Dites donc...
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En ligneMonsieur-Hulot
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Re: Dites donc...
Quand j'ai vu le tracé du Tour de france 2026, j'ai cru que c’était un fake !
En fait c'est une diagonale entre les Pyrénées et les Alpes 3320 km dont seulement 2987 en France en 23 jours !
Alors j'ai ressorti le tour de France 1926 rien que pour voir !
5745 km et en 17 jours ! (et avec des vélos pourris).
Si on fait bien les comptes:
-en 1926 : 338 km par jour,
-en 2026 : 144 km par jour...les pauvres petits !
Et s'il fait trop chaud on annule une étape, ben oui, c'est dur de pédaler sous le soleil en été ! Bon à quand, le tour de France à vélo électrique ?
En 1926, le gagnant, le Belge Lucien Buysse, a gagné en passant 238 h à pédaler, cette année je ne sais pas si le gagnant passera plus de 70h sur son vélo !
En fait c'est une diagonale entre les Pyrénées et les Alpes 3320 km dont seulement 2987 en France en 23 jours !
Alors j'ai ressorti le tour de France 1926 rien que pour voir !
5745 km et en 17 jours ! (et avec des vélos pourris).
Si on fait bien les comptes:
-en 1926 : 338 km par jour,
-en 2026 : 144 km par jour...les pauvres petits !
Et s'il fait trop chaud on annule une étape, ben oui, c'est dur de pédaler sous le soleil en été ! Bon à quand, le tour de France à vélo électrique ?
En 1926, le gagnant, le Belge Lucien Buysse, a gagné en passant 238 h à pédaler, cette année je ne sais pas si le gagnant passera plus de 70h sur son vélo !
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Re: Dites donc...
Et en plus ils sont assis ! De quoi se plaignent-ils ? 
Mais ne pas oublier que pendant une canicule, le Tour De France devient la transe du four !
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I've got Parkinson's disease. And he's got mine (Groucho Marx)
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Re: Dites donc...
Unserious Sam a écrit : ↑mar. 7 juil. 2026 19:45... pendant une canicule, le Tour De France devient la transe du four !...
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Re: Dites donc...
Dites donc, les entorses c'est pas l'pied !
et ça fait bien mal ! Chaussure orthopédique genre chaussure de ski, béquilles, anti-coagulant, super été en perspective !
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Re: Dites donc...
D'ailleurs, si est employée l'expression "faire une entorse au règlement"... ![Dan.San :]](./images/smilies/8.gif)
Je ne suis pas trop vieux pour ces conneries.
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Re: Dites donc...
C'est vrai, je ne vous fais pas marcher ! Moi qui voulais aller danser le TOUIST au bal des pompiers....
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Re: Dites donc...
Avec le gigantesque matraquage couvrant la Coupe du Monde, les aventures de Marine Le Pen
et les très belles initiatives de D. Trump, on n'entend plus du tout parler de Patrick Bruel.

et les très belles initiatives de D. Trump, on n'entend plus du tout parler de Patrick Bruel.
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Re: Dites donc...
Dans mon bout de brousse 40 hectares ont brûlé en juin, j'ai dû évacuer une heure, puis le vent a tourné !
Les feux de champs et de forêt plus forts que son feu au cul (pas trique !!!), pour repasser devant l'actualité il faudrait qu'il soutienne Marine ou même se lance pour lui même dans la campagne électorale et passer outre ses ennuis judiciaires en cas d'élection !
L'humour est le seul vaccin contre la connerie… Le con lui n’a jamais trouvé la pharmacie ! (Aphorismes et Blues - Pierre Perret 2020)
Re: Dites donc...
J'ai quand du mal à croire les accusations vu son succès auprès de la gent féminine .. 
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Re: Dites donc...
CarlottaFilms ressort l'intégrale des films de Jacques Tati dans de superbes versions restaurées !
