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Message par alcat01 » jeu. 6 avr. 2023 17:07

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Opal 1970
De tous les groupes qui ont émergé en Allemagne à la suite du big bang du rock progressif qui s'est développé à la fin des années 1960, EMBRYO s'est maintenu à travers les décennies jusqu'à nos jours, principalement parce qu'il s'agit d'un collectif musical qui a vu plus de 400 membres aller et venir au fil des ans, Christian Burchard en étant le fondateur et la force motrice, mais une grande partie de cette longévité vient aussi du fait qu'il a émergé comme l'un des groupes les plus créatifs et polyvalents classés sous le terme générique de Krautrock. Bien que cette étiquette évoque le plus souvent des qualités psychédéliques (Amon Duul II, Exmagma, Guru Guru) présentes dans la musique, elle couvre également les groupes de rock plus lourds orientés vers le blues avec des touches progressives (Birth Control, Electric Sandwich), les artistes plus orientés vers l'électronique avec des éléments rock (Kraftwerk, Neu !) ainsi que les groupes de jazz-fusion tels que Eiliff, Brainstorm et Out Of Focus.

EMBRYO s'est distingué par le fait qu'il s'est attaqué à tout cela en mettant l'accent sur le jazz-rock, mais aussi en glissant de bonnes doses de psychédélisme infusé dans les années 60, des traces de rock orienté blues, des ambiances électroniques atmosphériques et en allant encore plus loin en s'attaquant à une grande variété de musiques du monde en incorporant de nombreux styles de musique ethnique. L'histoire du groupe munichois EMBRYO remonte au milieu des années 1950, lorsque le multi-instrumentiste Christian Burchard a commencé ses débuts musicaux éclectiques à l'âge de 10 ans, après avoir rencontré son ami d'enfance, le percussionniste Dieter Serfas. En 1964, ils forment leur premier groupe, Contemporary Trio, et lorsque les deux se séparent, Burchard crée finalement le groupe de ses rêves, EMBRYO, en 1969, alors qu'il surfe sur la vague du rock progressif qui émerge à une vitesse fulgurante. La formation initiale se compose de Burchard (batterie, chant), Ralph Fischer (basse, chant), Edgar Hofmann (saxophone, flûte, percussions) et John Kelly (guitare, chant). En plus de ces musiciens principaux, il y a aussi quatre musiciens invités qui jouent du violoncelle et des chœurs.
L'arrangement original du groupe n'a pas duré longtemps et n'a joué ensemble que sur ce premier album, OPAL, ce qui donne à l'album #1 un son global très unique dans le vaste canon de la production éclectique d'EMBRYO. Dès le début, EMBRYO s'est démarqué de la scène Krautrock grâce à sa vision musicale aiguisée, qui a déjà atteint la perfection, en proposant des compositions jazz-rock serrées avec des percussions africaines et de nombreux retours en arrière vers les représentations les plus kosmsiches de la scène psychédélique allemande. OPAL chevauche habilement la ligne entre les aspects psychédéliques du Krautrock de type Amon Duul II avec ce même groove de basse lourde que l'on entend sur leurs deux premiers albums "Phallus Dei" et "Yeti", tout en incorporant une livraison sérieusement féroce non seulement du jazz post-bop mais aussi des touches frénétiques de saxo plus avant-gardistes ("Glockenspiel") de ce qu'Ornette Coleman a créé tout au long des années 60. Les morceaux gardent un tempo assez chargé et puissant avec de beaux changements d'accords et une densité instrumentale supérieure à la moyenne de nombreux groupes de l'époque dans le monde du Krautrock.
Alors que la plupart des morceaux sont instrumentaux, il y a de brefs moments de chant (en anglais), comme sur le morceau d'ouverture, mais ils sont généralement semi-parlés dans une prose poétique dramatique plutôt que d'éclater dans un chant à part entière, mais des éclats de chant soulful se produisent ("You Don't Know What's Happening" par exemple). Inutile de dire que le chant n'est pas le point fort de l'album et qu'il laisse entrevoir un lien évident avec Can. Cependant, la musique elle-même est beaucoup plus dynamique et met l'accent sur un groove lourd et intense, avec de nombreuses touches jazzy et diverses influences ethniques, allant des percussions africaines aux touches plutôt moyen-orientales sur le dernier morceau, "People From Out The Space".

Alors qu'EMBRYO allait développer des albums encore plus sophistiqués et devenir l'un des groupes allemands les plus vénérés et les plus connus qui ont survécu à la majorité de leurs contemporains, ce premier album qui est plus enraciné dans la scène heavy psych des années 60 est un vrai régal car il n'y a pas de morceaux faibles mais plutôt une jam de jazz ethnique groovilisante après l'autre. Bien qu'il s'agisse des origines les plus négligées de la naissance d'EMBRYO, je trouve cet album tout à fait passionnant.
siLLy puPPy

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Message par alcat01 » jeu. 6 avr. 2023 18:45

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At Peace (1989)
En 1989, Jade Warrior a sorti "At Peace" publié sur le label Britannique Earthsounds. C'est peut-être le moins typique des albums de Jade Warrior à bien des égards.
ll est beaucoup plus silencieux, méditatif, et pourrait être classé comme musique 'ambiante' ou même 'new age'.
Les compositions et la performance ont été tout simplement créditées à Jade Warrior, cet album était apparemment un projet Field / Duhig sans aucun autre musicien.
Selon un rapport, cet album a été enregistré au studio de Tony Duhig, en seulement quatre jours.

