il ne pouvait y avoir de plus belle conclusion que ce Mountain Time de plus de 10 minutes émotionnellement très fortes, 10 minutes durant lesquelles, le Bona nous abreuve d'une technicité sans failles sans jamais sombrer dans la démonstration. Là non plus, je ne citerai pas de nom.

En guise d'épilogue, je ne prétendrai pas convaincre les détracteurs de cet artiste (encore lu récemment l'expression le "Clapton du pauvre" comme on disait également à une certaine époque d'Uriah Heep qu'ils étaient les "Deep Purple du Pauvre") via ce live report. L'essentiel pour moi, c'est d'avoir passé un super moment à réécouter tous ces morceaux qui ont fait de ce concert un instant unique.

https://www.setlist.fm/setlist/joe-bona ... b5630.html

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Désolé pour la qualité des photos.

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Re: Joe Bonamassa

Message par Elie Köpter » dim. 14 avr. 2024 07:32

Phil a écrit :
ven. 12 avr. 2024 13:13
JOE BONAMASSA : Paris, Palais des Sports, 11/4/24

Bona, on l'aime ou on ne l'aime pas. Il y a comme ça des artistes que l'on vilipende par plaisir pour ce qu'ils font ou ce qu'ils ne font pas ou bien encore ce qu'ils devraient ou ne devraient pas faire mais en tout cas, il est bel et bien là, travaillant d'arrache-pied et ce, depuis de longues années. En ce qui me concerne, j'aime sa façon d'exploiter le blues via une approche très soul de par la tessiture de sa voix. ...

En guise d'épilogue, je ne prétendrai pas convaincre les détracteurs de cet artiste (encore lu récemment l'expression le "Clapton du pauvre" comme on disait également à une certaine époque d'Uriah Heep qu'ils étaient les "Deep Purple du Pauvre") via ce live report. L'essentiel pour moi, c'est d'avoir passé un super moment à réécouter tous ces morceaux qui ont fait de ce concert un instant unique.....
Merci pour cette review Mr Phil, toujours de qualité tes comptes-rendus. :super:
J'aime beaucoup Joe, l'a surement pas le charisme scénique nécessaire mais je lui trouve un énorme feeling guitaristique. J'aime aussi son humilité.
Qu'il navigue sur les terres du blues ou du hard rock avec Black Country Communion (dont je piaffe la venue du N°5), je le trouve excellent.
Et je ne déteste pas sa voix.

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Re: Joe Bonamassa

Message par Phil » dim. 14 avr. 2024 11:27

:alcool1:

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Re: Joe Bonamassa

Message par Elie Köpter » mer. 28 août 2024 07:31

Pour les amateurs de bon hard rock pétaradant et mélodique, voici une info qui pourrait ravir ceux qui ne seraient pas loin des dates de concerts prévues (à priori une vingtaine de date en Europe)
https://bluesrockreview.com/2024/07/bon ... RosiU11rnA
'tain s'ils pouvaient au moins produire un bon Blu-Ray comme le LIVE OVER EUROPE de 2011

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Re: Joe Bonamassa

Message par Phil » mer. 6 août 2025 14:35

Dernier album en date intitulé Breakthrough. A consommer sans modération. :super: :super: :super:

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Re: Joe Bonamassa

Message par Phil » sam. 7 févr. 2026 08:55

Le bluesman prolifique Joe Bonamassa s’entoure de 30 invités d’anthologie pour rendre un hommage titanesque au grand B.B. King.
Tout commence un printemps 1989 à Utica. B.B. King pousse la porte du magasin de guitares tenu par Len Bonamassa. Au fond, un gamin de 12 ans, Joe, répète comme un fou sur une Gibson Goldtop. Le King repère direct la patte déjà monstrueuse. Résultat : il l’embauche illico pour ouvrir son show à New York. Depuis, c’est une histoire de famille. Pour les 100 ans de la légende, Joe Bonamassa a sorti l’artillerie lourde : un double album monstre avec 32 titres tirés du répertoire de B.B., servis par le gratin du blues et du rock.

