dark pink a écrit : ↑mer. 4 déc. 2024 08:26
Il n'en reste pas moins que si le mec a été un fumier avec ses contemporains, et souvent ses contemporaines, moi, ça me gâche tout. J'ai plus envie de le voir en film ou en peinture ni même d'écouter sa musique. Mais on fait ce qu'on veut, bien entendu ! Quant aux monstres sacrés, ces acteurs qui sont censés crever l'écran, je les trouve souvent pénibles. Ils ne se mettent pas au service de l'œuvre ou du texte qu'ils interprètent mais font leur frime aux dépens du but qu'ils devraient servir. Avec eux, on finit par oublier le propos et il ne reste plus que le numéro du mec qui n'a pour but que de passer une couche de plus au vernis de sa petite personne. Un guignol.
On a souvent le souhait que les grands artistes soient irréprochables moralement dans leurs actes.
Genre une auréole peinte directe autour de la tête. Alors on est déçu, tant de merveilles
commises par un (ou elle) que l'on a admiré.
Mais bien souvent, bien qu'ils soient faits d'une seule pièce, ils ont des facettes peu reluisantes.
Tout comme nous parfois.
On peut leur pardonner sans les excuser.
Si on prend le cas par exemple de Klaus Kinski, s'il avait été stable mentalement, est-ce
qu'il nous impressionnerait autant par son jeu fascinant?
Je ne dis pas non plus qu'il faille être cinglé pour bien jouer ...
Ou pratiquer comme le titre du roman de Vernon Sullivan (Boris Vian), tuer (symboliquement) tous les affreux
et ne conserver que les blanches colombes (Hitler peignait des roses/ Harlan Ellison).
Attention, je ne suis pas dans un relativisme qui accepterait n'importe quel crime.