A vous de vous faire votre propre opinion!...

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Message par alcat01 » ven. 7 avr. 2023 09:02

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Ssssh 1969
Quelques mois après la sortie de Stonedhenge, disque de blues-rock expérimental, Ten Years After enregistre un album plus terre à terre. Le groupe revient aux fondamentaux, délaisse les trips conceptuels et propose un blues-rock direct, puissant et ravageur.
Sorti en plein moins d’aout 1969, l’album a eu beaucoup de succès grâce aux retombées commerciales de Woodstock. Leur prestation n’a en effet pas laissé indifférents les quelques milliers d’américains Peace & Love rassemblés au cours du plus grand festival de l’histoire du rock. La carrière du groupe décolle alors nettement et les Britanniques jouissent enfin d’un rayonnement international.

Alvin Lee désirait un son live afin que Ssssh reflète la véritable identité des Ten Years After. En définitive, le son garage du disque n’est pas sa plus grande force, leurs deux premiers disques étant bien mieux produits. En revanche, la relative spontanéité affichée par le groupe constitue le principal atout de Ssssh. « On joue fort sans trop se poser de question », voilà l’état d’esprit qui semble habiter le groupe dès le premier titre « Bad Scene ». Un tempo trépidant, des guitares incendiaires, des riffs carrés, une voix qui déchire, voilà ce que nous proposent les Ten Years After. Certes, ce n’est ni très fin, ni très original, mais c’est bien fait. On retrouve la même fougue avec « Stoned Woman », un morceau de heavy rock rageur. Avec un son aussi lourd, les Ten Years After ne plaisantent pas et ils dynamitent la reprise de « Good Morning Little School Girl ». Il est difficile de reconnaître cette composition de Sonny Boy Williamson, tant Alvin Lee joue la carte du rock brut de décoffrage. La basse de Leo Lyons impose son rythme et défie la guitare acérée d’Alvin au cours de joutes très bien maîtrisées.
Mais, Alvin Lee interprète aussi des ballades plus sereines à l’image de l’intermède « Two Time Mama », du léger « I Don’t Know That You Don’t My Name » ou du plus ambitieux « If You should Love Me » illuminé par l’orgue de Chick Churchill. Le chant est alors davantage mis en avant et la section rythmique s’avère moins explosive. Mais, le groupe ne joue la carte de la douceur que pour mieux revenir en force sur la fin de l’album. Après « The Stomp », un titre dans une veine boogie, les Ten Years After mettent fin aux festivités avec un blues taillé dans le roc(k) intitulé « I Woke Up This Morning ».

A défaut d’être particulièrement brillant et original, Ssssh est un bon disque de blues-rock, assez agréable à écouter. Le groupe maîtrise son sujet mais ils se montreront davantage inspirés sur le fameux Cricklewood Green.
MANIAC BLUES

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Message par alcat01 » ven. 7 avr. 2023 09:03