La machine démarre en trombe avec Marcus King qui met le feu sur l’imparable “Don’t Answer The Door”. Ensuite, c’est la parade : Kenny Wayne Shepherd, Slash, Jimmie Vaughan, Gary Clark Jr., Larkin Poe sur “Don’t You Want a Man Like Me” avec ses guitares affûtées comme des rasoirs… Et le sommet ? Chaka Khan et Eric Clapton qui fusionnent sur “The Thrill Is Gone”, un magma blues rock incandescent qui colle au plafond.

Plus de 30 guests d’anthologie (Buddy Guy, Keb’ Mo’, Susan Tedeschi & Derek Trucks, Christone “Kingfish” Ingram…) se passent le relais comme des papillons de nuit autour d’un néon brûlant. Chacun apporte sa sauce, sa dextérité, son âme. Au final : un tribute massif, respectueux mais ultra-vivant, qui rend hommage au “Roi” sans le singer. Les fans de blues rock et tous ceux qui pleurent encore B.B. vont s’en prendre plein les oreilles.

B.B. King’s Blues Summit 100 est disponible

Voici la tracklist :
CD 1:
Paying The Cost To Be The Boss (ft. Christone « Kingfish » Ingram)
Don’t Answer The Door (ft. Marcus King)
To Know You Is To Love You (ft. Michael McDonald, Susan Tedeschi, Derek Trucks)
Let The Good Times Roll (ft. Kenny Wayne Shepherd, Noah Hunt)
Sweet Little Angel (ft. Buddy Guy)
When It All Comes Down (I’ll Still Be Around) (ft. Larry McCray)
When Love Comes To Town (ft. Slash, Shemekia Copeland, Myles Kennedy)
The Thrill Is Gone
Watch Yourself (ft. Jimmie Vaughan)
Why I Sing The Blues (ft. Bobby Rush)
Sweet Sixteen (ft. Jimmy Hall, Larry Carlton)
Don’t You Want A Man Like Me (ft. Larkin Poe)
I’ll Survive (ft. Keb’ Mo’)
Heartbreaker (ft. Trombone Shorty, Eric Gales)
There Must Be A Better World Somewhere (ft. George Benson)
Chains And Things (ft. Gary Clark Jr.)
CD 2:
How Blue Can You Get (ft. Warren Haynes)
You Upset Me Baby (ft. Chris Cain)
Ghetto Woman (ft. Ivan Neville)
Night Life (ft. Paul Rodgers)
Ain’t Nobody Home (ft. Jade MacRae, Robben Ford)
Bad Case Of Love (ft. Joanne Shaw Taylor)
Never Make A Move Too Soon (ft. Dion)
Three O’Clock Blues (ft. Marc Broussard)
Think It Over (ft. Train, Chris Buck)
It’s My Own Fault (ft. Kim Wilson)
Every Day I Have The Blues (ft. D.K. Harrell)
Please Accept My Love (ft. John Németh)
So Excited (ft. Aloe Blacc)
When My Heart Beats Like A Hammer (ft. Dannielle De Andrea)
Playin’ With My Friends
Better Not Look Down (ft. Kirk Fletcher)

Image

Source : Rolling Stone

Phil
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Re: Joe Bonamassa

Message par Phil » sam. 7 févr. 2026 09:48

Le bluesman prolifique Joe Bonamassa s’entoure de 30 invités d’anthologie pour rendre un hommage titanesque au grand B.B. King.
Tout commence un printemps 1989 à Utica. B.B. King pousse la porte du magasin de guitares tenu par Len Bonamassa. Au fond, un gamin de 12 ans, Joe, répète comme un fou sur une Gibson Goldtop. Le King repère direct la patte déjà monstrueuse. Résultat : il l’embauche illico pour ouvrir son show à New York. Depuis, c’est une histoire de famille. Pour les 100 ans de la légende, Joe Bonamassa a sorti l’artillerie lourde : un double album monstre avec 32 titres tirés du répertoire de B.B., servis par le gratin du blues et du rock.