À partir du 15 juillet dans les salles
Une des affiches en extrait
Je n'ai pas le programme du Ciné de Campagne d'août 2026
À partir du 15 juillet dans les salles
Une des affiches en extrait
Je n'ai pas le programme du Ciné de Campagne d'août 2026
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Re: Dites donc...
On est bien dans le bistrot, non ? Et bien, comme disait Coluche, "je dis que le pinard, ça devrait être obligatoire !"
Et à 2:12, j'ai l'impression de voir la pochette du 1er album de Macca
Et à 2:12, j'ai l'impression de voir la pochette du 1er album de Macca
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Re: Dites donc...
Je suis tombé sur cette vidéo hier soir après avoir jeté une oreille sur le dernier Stones, et c'était très à propos.
Au sujet du dernier Stones, ce que j'en ai entendu m'a moins choqué que l'impression première reçue avec Hackney Diamonds, je dois avoir surmonté mon incompréhension du choix d'une production par Andrew Watt. Là c'est juste du Stones bon teint en pilotage automatique, plus aucun génie mais rien de foncièrement indigne pour autant. De ce que je comprends, l'argument promotionnel de la participation de Robert Smith et Paul McCartney fait mouche. J'ai été partagé hier entre le haussement d'épaule et une pensée réjouie pour les gens qui seront heureux d'offrir le disque à leurs proches, pour perpétuer encore un peu et autant que possible un rituel qui a pu nous tenir à coeur autrefois. C'est le genre de repère qui peut réconforter à notre époque.
Au sujet du dernier Stones, ce que j'en ai entendu m'a moins choqué que l'impression première reçue avec Hackney Diamonds, je dois avoir surmonté mon incompréhension du choix d'une production par Andrew Watt. Là c'est juste du Stones bon teint en pilotage automatique, plus aucun génie mais rien de foncièrement indigne pour autant. De ce que je comprends, l'argument promotionnel de la participation de Robert Smith et Paul McCartney fait mouche. J'ai été partagé hier entre le haussement d'épaule et une pensée réjouie pour les gens qui seront heureux d'offrir le disque à leurs proches, pour perpétuer encore un peu et autant que possible un rituel qui a pu nous tenir à coeur autrefois. C'est le genre de repère qui peut réconforter à notre époque.
Re: Dites donc...
Ce beau gaillard exprime ce que j'ai tapé plus d'une fois : le Rock and Roll Circus aspire-brouzoufs.
Le Stones, je n'ose même pas en écouter un titre.
Le Stones, je n'ose même pas en écouter un titre.
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Re: Dites donc...
C'est comme le reste, tu retires la dimension économique, et plus rien ne tient debout.
J'ai eu un choc en découvrant récemment le travail de Michel Clouscard, qui a écrit sur la frivolité propre à la génération à laquelle s'adressait la musique des Rolling Stones, tous les symboles inhérents d'émancipation et de rébellion, où tu chatouilles l'ordre établi sans pour autant un seul instant le remettre en question. C'est venu cimenter une série de réflexions qui me tournaient en tête depuis quelques années, et depuis je n'écoute plus "Street Fighting Man" ou "Gimme Shelter" de la même manière.
J'ai eu un choc en découvrant récemment le travail de Michel Clouscard, qui a écrit sur la frivolité propre à la génération à laquelle s'adressait la musique des Rolling Stones, tous les symboles inhérents d'émancipation et de rébellion, où tu chatouilles l'ordre établi sans pour autant un seul instant le remettre en question. C'est venu cimenter une série de réflexions qui me tournaient en tête depuis quelques années, et depuis je n'écoute plus "Street Fighting Man" ou "Gimme Shelter" de la même manière.
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Re: Dites donc...