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1667
1973 Queen
En 1971, c’est l’effervescence culturelle en Angleterre. La folle période de prospérité et de créativité des sixties a eu un impact fort sur le Rock qui a commencé sa mutation sous les doigts de Jimi Hendrix et de Jeff Beck. Les premiers géants du Hard Rock émergent (BLUE CHEER, BUDGIE, IRON BUTTERFLY, puis LED ZEPPELIN, DEEP PURPLE, BLACK SABBATH). C’est donc dans le Swinging London que se rencontrent d’abord Brian Harold May et Roger Meddows-Taylor, au sein de SMILE avec qui ils ont obtenu un premier contrat discographique qui s’est soldé par un échec ("Earth") mais qui permettait d’entrevoir le potentiel créatif et sonore des deux larrons.
Un jeune original, Farrokh Bulsara, qui se fait déjà appeler Freddie, baigne dans le milieu artistique et vient d’être diplômé du Ealing College. Il est souvent présent aux concerts de SMILE et il a déjà la conviction de pouvoir emmener la bande beaucoup plus loin. Lorsque le bassiste-chanteur Tim Staffell quitte SMILE, Freddie parvient à convaincre le batteur et le guitariste perplexes mais curieux de continuer la route ensemble. Il dessine le célèbre logo de cette nouvelle entité qu’il renomme QUEEN et les trois recrutent, après quelques déconvenues, un étudiant en électronique doublé d’un formidable bassiste : John Deacon.
Ces quatre-là commencent une aventure humaine et artistique sans équivalent dans l’Histoire de la musique contemporaine. Très vite, il est convenu qu’il n’y aurait pas de place pour la demi-mesure dans quelque domaine que ce soit, et le groupe va peaufiner son art jusque dans les moindres détails pendant quasiment trois ans.
Et c’est en 1973 que le groupe pose ses fondations. L’alchimie et l’identité si particulière de QUEEN est évidente dès les premières mesures de "Keep Yourself Alive", dont le single ne rencontrera hélas pas le succès. Les harmonies vocales travaillées, la guitare de Brian May qui tisse des textures sonores uniques, le "Sonic Volcano" (surnom donné à la section rythmique d’un batteur à la fois efficace, dynamique et volubile (Roger) et d’un bassiste au groove inné et au lyrisme mélodique qui se développera au fil des ans (John)), un vocaliste extravagant aux capacités vocales hors-normes : le puzzle est complet.
La qualité de ce premier opus est bluffante, eu égard au soin apporté à lustrer chaque joyau au cours des dernières années. L’album est parfaitement équilibré entre compos foncièrement Hard et tirant sur le Progressif (Brian May) et les structures plus éclatées et emphatiques de Freddie qui désormais se fait appeler Mercury (en référence aux paroles de "My Fairy King" : "Mother Mercury, look what they’ve done to me"). La jolie "Doin’ Alright", issue de l’époque SMILE, après une première partie calme en piano-voix, nous emmène sur des terres plus acoustiques et légères avant une déflagration de fuzz délivré par la Red Special (Cette guitare, unique a été fabriquée par Brian et son père avec des matériaux de récupération, notamment le manche, récupéré sur une vieille cheminée en chêne, d’où son surnom d’"Old Fireplace") de Brian May. Les chœurs grandiloquents nous ramènent à l’ambiance intimiste de départ. Une nouvelle démonstration de maîtrise que l’on retrouvera sur l’ensemble des compositions. Chacun peut y trouver son compte. Et si la dimension théâtrale de "Liar" ou de "Great King Rat" me met en extase, la guitare inventive de Brian May et ses expérimentations sonores qui ont pu faire croire à l’époque à l’utilisation de synthétiseurs (le groupe prendra un malin plaisir, jusqu’à "The Game" d’apposer sur ses albums la mention « No synthetisers ») met "Son And Daughter" sur orbite (Pour info, Brian May est étudiant en astrophysique et sur le point de compléter sa thèse à la création du groupe) et fait plaisir au hardos qui sommeille en moi. Roger Taylor nous propose sa première compo "Modern Times Rock'N'Roll" et nous montre dans un registre très speed qu’il est un chanteur rivalisant de virtuosité et d’aisance avec le frontman du groupe déjà bien extravagant qu’est Freddie. Parlons-en ! Le talent du jeune chanteur est encore embryonnaire et on est loin des sommets de chant qu’il proposera sur "News Of The World" ou "Innuendo". Cependant, sa palette est déjà très large mais toute en délicatesse, privilégiant les voix de tête aériennes aux envolées testostéronées qu’il affectionnera plus tard. Son lyrisme à fleur de peau illumine déjà chacune des compositions de ce premier album et ses capacités de performer ont déjà pu être remarquées sur scène.

Avec quatre compositeurs (John Deacon fera ses débuts de compositeur sur "Sheer Heart Attack" avec "Misfire", QUEEN manifeste des aptitudes étonnantes dans le paysage musical du début des seventies. Plus mélodique que ses collègues Hard Rock de l’époque (à l'instar d'un URIAH HEEP), ce premier album prometteur et autant apprécié que descendu par les critiques (augurant des rapports houleux qu’entretiendront les Britanniques tout au long de leur carrière à leur égard) est un bel espoir sur lequel le groupe définit les canons de son Hard/Pop/Prog baroque qu’il développera au cours des années suivantes.
JEFF KANJI

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Message par alcat01 » ven. 7 avr. 2023 10:22