La machine démarre en trombe avec Marcus King qui met le feu sur l’imparable “Don’t Answer The Door”. Ensuite, c’est la parade : Kenny Wayne Shepherd, Slash, Jimmie Vaughan, Gary Clark Jr., Larkin Poe sur “Don’t You Want a Man Like Me” avec ses guitares affûtées comme des rasoirs… Et le sommet ? Chaka Khan et Eric Clapton qui fusionnent sur “The Thrill Is Gone”, un magma blues rock incandescent qui colle au plafond.

Plus de 30 guests d’anthologie (Buddy Guy, Keb’ Mo’, Susan Tedeschi & Derek Trucks, Christone “Kingfish” Ingram…) se passent le relais comme des papillons de nuit autour d’un néon brûlant. Chacun apporte sa sauce, sa dextérité, son âme. Au final : un tribute massif, respectueux mais ultra-vivant, qui rend hommage au “Roi” sans le singer. Les fans de blues rock et tous ceux qui pleurent encore B.B. vont s’en prendre plein les oreilles.

B.B. King’s Blues Summit 100 est disponible

Voici la tracklist :
CD 1:
Paying The Cost To Be The Boss (ft. Christone « Kingfish » Ingram)
Don’t Answer The Door (ft. Marcus King)
To Know You Is To Love You (ft. Michael McDonald, Susan Tedeschi, Derek Trucks)
Let The Good Times Roll (ft. Kenny Wayne Shepherd, Noah Hunt)
Sweet Little Angel (ft. Buddy Guy)
When It All Comes Down (I’ll Still Be Around) (ft. Larry McCray)
When Love Comes To Town (ft. Slash, Shemekia Copeland, Myles Kennedy)
The Thrill Is Gone
Watch Yourself (ft. Jimmie Vaughan)
Why I Sing The Blues (ft. Bobby Rush)
Sweet Sixteen (ft. Jimmy Hall, Larry Carlton)
Don’t You Want A Man Like Me (ft. Larkin Poe)
I’ll Survive (ft. Keb’ Mo’)
Heartbreaker (ft. Trombone Shorty, Eric Gales)
There Must Be A Better World Somewhere (ft. George Benson)
Chains And Things (ft. Gary Clark Jr.)
CD 2:
How Blue Can You Get (ft. Warren Haynes)
You Upset Me Baby (ft. Chris Cain)
Ghetto Woman (ft. Ivan Neville)
Night Life (ft. Paul Rodgers)
Ain’t Nobody Home (ft. Jade MacRae, Robben Ford)
Bad Case Of Love (ft. Joanne Shaw Taylor)
Never Make A Move Too Soon (ft. Dion)
Three O’Clock Blues (ft. Marc Broussard)
Think It Over (ft. Train, Chris Buck)
It’s My Own Fault (ft. Kim Wilson)
Every Day I Have The Blues (ft. D.K. Harrell)
Please Accept My Love (ft. John Németh)
So Excited (ft. Aloe Blacc)
When My Heart Beats Like A Hammer (ft. Dannielle De Andrea)
Playin’ With My Friends
Better Not Look Down (ft. Kirk Fletcher)

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Source : Rolling Stone

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Re: Joe Bonamassa

Message par Phil » ven. 27 mars 2026 18:29

Ca sort le 19 juin :

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Joe Bonamassa ‘The Spirit of Rory – Live From Cork CD Track Listing