L'aut ' jour passe "Sweet child o' mine" des Guns et (des siècles que je ne l'avais pas écouté) j'ai confirmé tout le mal que j'en pensais déjà l'époque : c'est ça un solo de Slash ??? Mais c'est le vide intersidéral au niveau solo !!! Pour le clampin qui sait pas jouer de gratte ça ressemble à un solo or ce n'est pas un solo, c'est de l'illustration, du remplissage avec une guitare qui vaut beaucoup d'argent et des poses du guitariste. Et même pas beau son pauvre solo ! L'ai je bien descendu ? 
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Re: Dites donc...
Allez, ce n'est pas bien méchant : Guns & Roses quand l'on y pense, c'est un peu comme les New Kids On The Block, mais habillés de cuir, et blindés de dope. Musicalement, ça a stimulé un temps et surtout... ça a fait un max de blé !
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Re: Dites donc...
J’ai écouté le dernier album des Stones. N’étant pas un grand fan du groupe, je ne pense pas que je le réécouterai souvent, mais une chose m’a interpellé : je n’ai absolument pas retrouvé le son de Keith Richards. Ce son sale, légèrement en retard sur le temps, avec ces accords qui semblaient toujours tomber un peu à côté mais qui, justement, donnaient toute leur magie aux morceaux.
Sur ce disque, la guitare est beaucoup plus anonyme. À tel point que j’ai parfois eu l’impression d’écouter un bon album solo de Mick Jagger plutôt qu’un véritable disque des Stones. Je me suis même demandé si Keith Richards avait réellement joué un rôle important dans cet album ou s’il était devenu avant tout un symbole, un nom placé en tête d’affiche pour faire vivre une marque. Car les Stones sont devenus une marque depuis longtemps, mais ils ne sont pas un cas isolé.
Depuis plusieurs décennies, la musique et l’art en général sont progressivement devenus des industries du divertissement. On mesure de plus en plus la valeur d’un artiste à son succès commercial. Bien sûr, il y a une part de vérité là-dedans : un artiste capable de toucher un large public possède forcément quelque chose. Le problème est que le critère économique est devenu presque le seul qui compte aux yeux des médias. Aujourd’hui, lorsqu’on présente un nouvel artiste, on parle systématiquement de son nombre de vues ou de streams. C’est devenu une sorte de passeport obligatoire pour accéder à la visibilité. Cette logique réduit l’art à une mesure de performance et pousse les médias à ne prendre aucun risque.
Je ne suis pas anticapitaliste, mais force est de constater que le système économique a progressivement absorbé une grande partie des formes de contestation artistique. La rébellion elle-même est devenue un produit. Ce qui était autrefois une opposition au système finit souvent par devenir une esthétique vendue par le système.
Parfois, on a même l’impression que la révolte était prévue dès le départ. Les Sex Pistols en sont un exemple frappant : une attitude, une provocation, une image parfaitement adaptées à une époque où le scandale devenait lui-même une marchandise.
À l’inverse, certains artistes semblaient porter une véritable rage intérieure. Les Guns N’ Roses en sont un bon exemple. Leur premier album, Appetite for Destruction, possède une urgence et une violence qui semblent sincères. On sent une frustration, une envie de sortir d’une condition, une énergie presque incontrôlable.
Mais la machine finit presque toujours par gagner. Le problème n’est pas que les artistes deviennent riches : c’est souvent la conséquence logique de leur talent. Le problème est que le succès transforme progressivement la révolte en spectacle. Celui qui voulait combattre le système finit souvent par devenir l’un de ses produits les plus rentables.
Les Guns N’ Roses illustrent parfaitement cette transformation. Après le choc de Appetite for Destruction, le groupe s’est retrouvé prisonnier de sa propre démesure. Use Your Illusion contient de grands moments, mais il est aussi marqué par une ambition excessive, une forme de gigantisme qui éloigne le groupe de l’urgence des débuts. La participation à la bande originale de Terminator 2 symbolise presque cette évolution : le chaos rebelle est devenu un élément du grand spectacle hollywoodien.