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1668
Ringo Starr 1973 Ringo
Pour commencer, il faut tenir compte du fait qu'il s'agit du "premier" travail de Ringo en tant qu'artiste solo, ou du moins c'est ainsi qu'il le conçoit, puisque plus tard son sixième album s'appellera "Ringo the 4th", Ringo ne compte donc pas ses deux premiers albums dans son inconscient.
C'est le premier album "sérieux" de Ringo, car il revient au genre musical dans lequel il a brillé avec ses compagnons et laisse de côté les idées oldies qu'il avait dans son premier album, et laisse de côté (mais pas complètement) les countrys qu'il chantait dans son deuxième album.
Il faut dire que pour cet album, Ringo a eu "un peu d'aide" de ses amis, et oui, sur cet album apparaissent ses 3 amis des Beatles, Billy Preston, Nicky Hopkins, Jim Keltner, Klaus Voorman, entre autres.
Et Ringo, seul sur cet album, a composé plus de chansons que pendant toute sa période Beatle, il a composé un total de 4 chansons (1 en solo, et les 3 autres en compagnie de George Harrison, Vini Poncia).
Eh bien, il faut le dire, ce n'est pas un album parfait, objectivement il ne peut pas être considéré comme un chef-d'œuvre parmi les albums solo des Beatles, mais c'est un chef-d'œuvre selon les normes RINGO, puisque pour les critiques musicaux et pour beaucoup, Ringo n'atteindra plus jamais un tel niveau dans ses albums ultérieurs.
I'm The Greatest : Chanson composée par Lennon que l'on pensait être chantée par Ringo parce que personne ne serait fâché si Ringo disait "I'm the Greatest", je dois dire que les paroles sont assez intéressantes bien qu'elles soient très linéaires, le meilleur moment doit être quand Ringo crie "YES MY NAME IS BILLY YEARS" Je suppose que c'était un moment très spécial pour les Beatlemaniacs. Le piano est magnifique.
Have You Seen My Baby : Cette chanson composée par Randy Newman (qui apparaît dans les premières versions sous le nom de "Hold On") est un peu médiocre à mon avis, je ne comprends pas la raison pour laquelle elle figure sur la face A du LP, mais je suppose que c'est pour l'équilibrer, parce que si on l'envoie sur la face B et qu'on la remplace par une autre, la face B serait un peu faible. C'est un morceau médiocre (et médiocre ne veut pas dire mauvais).
Photograph : Coécrite avec Harrison, c'est le premier single de Ringo à atteindre le top 1 du Billboard HOT 100, je suis trop échaudé par cette chanson, mais je dois admettre qu'elle est belle, et les paroles sont très bonnes, la chanson a pris un sens plus transcendantal avec la mort de Harrison et Lennon.
Sunshine Life for Me (Sail Away Raymond) : chanson composée par Harrison, elle est assez amusante et agréable à écouter, et je ne suis pas vraiment un gars "country" (parce que oui, cette chanson a une touche country assez intéressante), j'aime beaucoup la ligne "If I could get away from this cloud over me, Seems to just follow me around" je pense que c'est assez intéressant.
Pour ce qui est des instrumentaux, écoutez attentivement le banjo et la mandoline, ils sonnent plutôt bien.
You're Sixteen : le deuxième et dernier single de Ringo à atteindre le top 1 du Billboard HOT 100, c'est une reprise qui a été publiée à l'origine en 1960 (il y a 13 ans) et je suppose qu'elle sonnait assez fraîche pour l'époque, et aujourd'hui, elle SONNE TOUJOURS TRÈS FRAÎCHE, oui, les paroles aujourd'hui seraient un peu annulables, si je ne me trompe pas Paul joue du Kazoo sur ce morceau et le fait assez bien. La face A de Ringo se termine, et se termine très bien avec cette superbe chanson.
Fait amusant : le clip de cette chanson met en scène Carrie Fisher (Princesse Leia pour les fans de Star Wars).
Oh My My : la chanson qui ouvre la face B de Ringo, coécrite avec l'un de ses principaux partenaires artistiques des années 70, Vini Poncia. Les paroles ne sont pas extraordinaires, mais la polyrythmie musicale qui se dégage de cette chanson est très intéressante.
Step Lightly : Composée entièrement par Ringo, c'est une chanson "bizarre", et je ne dis pas cela à cause des paroles, mais à cause de la base musicale sur laquelle elle repose, car à certains moments elle semble un peu sombre, mais ensuite elle veut aller vers des endroits heureux, et c'est intéressant. Le point culminant de la chanson est le moment où il dit : “Now don't be angry at what I'm telling you, I'd be happy if you would see it too, But in the meantime, Find yourself a love that's true to you”.
Une chanson très intéressante que je vous recommande d'écouter.
Six O’Clock : Nous arrivons à la chanson composée par Paul et Linda McCartney, c'est une ballade romantique très proche du style de celles que Paul faisait dans les Beatles, et c'est bien, parce que j'aurais toujours entendu Ringo chanter des chansons dans ce style dans les Beatles et il n'en a jamais eu l'occasion. Le jeu de piano de Paul sur la chanson sonne trop bien, de même que le synthétiseur. Et cette chanson, curieusement, correspond parfaitement à la voix de Ringo.
Devil Woman : Avant-dernière chanson de l'album, dernière collaboration entre Ringo et Vini Poncia sur cet album. A mon goût, c'est le point le plus faible de l'album, peut-être que s'il y a quelque chose que je peux sauver, c'est le solo de batterie (qui, je pense, est à la charge de Jim Keltner).
You and Me(Babe) : Clôture de l'album, clôture parfaite. Composée par Harrison et Mal Evans (le roadie des Beatles pendant leurs années de tournée et un grand ami à eux). C'est une très belle chanson, je ne sais pas comment la définir, j'ai l'impression que Ringo nous dit au revoir à tous d'une manière très affectueuse.
C'est peut-être la fin de son chef-d'œuvre, et il s'en rend compte, et il décide de remercier tous ceux qui ont contribué à ce disque, et c'est ce qui le rend génial.
"Well, it's the end of the night and I'd just like to say thank you to everyone involved
In this piece of plastic we're making.
Good, old Jim Keltner, Klaus Voorman, Nicky Hopkins, George Harrison and John
Lennon, Paul McCartney.
Richard Perry, who's producing this masterpiece, Bill Schnee, ever smiling, ever
loving, Vini Poncideo and all his other friends and everybody else who joined in and
helped us on this wonderful record.
So it's a big good night from your friends and mine, Ringo Starr."
NPGjungler

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Message par alcat01 » ven. 7 avr. 2023 12:45

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1669
Blue Murder (1989)
Pour certains, les attentes étaient élevées. Sur le papier, c'était du génie. Associer le légendaire batteur Carmine Appice à n'importe qui peut faire tourner les têtes, mais John Sykes, l'ex-Thin Lizzy et le génie de la guitare de Whitesnake ? On est d'accord. Ajoutez l'ex-chanteur de Black Sabbath, Ray Gillen, et Tony Franklin de The Firm à la basse, et vous obtenez un combo intéressant.
Deux mots bourdonnent dans le camp, et ce sont "blues" et "jams". Lorsque le groupe a commencé à jammer le blues, il s'est rendu compte que Ray Gillen n'avait pas grand chose à faire pendant les longues pauses instrumentales qu'il produisait. La décision est prise de couper Ray et de réduire le groupe à un power trio classique, avec Sykes au chant.
Le format trio était assez unique parmi les groupes de rock de la fin des années 80. (Ray s'est associé à un autre nouveau groupe de blues-rock, Jake E. Lee's Badlands).
Pour ajouter à la machine à hype derrière le nouveau groupe baptisé Blue Murder, le producteur Bob Rock est recruté. Après avoir produit des albums à succès pour Kingdom Come et The Cult, on suppose que Rock fera de même pour Blue Murder. Ils se sont rendus à Little Mountain Sound à Vancouver et ont enregistré l'album, le dédiant à Phil Lynott.