1. Cradle Rock (Live)
2. Walk On Hot Coals (Live)
3. Tattoo’d Lady (Live)
4. I Wonder Who (Live)
5. Calling Card (Live)
6. Who’s That Coming? (Live)
7. Messin’ With The Kid (Live)
8. Bullfrog Blues (Live)
9. Treat Her Right (Live)
10. Bad Penny (Live)
11. I Fall Apart (Live)
12. A Million Miles Away (Live)
13. As The Crow Flies (Live)
14. Back On My Stompin’ Ground (Live)

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Re: Joe Bonamassa

Message par Elie Köpter » dim. 29 mars 2026 07:51

Phil a écrit :
ven. 27 mars 2026 18:29
Ça sort le 19 juin :

Joe Bonamassa ‘The Spirit of Rory – Live From Cork CD Track Listing
Pour illustrer le propos :


Je pense que si DVD il y a, il sera mien :super:

lienard
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Re: Joe Bonamassa

Message par lienard » dim. 29 mars 2026 18:15

Son seul défaut ... il a une tête de comptable :frime:

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Re: Joe Bonamassa

Message par Elie Köpter » lun. 30 mars 2026 08:01

lienard a écrit :
dim. 29 mars 2026 18:15
Son seul défaut ... il a une tête de comptable :frime:

Pas faux, ou celle de l'un des acolytes de Mr Smith dans Matrix :modo:

andy
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Re: Joe Bonamassa

Message par andy » jeu. 2 avr. 2026 06:09

Son seul défaut je dirai qu il arrive pas a la cheville de Rory Gallagher, purée qu elle idée lui a pris

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Re: Joe Bonamassa

Message par Phil » lun. 27 avr. 2026 21:42

JOE BONAMASSA : Paris, Seine Musicale, 25/4/26

La venue du Bona par chez nous constitue en soi une sorte de mini-évènement. Pour ma part, je ne l'avais pas revu depuis 2024 au Palais des Sports de la Porte de Versailles. Et en ce qui me concerne, un concert du Bona, ça ne se rate pas, un concert qui allait se tenir dans cette nouvelle salle flambant neuve, enfin pas si "nouvelle" que ça puisqu'elle a été inaugurée en 2017.

L'actualité du New Yorkais s'avère être de nouveau très chargée. En effet, après avoir publié l'excellent album intitulé Breakthrough et un vibrant hommage à l'immense B.B. King via cet album B.B. King’s Blues Summit 100 que je ne possède pas......encore, notre ami s'apprête en juin prochain à s'acquitter d'un album live capté à Cork faisant la louange d'un autre grand à savoir Rory Gallagher. The Spirit Of Rory que ça s'appelle et j'avoue que je suis impatient vu que ce que j'en ai entendu.

20 heures pétantes, les lumières s'éteignent, Joe et son band font leur apparition sur le sublime Breakthrough bonifié par le son parfait qui résonne dans cette salle comparé à celui, affreux, celui-ci, qui règne à la Défense Arena. Au fait, il convient de préciser qu'il n'y a pas de 1ère partie. Pas plus mal quand on sait que la plupart des premières parties sont soit ennuyeuses soit n'ont rien à voir musicalement avec la tête d'affiche.

Au sein du groupe, un changement d'importance s'est opéré suite au départ du très renommé claviériste Reese Wynans. En effet, l'âge avançant, ce dernier a préféré céder son siège d'organiste à l'expérimenté Lachy Doley, un musicien de nationalité australienne. Expérimenté, il l'est car avant le Bona, il s'est illustré entre autres aux côtés des deux figures emblématiques que sont Jimmy Barnes et Glenn Hughes.