On pourrait faire le même constat avec le rap, où la contestation est souvent devenue une esthétique. La rébellion est devenue un style, un langage, parfois même une stratégie marketing. Ce qui était autrefois une rupture avec les codes finit souvent par devenir un nouveau code à vendre.
Au-delà même de la musique, je me demande parfois ce que peut encore vouloir dire ce mot : « rébellion » en 2026. Qu’est-ce qu’être un rebelle aujourd’hui ?
Pendant longtemps, le rebelle était celui qui refusait les normes dominantes. Il se définissait par son opposition à un ordre établi, à des règles, à des conventions. Mais aujourd’hui, j’ai parfois l’impression que la norme elle-même a disparu. La marge est devenue le centre de la page dans une société où l’individu est devenu la référence ultime.
Lorsque l’individu devient le point de départ de tout, les normes collectives perdent progressivement leur pouvoir. Mais si les normes disparaissent, contre quoi peut-on encore se rebeller ? Et si l’ennemi n’existe plus clairement, que devient le rebelle ?
Cette évolution est particulièrement visible dans l’art contemporain. Autrefois, les grandes périodes artistiques étaient marquées par des mouvements identifiables : l’impressionnisme, le surréalisme, le cubisme, le pop art… Chaque mouvement portait une vision du monde, une rupture avec ce qui l’avait précédé. On pouvait comprendre ce qu’un artiste cherchait à combattre ou à dépasser.
Aujourd’hui, il est beaucoup plus difficile de définir ce qu’est réellement l’art contemporain. Il existe une multitude de pratiques, du body art à l’art végétal, de l’hyperréalisme aux installations conceptuelles. On pourrait presque dire qu’il existe autant de mouvements artistiques qu’il existe d’artistes. Cette diversité est une richesse, bien sûr, mais elle rend aussi la notion de rupture beaucoup plus floue.
Comment produire de la rébellion dans un monde où tout peut devenir une forme artistique ? Contre quelles règles se dresser lorsque presque toutes les règles ont déjà été transgressées ? Contre quels codes s’opposer lorsque la transgression elle-même est devenue un code ?
Oh, j’exagère. Il existe bien entendu encore des codes et des règles qu’il ne fait pas bon transgresser. Car les critiques d’art ont, eux aussi, une idée assez précise de la manière dont un artiste doit penser. S’il venait à franchir certaines de ces frontières invisibles, il risquerait de payer très cher son attitude prétendument « rebelle ».
Et comme il faut bien payer son loyer, beaucoup d’artistes évitent également certains sujets, non pas forcément par manque de courage, mais parce qu’ils savent qu’ils risquent de perdre immédiatement leur légitimité. La critique de l’individu en fait partie.
Qui pourrait aujourd’hui reprendre une phrase comme celle de Marc Aurèle: « Ce qui n’est pas nécessaire à la ruche n’est pas nécessaire à l’abeille » ? Un artiste qui porterait un regard critique sur l’individualisme deviendrait, paradoxalement, un véritable rebelle, car il s’attaquerait à certaines des valeurs les plus profondément installées de notre époque.
Peut-on seulement imaginer aujourd’hui un artiste produire une œuvre qui ne serait pas fondamentalement humaniste ? Est-ce même envisageable pour une partie de la critique ? Un artiste qui défendrait, par exemple, des notions comme la frontière, la nation ou la sécurité serait immédiatement considéré comme fascistes, non pas parce qu’il s’opposerait aux valeurs du passé, mais parce qu’il remettrait en question certains consensus actuels.
Pour les critiques un artiste est libre de faire ce qu'il veut, tant qu'il dit ce que les critiques pensent être vrai et juste
Sauf à penser que tous les artistes perçoivent le monde de la même manière — ce qui serait tout à fait incompatible avec l’idée même d’être un artiste — on peut donc supposer qu’il existe dans le monde de l’art une part importante d’autocensure. Ceux qui ont une vision différente du monde savent qu’ils paieraient un prix fort en l’exprimant dans leurs œuvres. Ils seraient probablement violemment attaqués par une partie de la critique et risqueraient d’être exclus de la famille des artistes reconnus, celle qui s’achète parfois une bonne conscience en dénonçant les injustices, une coupe de champagne dans chaque main.