Malheureusement, après quelques écoutes, il est clair que malgré le battage médiatique et les grands noms, Blue Murder n'est pas le premier supergroupe qu'il aurait dû être. En effet, la formation a expiré après un seul disque.
Le chant de Sykes n'est pas le problème. Sa voix sur des chansons comme "Riot" et "Ptolemy" est plus qu'adéquate. La puissance et la portée ne sont pas un problème pour Sykes. Peut-être que son style de guitare unique était trop associé au méga-succès de Whitesnake 1987, car les connexions sonores sont évidentes. Trop de 'Snake, pas assez de Lizzy. Les chansons ne sont pas toutes mauvaises non plus, même si beaucoup d'entre elles pourraient être amputées de quelques minutes. Avec neuf chansons et 52 minutes, Blue Murder possède les frissons instrumentaux que Sykes voulait faire passer, mais au prix d'une dilution de l'impact avec des chansons rock sinueuses.
D'autres problèmes sont à mettre sur le compte de Bob Rock. Bien que Blue Murder ait valu au producteur une nomination aux Juno Awards en 1990, le son boueux est en effet très loin de ce que Rock peut faire. "Sex Child" en est un parfait exemple. Rock s'est efforcé de donner à Carmine un gros son de batterie, mais il y a aussi des claviers excessifs et des couches de voix qui occupent tous le même espace sonore. Cela lui enlève son groove. C'est une corvée de finir l'album en une seule fois, à cause de certains de ces problèmes.
Il y a trois points forts de l'album qui valent peut-être le coup pour les historiens du rock. Ce sont les singles "Valley of the Kings" et "Jelly Roll", et l'épique "Ptolemy". À 7:50, "Valley of the Kings" a dû être sévèrement édité pour un single/vidéo. Elle possède toutes les qualités du rock progressif dont on sait que ces gars sont capables, et qui n'est pas friand de paroles sur les pharaons et les pyramides ? Le mérite revient également à Tony Franklin, qui donne l'impression que la basse fretless est facile à jouer ! On n'entend pas assez de fretless dans le hard rock, et Franklin est l'un des meilleurs au monde. Point final.
Il est intéressant de noter que "Valley of the Kings" a été coécrite par Tony Martin, alors chanteur de Black Sabbath. Vous pouvez absolument entendre des parallèles avec l'album Headless Cross de Sabbath sorti la même année - un album qui contenait également une basse fretless grâce à Lawrence Cottle !
"Jelly Roll" était un clip, correspondant au créneau pour du bon rock acoustique estival. Au lieu d'opter pour une ballade, Blue Murder se dirige vers le bayou. Le slide délicat rappelle Whitesnake, mais malheureusement vers la fin, la chanson sombre dans le territoire typique de la ballade. On dirait deux chansons mélangées ensemble, mais je préfère la première partie.
Le dernier morceau est l'épopée progressive "Ptolemy". Malheureusement, les paroles n'ont pas grand-chose à voir avec le véritable mathématicien et astronome qui a vécu il y a près de 2000 ans. La chanson parle plutôt de pillage de tombe, sans rapport avec Ptolémée d'Alexandrie. C'est dommage car ils auraient pu écrire sur les études musicales de Ptolémée (Harmoniques), ou son influence sur le concept de l'univers d'une série de sphères qui créent la musique. Heureusement, les qualités musicales de la chanson nous permettent de passer outre les mots.
Il y a aussi des morceaux qui valent la peine d'être écoutés : notamment un titre appelé "Billy" qui est le plus Thin Lizzy de tous les morceaux. On pourrait imaginer, si Phil avait vécu, qu'il aurait pu enregistrer "Billy" pour un album Thin Lizzy du milieu des années 80. Malheureusement, la plupart des morceaux se trouvent sur le territoire de Whitesnake, en particulier la ballade "Out of Love" et le dernier morceau "Black-Hearted Woman" qui recycle des riffs de Whitesnake.

Dommage. Beaucoup de potentiel, mais soufflé dans la livraison.
mikeladano

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Message par alcat01 » ven. 7 avr. 2023 14:42

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1670
1976 : Octoberon
Ce devait être le deuxième album consécutif produit par l'Américain Elliot Mazer, mieux connu comme producteur de longue date de Neil Young ainsi que de Linda Ronstadt, Gordon Lightfoot et Janis Joplin, pour ne citer qu'eux. Mais Mazer était occupé à produire le premier album de l'acteur et pop-star David Soul. Après avoir fait quelques chœurs pour cet album, les membres de Barclay James Harvest sont retournés en Angleterre et se sont installés dans les Strawberry Studios pendant la plus grande partie du printemps et du début de l'été 1976, déterminés à produire eux-mêmes l'album. Comme on pouvait s'y attendre, le ton de la musique changea radicalement par rapport à l'album "Time Honoured Ghosts", fortement influencé par le country/folk-rock américain, pour revenir au genre de musique classique sur laquelle le groupe s'était fait les dents à ses débuts.