Sous des lights vraiment magnifiques, Bona et sa tribu enchainent direct sur l'efficace Trigger Finger toujours extrait de Breakthrough pour ensuite se concentrer sur deux reprises qui figurent sur Blues Vol.2, la première étant Twenty-Four Hour Blues de Bobby "Blue" Bland, la seconde Well, I Done Got Over It de Guitar Slim, cette dernière permettant au natif d'Uttica de faire état d'une dextérité déconcertante. Bona, contrairement à certains autres six-cordistes (qui font dans l'esbrouffe du shred), a ce talent indéniable pour faire passer une émotion ô combien palpable à son auditoire. Sa voix et ses solos gorgés de feeling y contribuent très largement. Alors que le Joe est emporté par le son de sa Les Paul, les deux choristes Jade McRae et Danielle Deandra, arborant un large sourire, n'ont de cesse quant à elles d'effectuer une chorégraphie parfaitement synchronisée. Un véritable show à elles deux.

Retour ensuite sur l'un des albums qui a permis au grand Joe d'assoir sa renommée à savoir Dust Bowl (2011) duquel il en extrait avec classe le très beau Happier Times suivi dans la foulée, actualité oblige, de cet autre titre de Breakthrough, le bien-nommé Drive by the Exit Sign.

The Last Matador Of Bayonne qui, sur la tournée précédente, avait fait fait l'objet d'une version symphonique dans un premier temps puis avait dans un second temps, été immortalisée sur le double live intitulé Live At The Hollywood Bowl, nous est rappelé à notre bon souvenir dans une MAGNIFIQUE version, belle à pleurer (je sais, je suis un grand sensible.....lol) agrémentée pour l'occasion de petites improvisations fort bienvenues. On le sait tous, ce type, c'est un faiseur de "Bona....venture"......

Arrive Pack It Up de Freddie King, extrait cette fois-ci du premier volume de Blues Deluxe. Autant vous le dire tout de suite, ce fut pour moi l'un des grands moments de ce concert. Comment vous expliquer cela ? Le claviériste Lachy Doley s'empare d'un long solo de façon frénétique, allant même jusqu'à sautiller comme un gamin de 5 ans et ce, sous l'oeil amusé de ses comparses qui se demandent quand cela va finir. Se couvrant de gloire pendant de longues minutes, Lachy se voit contraint avec regret sans doute, de céder sous une ovation nourrie sa place à Lemar Carter qui n'en demandait pas tant attendant avec impatience, le rêvant même, l'instant fatidique pour maltraiter son kit de batterie, ce qu'il fait assurément avec brio et virtuosité.

Delaney & Bonnie, un duo dont fit, à un moment donné, partie Eric Clapton après le projet Blind Faith qui n'avait pas comblé toutes ses attentes, se voit honoré par un Bonamassa qui reprend le très connu Well, Well en y ajoutant sa petite touche personnelle mais pour ce qui concerne cet aspect des choses, nous y sommes habitués et ce, depuis longtemps.

L'ambiance s'emballe au sein du public notamment sur le tonitruant I Want to Shout About It de Ronnie Earl and the Broadcasters (un groupe créé en 1984), une version que l'on qualifiera d'enthousiasmante et captivante. Enthousiasmante et captivante grâce aussi à la prestation de Jade et Danielle qui réalisent de véritables prouesses vocales !!!!!! Quel talent, Mesdames !!!!!!!

Un set "d'Action Joe" est à 50% composé de covers souvent remodelées et c'est donc que très logiquement, il clôt sur un excellent It's Hard But It's Fair du trop sous-estimé Bobby Parker, créateur du hit Watch Your Step et sur l'un des morceaux les emblématiques de Rory Gallagher à savoir A Million Miles Away. Stratégique, le bonhomme par rapport à ce qui a été énoncé plus haut.

