
Widespread Panic 2003 – Ball
Genre: Southern Rock
Producteur – John Keane, Widespread Panic
Basse, chant – David Schools
Batterie, chant – Todd Nance
Guitare, chant – George McConnell
Claviers, chant – John Hermann
Percussions – Domingo Ortiz
Chant, guitare – John Bell
"Ball", sorti en 2003, est l'album le plus ambitieux et abouti à ce jour de Widespread Panic. Cest le seul groupe de la scène jam originaire du Sud, souvent cité comme source d'inspiration des Allman Brothers, à conserver toute sa pertinence.
Cet opus se concentre sur un Rock solide, aux textures et approches variées. Pour la première fois depuis leur deuxième album éponyme, le groupe s'est attelé à la tâche et a perfectionné l'art de l'écriture Rock, en créant des morceaux concis, bien construits et résolument Rock.
On retrouve de l'atmosphère bucolique dans "Counting Train Cars", avec sa pedal steel plaintive et scintillante et un harmonica aigu et mélancolique, tandis que le chanteur John Bell interprète les paroles comme s'il en était au cœur, sans les projeter.
On découvre le Rock bluesy et sudiste de "Papa Johnny Road", avec ses guitares sinueuses et sa ligne de basse funky, agrémentée de riffs de banjo clawhammer percutants; on y perçoit une influence des Allman Brothers, notamment dans le chant de Bell et les guitares jumelles en retrait du rythme.
Ailleurs, influencé par Richard Thompson, le style de guitare acoustique de George McConnell crée une ligne tendue croisée avec le chant de Bell, presque Folk Britannique; McConnell recrée à merveille les bourdons d'octave et les solos de cordes doublées de Thompson, le chant de Bell est typiquement Américain; c'est une chanson saisissante, simple et d'une grande beauté.
On y trouve des morceaux complexes et foisonnants qui ont fait leur renommée, comme le merveilleusement psychédélique "Meeting of the Waters" ou le Rock débridé "Nebulous", qui va droit au but grâce à l'orgue de John Herman qui donne le ton.
L'album se termine sur deux titres contrastés: le jazzy, presque lounge, "Time Waits" hanté par l' orgue B3 de Herman qui plane au-dessus des guitares et des rythmes, et le morceau de route planant quasi-hymne "Travelin' Man". Des guitares cristallines et tintantes accompagnent Bell qui affirme son intention de vivre sans but ni destination. C'est un morceau Rock très réussi et décontracté qui porte "Ball" sur une note positive.
Bien qu'il s'agisse de l'album le plus abouti et le plus soigné du groupe, il ne dévoile pas facilement ses secrets. Il faut l'écouter plusieurs fois pour en saisir toute la richesse, et une fois cela fait, il devient un incontournable de sa discographie...