Pour la première fois depuis l'album "BJH and other Short Stories" de 1971, le groupe fait appel à un orchestre et à un arrangeur (en l'occurrence le regretté Ritchie Close), ainsi qu'à l'ingénieur du son David Rohl de Mandalaband. Close et BJH lui rendront la pareille en participant au projet de renaissance de Mandalaband "The Eye Of Wendor : Prophecies' quelques années plus tard, aux côtés d'anciens membres de 10cc et de Justin Hayward des Moody Blues.
Comme je l'ai dit, cet album ressemble beaucoup plus aux premiers albums de BJH qu'aux deux derniers. Les arrangements orchestraux et choraux abondent et les chansons sont un peu plus longues que celles du milieu des années soixante-dix, plus faciles à écouter à la radio. Il n'y a que sept titres sur l'édition originale en vinyle, bien qu'il s'agisse de l'un des plus longs albums studio du groupe.
Le morceau d'ouverture "The World Goes On" trouve le groupe en terrain connu avec un arrangement qui met l'accent sur les cordes orchestrales et le travail de guitare électrique distinctif de Lees dans une chanson qui aurait facilement pu figurer sur l'un de leurs premiers albums aux côtés des morceaux orchestraux luxuriants arrangés par Robert John Godfrey. "May Day" offre un peu plus de la même chose, mais introduit également de vastes passages choraux dirigés par Close et comprenant des contributions vocales des deux Rohl. Les passages choraux sont des interprétations de plusieurs standards folkloriques traditionnels superposés à l'étrange histoire de Lees d'une âme sans nom à la recherche de la " vérité " dans un monde de fanatiques partisans. C'est une belle pièce de BJH qui a peut-être été éclipsée par une autre œuvre encore plus étonnante, "Ra", écrite par Woolly Wolstenholme, qui capte l'attention de l'auditeur en mêlant un travail orchestral complexe aux incursions inimitables de Woolly au clavier.
"Rock 'n' Roll Star" aurait été inspiré par la chanson des Byrds "So You Want to be a Rock and Roll Star" et a un thème similaire, bien que le riff de guitare de Lees au milieu soit une reprise indubitable du succès n°1 des Eagles en 1975, "One of These Nights", et peut-être un vestige des expériences du groupe sur la côte ouest des États-Unis à l'époque où cette chanson était en tête des hit-parades. "Believe in Me" est une autre chanson de l'album qui semble avoir été inspirée par la musique pop de l'époque et ne correspond pas tout à fait au reste des chansons de l'album, bien que les claviers de Woolly, et en particulier le piano, ainsi que quelques cordes légères, parviennent à lui donner au moins un soupçon du son de BJH.
"Polk Street Rag" est une autre chanson plus rock sans accompagnement orchestral ou choral, peut-être destinée à un single et rappelant l'expérience du groupe à San Francisco puisque Polk Street est le quartier des prostituées et que la chanson parle de la prostitution. La chanson de fin "One Night" de "Time Honoured Ghosts" (une autre chanson de Lees) parlait également de prostitution, on peut donc se demander ce qu'il faisait de son temps libre lors de l'enregistrement de cet album au printemps 1975.
La dernière chanson, "Suicide ?", n'est pas l'une des plus reconnaissables pour les fans occasionnels de Barclay James Harvest, mais elle est souvent désignée comme le point fort de cet album par les critiques. J'ai tendance à être d'accord, même si le sujet est déprimant et qu'il n'est pas clair si la pauvre âme qui est en train de traire un cœur brisé a sauté ou a été poussée vers la mort. Le long passage final avec des bruits de pas et des chuchotements menant à la chute aurait probablement pu être condensé, mais étant donné l'époque à laquelle cet album a été enregistré, il est surprenant que le groupe ait pu le faire passer au label, car il y avait toutes sortes de séquences dramatiques dans la musique rock à l'époque grâce à des artistes comme Meat Loaf, Queen et même Kansas.

J'aime cet album. Les chansons sont facilement reconnaissables comme des compositions de Barclay James Harvest, à l'exception peut-être de "Rock 'n' Roll Star", et le groupe s'est très bien acquitté de sa tâche en le produisant lui-même. J'ai également aimé la direction qu'ils ont prise sur l'album précédent " Time Honoured Ghosts ", mais je me rends compte que cette approche orchestrale et riche en claviers correspondait davantage au niveau de confort du groupe et aux attentes des fans, et il faut donc en tenir compte.
C'est un album qui constitue un excellent complément à toute collection de rock progressif dans laquelle vous pourriez le trouver, et je vous suggère de le trouver dans la vôtre.
ClemofNazareth

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Message par alcat01 » ven. 7 avr. 2023 16:50