Ne sortant que quelques minutes de scène, le voici revenir pour un Mountain Time des plus réussis porté par la voix de velours et la virtuosité du Bona qui concluent un concert de haute volée à tous les niveaux : un groupe solide, un son parfait et une setlist imparable (dont on aurait voulu qu'elle soit peut-être davantage axée sur ce magnifique opus qu'est Breakthrough), paramètres qui ont de toute évidence contribué à sa réussite et surtout, à tout seigneur, tout honneur, un Bonamassa qui, une nouvelle fois, a conquis le public parisien pendant deux bonnes heures, pas une minute de plus. 20h pétantes, ça commençait, 22h pétantes, ça s'est terminé. C'est carré, c'est du Bonamassa tout craché, maintenant, c'est dodo lol. A la prochaine, Joe.

https://www.setlist.fm/setlist/joe-bona ... 6aeac.html

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Photos : DC
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JOE BONAMASSA : Paris, Seine Musicale, 25/4/26

La venue du Bona par chez nous constitue en soi une sorte de mini-évènement. Pour ma part, je ne l'avais pas revu depuis 2024 au Palais des Sports de la Porte de Versailles. Et en ce qui me concerne, un concert du Bona, ça ne se rate pas, un concert qui allait se tenir dans cette nouvelle salle flambant neuve, enfin pas si "nouvelle" que ça puisqu'elle a été inaugurée en 2017.

L'actualité du New Yorkais s'avère être de nouveau très chargée. En effet, après avoir publié l'excellent album intitulé Breakthrough et un vibrant hommage à l'immense B.B. King via cet album B.B. King’s Blues Summit 100 que je ne possède pas......encore, notre ami s'apprête en juin prochain à s'acquitter d'un album live capté à Cork faisant la louange d'un autre grand à savoir Rory Gallagher. The Spirit Of Rory que ça s'appelle et j'avoue que je suis impatient vu que ce que j'en ai entendu.

20 heures pétantes, les lumières s'éteignent, Joe et son band font leur apparition sur le sublime Breakthrough bonifié par le son parfait qui résonne dans cette salle comparé à celui, affreux, celui-ci, qui règne à la Défense Arena. Au fait, il convient de préciser qu'il n'y a pas de 1ère partie. Pas plus mal quand on sait que la plupart des premières parties sont soit ennuyeuses soit n'ont rien à voir musicalement avec la tête d'affiche.

Au sein du groupe, un changement d'importance s'est opéré suite au départ du très renommé claviériste Reese Wynans. En effet, l'âge avançant, ce dernier a préféré céder son siège d'organiste à l'expérimenté Lachy Doley, un musicien de nationalité australienne. Expérimenté, il l'est car avant le Bona, il s'est illustré entre autres aux côtés des deux figures emblématiques que sont Jimmy Barnes et Glenn Hughes.

Sous des lights vraiment magnifiques, Bona et sa tribu enchainent direct sur l'efficace Trigger Finger toujours extrait de Breakthrough pour ensuite se concentrer sur deux reprises qui figurent sur Blues Vol.2, la première étant Twenty-Four Hour Blues de Bobby "Blue" Bland, la seconde Well, I Done Got Over It de Guitar Slim, cette dernière permettant au natif d'Uttica de faire état d'une dextérité déconcertante. Bona, contrairement à certains autres six-cordistes (qui font dans l'esbrouffe du shred), a ce talent indéniable pour faire passer une émotion ô combien palpable à son auditoire. Sa voix et ses solos gorgés de feeling y contribuent très largement. Alors que le Joe est emporté par le son de sa Les Paul, les deux choristes Jade McRae et Danielle Deandra, arborant un large sourire, n'ont de cesse quant à elles d'effectuer une chorégraphie parfaitement synchronisée. Un véritable show à elles deux.

Retour ensuite sur l'un des albums qui a permis au grand Joe d'assoir sa renommée à savoir Dust Bowl (2011) duquel il en extrait avec classe le très beau Happier Times suivi dans la foulée, actualité oblige, de cet autre titre de Breakthrough, le bien-nommé Drive by the Exit Sign.

The Last Matador Of Bayonne qui, sur la tournée précédente, avait fait fait l'objet d'une version symphonique dans un premier temps puis avait dans un second temps, été immortalisée sur le double live intitulé Live At The Hollywood Bowl, nous est rappelé à notre bon souvenir dans une MAGNIFIQUE version, belle à pleurer (je sais, je suis un grand sensible.....lol) agrémentée pour l'occasion de petites improvisations fort bienvenues. On le sait tous, ce type, c'est un faiseur de "Bona....venture"......