Finalement, la véritable rébellion n’est peut-être plus de choquer le public, mais de choquer les leaders d'opinions
.
Sur ce disque, la guitare est beaucoup plus anonyme. À tel point que j’ai parfois eu l’impression d’écouter un bon album solo de Mick Jagger plutôt qu’un véritable disque des Stones. Je me suis même demandé si Keith Richards avait réellement joué un rôle important dans cet album ou s’il était devenu avant tout un symbole, un nom placé en tête d’affiche pour faire vivre une marque. Car les Stones sont devenus une marque depuis longtemps, mais ils ne sont pas un cas isolé.
Depuis plusieurs décennies, la musique et l’art en général sont progressivement devenus des industries du divertissement. On mesure de plus en plus la valeur d’un artiste à son succès commercial. Bien sûr, il y a une part de vérité là-dedans : un artiste capable de toucher un large public possède forcément quelque chose. Le problème est que le critère économique est devenu presque le seul qui compte aux yeux des médias. Aujourd’hui, lorsqu’on présente un nouvel artiste, on parle systématiquement de son nombre de vues ou de streams. C’est devenu une sorte de passeport obligatoire pour accéder à la visibilité. Cette logique réduit l’art à une mesure de performance et pousse les médias à ne prendre aucun risque.
Je ne suis pas anticapitaliste, mais force est de constater que le système économique a progressivement absorbé une grande partie des formes de contestation artistique. La rébellion elle-même est devenue un produit. Ce qui était autrefois une opposition au système finit souvent par devenir une esthétique vendue par le système.
Parfois, on a même l’impression que la révolte était prévue dès le départ. Les Sex Pistols en sont un exemple frappant : une attitude, une provocation, une image parfaitement adaptées à une époque où le scandale devenait lui-même une marchandise.
À l’inverse, certains artistes semblaient porter une véritable rage intérieure. Les Guns N’ Roses en sont un bon exemple. Leur premier album, Appetite for Destruction, possède une urgence et une violence qui semblent sincères. On sent une frustration, une envie de sortir d’une condition, une énergie presque incontrôlable.
Mais la machine finit presque toujours par gagner. Le problème n’est pas que les artistes deviennent riches : c’est souvent la conséquence logique de leur talent. Le problème est que le succès transforme progressivement la révolte en spectacle. Celui qui voulait combattre le système finit souvent par devenir l’un de ses produits les plus rentables.
Les Guns N’ Roses illustrent parfaitement cette transformation. Après le choc de Appetite for Destruction, le groupe s’est retrouvé prisonnier de sa propre démesure. Use Your Illusion contient de grands moments, mais il est aussi marqué par une ambition excessive, une forme de gigantisme qui éloigne le groupe de l’urgence des débuts. La participation à la bande originale de Terminator 2 symbolise presque cette évolution : le chaos rebelle est devenu un élément du grand spectacle hollywoodien.
On pourrait faire le même constat avec le rap, où la contestation est souvent devenue une esthétique. La rébellion est devenue un style, un langage, parfois même une stratégie marketing. Ce qui était autrefois une rupture avec les codes finit souvent par devenir un nouveau code à vendre.
Au-delà même de la musique, je me demande parfois ce que peut encore vouloir dire ce mot : « rébellion » en 2026. Qu’est-ce qu’être un rebelle aujourd’hui ?
Pendant longtemps, le rebelle était celui qui refusait les normes dominantes. Il se définissait par son opposition à un ordre établi, à des règles, à des conventions. Mais aujourd’hui, j’ai parfois l’impression que la norme elle-même a disparu. La marge est devenue le centre de la page dans une société où l’individu est devenu la référence ultime.