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1671
Embryo's Rache 1971
Il s'agit du deuxième album d'EMBRYO, enregistré en 1971, avec un line-up très différent de celui du premier album. Le seul nouveau membre qui a eu la plus grande influence sur le son et la direction qu'Embryo a pris pour cette musique est Hansi Fischer.
Vous reconnaissez ce nom ? C'était le flûtiste et membre principal de XHOL CARAVAN. Son album précédent était ELECTRIP de Xhol, datant de 1969. Et cet album était incroyablement psychédélique, ressemblant à s'y méprendre aux MOTHERS OF INVENTION de Frank Zappa vers 1968. XHOL s'est en quelque sorte effondré en 1971, et Hansi a rejoint Embryo pour faire de RACHE l'album le plus bizarre de tout le catalogue du groupe.
Pour ceux qui aiment vraiment ce groupe, les chansons de cet album sont pour la plupart disponibles sur l'album EMBRYO "BREMEN 1971" de Garden of Delight. Il s'agit d'une émission de radio, et les chansons de RACHE sont jouées comme des chansons jazz-rock. J'étais habitué à entendre ces chansons en live. Lorsque j'ai finalement trouvé une copie de RACHE et que je l'ai écouté pour la première fois, j'ai été stupéfait. Le mixage de EMBRYO's RACHE est tellement bizarre, comparé au mixage direct de la version radio des chansons. Sur RACHE, il est difficile d'entendre la batterie, ou le sax, les flûtes, les guitares, etc. qui jouent ces magnifiques chansons complexes, parce que le mixage a été déréglé. Au lieu d'entendre l'incroyable jeu de batterie de Burchard, vous pouvez entendre, à un moment donné, le cliquetis de CLAVES, horriblement fort. Puis, quelques secondes plus tard, l'orgue/moog est si fort qu'il brouille le reste du mixage. Quand on regarde qui a produit l'album, la raison est claire : produit par EMBRYO.
Et par cela, vous pouvez être sûr que cela signifie que HANSI et les autres ont trébuché à la table de mixage. Je dis cela parce que si vous écoutez ELECTRIP de XHOL juste après RACHE, le son est à peu près le même. Je pense qu'ils voulaient peut-être obtenir le son que l'on entend sur BITCHES BREW de MILES DAVIS. Bien sûr, ils y sont parvenus grâce à un travail d'édition et de collage minutieux, ce que je n'entends pas sur cet album.
En fait, cela ne gâche pas la musique. Si vous aimez le son trippant, c'est parfait. Ce que je veux dire, c'est que ce concept de "psychédélisme" peut sembler un peu banal, ou peut-être daté, pour un album de 1971. Naturellement, Hansi Fischer n'est pas resté avec EMBRYO. Après l'enregistrement de cet album, il est retourné à XHOL, et EMBRYO a continué, ajoutant et retirant des membres, avec le noyau de Burchard et Hoffmann qui est resté relativement intact au fil des ans.
Donc, si vous voulez entendre ce qu'est ce groupe lorsqu'il tente de sonner comme un fou, c'est l'album qu'il vous faut. Cependant, si vous êtes intéressé par les chansons, mais interprétées comme des chansons jazzrock légitimes, essayez de retrouver l'émission de radio Garden of Delights BREMEN 1971. Ne serait-ce que pour cette raison, l'album RACHE est d'une importance capitale, car il forme un pont entre le chef-d'œuvre jazzrock d'OPAL et la période incroyablement féconde qu'EMBRYO a connue en 1972, lorsqu'ils ont enregistré leurs 4 meilleurs albums - STEIG AUS, ROCKSESSION, Father Son and Holy Ghost, et WE KEEP ON.
W.T.Hoffman

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Message par alcat01 » ven. 7 avr. 2023 18:58

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1672
Breathing The Storm (1992)
En tant qu'album post new-age, Breathing The Storm représente la dernière partie de la carrière de Jade Warrior. En fait, celui-ci n'était pas un tournant, mais plutôt un "memory tribute" de leur carrière, proche de la fin de leur aventure musicale, et malheureusement aussi un triste hommage à la mémoire de Tony Duhig.
Avec Jon Field et deux autres musiciens, il ne s'agit pas d'une œuvre unique, surtout si l'on considère la construction musicale tiède des claviers qui l'accompagnent. Il s'agit d'une sorte de composition new-age plus complexe, la musique étant aussi définie que sur les anciens albums, tout en étant moins polyvalente et avec quelques styles épargnés, contrairement à leurs meilleurs efforts prog ! En outre, la musique est moins créative en comparaison avec des albums comme "Floating World". Néanmoins, malgré ces défauts, leur musique commence à retrouver l'esprit de l'époque du célèbre label Island : c'est une approche détendue, mais tout fan perspicace peut comprendre le nouvel esprit et l'humeur de ce line-up totalement différent.

Leur nouvel objectif est en fait d'atteindre la catharsis de leurs idées musicales précédentes, dans un corps unique et compact. En fait, leur ancienne réussite, une combinaison réussie de rock, de musique classique et de lignes mélodiques japonaises "enveloppantes", au moyen d'une atmosphère orientale, de percussions exotiques et d'une flûte douce, était très appréciée par leurs fans, mais restait de toute façon confinée dans une scène prog marginale et isolée.
Pour cette raison, les anciens albums ne méritaient pas l'attention nécessaire pour être récompensés et considérés comme les groupes les plus célèbres de la scène prog des années 70.
Le présent album et les suivants sont naturellement conditionnés par de telles preuves.
lor68

Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 26 févr. 2026 15:39, modifié 1 fois.