Arrive Pack It Up de Freddie King, extrait cette fois-ci du premier volume de Blues Deluxe. Autant vous le dire tout de suite, ce fut pour moi l'un des grands moments de ce concert. Comment vous expliquer cela ? Le claviériste Lachy Doley s'empare d'un long solo de façon frénétique, allant même jusqu'à sautiller comme un gamin de 5 ans et ce, sous l'oeil amusé de ses comparses qui se demandent quand cela va finir. Se couvrant de gloire pendant de longues minutes, Lachy se voit contraint avec regret sans doute, de céder sous une ovation nourrie sa place à Lemar Carter qui n'en demandait pas tant attendant avec impatience, le rêvant même, l'instant fatidique pour maltraiter son kit de batterie, ce qu'il fait assurément avec brio et virtuosité.

Delaney & Bonnie, un duo dont fit, à un moment donné, partie Eric Clapton après le projet Blind Faith qui n'avait pas comblé toutes ses attentes, se voit honoré par un Bonamassa qui reprend le très connu Well, Well en y ajoutant sa petite touche personnelle mais pour ce qui concerne cet aspect des choses, nous y sommes habitués et ce, depuis longtemps.

L'ambiance s'emballe au sein du public notamment sur le tonitruant I Want to Shout About It de Ronnie Earl and the Broadcasters (un groupe créé en 1984), une version que l'on qualifiera d'enthousiasmante et captivante. Enthousiasmante et captivante grâce aussi à la prestation de Jade et Danielle qui réalisent de véritables prouesses vocales !!!!!! Quel talent, Mesdames !!!!!!!

Un set "d'Action Joe" est à 50% composé de covers souvent remodelées et c'est donc que très logiquement, il clôt sur un excellent It's Hard But It's Fair du trop sous-estimé Bobby Parker, créateur du hit Watch Your Step et sur l'un des morceaux les emblématiques de Rory Gallagher à savoir A Million Miles Away. Stratégique, le bonhomme par rapport à ce qui a été énoncé plus haut.

Ne sortant que quelques minutes de scène, le voici revenir pour un Mountain Time des plus réussis porté par la voix de velours et la virtuosité du Bona qui concluent un concert de haute volée à tous les niveaux : un groupe solide, un son parfait et une setlist imparable (dont on aurait voulu qu'elle soit peut-être davantage axée sur ce magnifique opus qu'est Breakthrough), paramètres qui ont de toute évidence contribué à sa réussite et surtout, à tout seigneur, tout honneur, un Bonamassa qui, une nouvelle fois, a conquis le public parisien pendant deux bonnes heures, pas une minute de plus. 20h pétantes, ça commençait, 22h pétantes, ça s'est terminé. C'est carré, c'est du Bonamassa tout craché, maintenant, c'est dodo lol. A la prochaine, Joe.

https://www.setlist.fm/setlist/joe-bona ... 6aeac.html

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Photos : DC
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Elie Köpter
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Re: Joe Bonamassa

Message par Elie Köpter » mar. 28 avr. 2026 07:53

Phil a écrit :
lun. 27 avr. 2026 21:42
JOE BONAMASSA : Paris, Seine Musicale, 25/4/26
Impeccable ta review Phil, comme d'habitude :super:
Merci pour le partage (même si tu nous a mis double-dose :] )
Mais quand on aime Joe, on ne compte pas !

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Titis
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Re: Joe Bonamassa

Message par Titis » mar. 28 avr. 2026 12:22

Sympa de nous faire partager tes impressions de concerts , perso c'est un artiste que j'adorerai voir :chapozzz:

Phil
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Re: Joe Bonamassa

Message par Phil » mar. 28 avr. 2026 21:50

:alcool1: :alcool1:

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