Lorsque l’individu devient le point de départ de tout, les normes collectives perdent progressivement leur pouvoir. Mais si les normes disparaissent, contre quoi peut-on encore se rebeller ? Et si l’ennemi n’existe plus clairement, que devient le rebelle ?
Cette évolution est particulièrement visible dans l’art contemporain. Autrefois, les grandes périodes artistiques étaient marquées par des mouvements identifiables : l’impressionnisme, le surréalisme, le cubisme, le pop art… Chaque mouvement portait une vision du monde, une rupture avec ce qui l’avait précédé. On pouvait comprendre ce qu’un artiste cherchait à combattre ou à dépasser.
Aujourd’hui, il est beaucoup plus difficile de définir ce qu’est réellement l’art contemporain. Il existe une multitude de pratiques, du body art à l’art végétal, de l’hyperréalisme aux installations conceptuelles. On pourrait presque dire qu’il existe autant de mouvements artistiques qu’il existe d’artistes. Cette diversité est une richesse, bien sûr, mais elle rend aussi la notion de rupture beaucoup plus floue.
Comment produire de la rébellion dans un monde où tout peut devenir une forme artistique ? Contre quelles règles se dresser lorsque presque toutes les règles ont déjà été transgressées ? Contre quels codes s’opposer lorsque la transgression elle-même est devenue un code ?
Oh, j’exagère. Il existe bien entendu encore des codes et des règles qu’il ne fait pas bon transgresser. Car les critiques d’art ont, eux aussi, une idée assez précise de la manière dont un artiste doit penser. S’il venait à franchir certaines de ces frontières invisibles, il risquerait de payer très cher son attitude prétendument « rebelle ».
Et comme il faut bien payer son loyer, beaucoup d’artistes évitent également certains sujets, non pas forcément par manque de courage, mais parce qu’ils savent qu’ils risquent de perdre immédiatement leur légitimité. La critique de l’individu en fait partie.
Qui pourrait aujourd’hui reprendre une phrase comme celle de Marc Aurèle: « Ce qui n’est pas nécessaire à la ruche n’est pas nécessaire à l’abeille » ? Un artiste qui porterait un regard critique sur l’individualisme deviendrait, paradoxalement, un véritable rebelle, car il s’attaquerait à certaines des valeurs les plus profondément installées de notre époque.
Peut-on seulement imaginer aujourd’hui un artiste produire une œuvre qui ne serait pas fondamentalement humaniste ? Est-ce même envisageable pour une partie de la critique ? Un artiste qui défendrait, par exemple, des notions comme la frontière, la nation ou la sécurité serait immédiatement considéré comme fascistes, non pas parce qu’il s’opposerait aux valeurs du passé, mais parce qu’il remettrait en question certains consensus actuels.
Pour les critiques un artiste est libre de faire ce qu'il veut, tant qu'il dit ce que les critiques pensent être vrai et juste
Sauf à penser que tous les artistes perçoivent le monde de la même manière — ce qui serait tout à fait incompatible avec l’idée même d’être un artiste — on peut donc supposer qu’il existe dans le monde de l’art une part importante d’autocensure. Ceux qui ont une vision différente du monde savent qu’ils paieraient un prix fort en l’exprimant dans leurs œuvres. Ils seraient probablement violemment attaqués par une partie de la critique et risqueraient d’être exclus de la famille des artistes reconnus, celle qui s’achète parfois une bonne conscience en dénonçant les injustices, une coupe de champagne dans chaque main.
Finalement, la véritable rébellion n’est peut-être plus de choquer le public, mais de choquer les leaders d'opinions
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Chants libres
https://www.youtube.com/watch?v=w_cX4nXtz_Y&t=137s
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- Unserious Sam
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Re: Dites donc...
Parait que jusqu'aux prochaines élections de 2027, Macron a décidé de refiler l’intérim à Tintin !
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