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Message par Algernon » sam. 8 avr. 2023 09:19

alcat01 a écrit :
ven. 9 sept. 2022 09:06
Ce matin...

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Stud est un groupe de Rock Anglais / Nord Irlandais du début des années 1970, qui comprenait deux anciens membres de Taste, le bassiste Charlie McCracken et le batteur John Wilson ainsi que le bassiste John Weider, ancien membre de Family et de Eric Burdon & the Animals, et du guitariste Jim Cregan ex Blossom Toes.
Le groupe a commencé en trio avec Cregan, McCracken et Wilson suite à la scission du Taste de Rory Gallagher le 31 Décembre 1970, puis il fut rejoint par l'ancien violoniste de la famille Weider en juin 1971.
Leur premier LP est sorti par Deram, mais n'a obtenu que peu de succès.

Le matériel est principalement du Rock Progressif avec beaucoup d'éléments jazzy et un style jam band. Quelques influences psychédéliques mineures peuvent également être entendues, mais ce n'est pas un disque de Rock Psychédélique.
Les deux longues pistes "Horizon" qui est une chanson de Rock Progressif vraiment bonne et variée et "1112235" (malgré un sacro-saint long solo de batterie) en sont les points forts.

La musique est assez intéressante, oscillant entre des pièces d'inspiration Folk-Rock et de longues improvisations jazzy, parfois assez aventureuses. Les musiciens font preuve d'un haut niveau d'habileté et d'imagination et le résultat global est souvent assez surprenant.

C'est un album qui comprend de nombreux styles différents. Certains morceaux sont un peu intangibles et abstraits, un peu comme King Crimson et Yes, mais malheureusement pas aussi bons.

Cet album est loin d'être un chef-d'œuvre, mais il s'écoute sans problème.
L'album est indisponible depuis des lustres et le LP original est un objet de collection très recherché.

Ça s'écoute, les mecs se défendaient. Des structures de morceaux pas dégueulasses, ici et là, et c'est vrai que ça jammait quand même pas mal.

Je ne suis pas trop vieux pour ces conneries.

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Message par alcat01 » sam. 8 avr. 2023 09:21

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1673
Cricklewood Green 1970
Au moment où Cricklewood Green est apparu, Ten Years After avait déjà trois albums époustouflants qui définissaient qui ils étaient, ce dont ils étaient capables, et ils ont ensuite accéléré avec des rythmes entraînants, des chansons basées sur le blues, quelques astuces de studio et quelques solos qui ont placé Cricklewood Green au sommet de la pile, montrant que tout ce que le groupe avait fait auparavant ne menait qu'à ce moment dans le temps.

Presque toutes les chansons de cet album s'épanouissent grâce à leurs efforts, alors que Ten Years After semblait créer un album composé de singles qui convenaient parfaitement au nouveau format des radios FM progressives. L'album contient notamment le fulgurant et déroutant " 50,000 Miles Beneath My Brain ", une chanson monstrueuse, fluide, se transformant en un jam soutenu et formidable que personne sur la planète à l'époque ne voulait voir durer deux minutes de plus, une chanson destinée à devenir la norme à laquelle tout le rock basé sur le blues serait mesuré, et qui redéfinirait le futur son de Ten Years After.
Je me rends compte qu'il peut sembler étrange de penser à la richesse du tissu lyrique qui est tissé tout au long de cet album, en particulier avec l'accent mis sur ces licks de guitare implacables ... pourtant, même contre l'instrumentation palpable, il y a une tapisserie de paroles qui se déploie une fois que vous avez dépassé la musique, et oui, cela peut prendre un peu de temps, où Lee parle presque spirituellement de se détourner des richesses de ce monde, de la liberté, de l'amour, et de ce qui est réellement responsable du bonheur.

En ce qui concerne l'enregistrement et la fabrication du disque, il y avait ici une certaine magie qui manque à tous les remasters et disques compacts, ce qui signifie que si vous voulez entendre la qualité sonore la plus parfaite, vous devrez vous procurer un pressage historique datant de 1970, où le pressage britannique en particulier avait un médium presque enivrant qui n'a jamais été reproduit, et je doute sincèrement que le cosmos s'aligne à nouveau, où nous sommes presque amenés dans l'espace d'enregistrement grâce à l'équipement analogique tubé qui a été utilisé, un équipement analogique qui était vintage lorsqu'il a été utilisé en 1970, un équipement vintage connu pour la pureté de son son.
Je me souviens avoir entendu cet album pour la première fois, et j'ai été emporté par la présence et l'immédiateté du mixage, l'étendue du gros son, les attaques claires et nettes et une transparence qui donne aux auditeurs la clé pour déverrouiller une porte qui s'ouvre sur un champ sonore accueillant où il y a vraiment de l'air et de l'espace autour de tous les instruments et des notes qu'ils jouent, tandis que les accords ont reçu une place pour vivre et briller tout seuls.

Et dire que, malgré les bruits de surface, certaines personnes se demandent encore pourquoi les premiers pressages de vinyles anciens sont si prisés.

faits amusants : En ce qui concerne le titre de l'album, Cricklewood est un quartier de Londres, en Angleterre, qui s'étend sur les frontières de trois arrondissements londoniens : Barnet à l'est, Brent à l'ouest et Camden au sud-est. Cricklewood Green est un espace ouvert, un parc public où l'on peut profiter de la nature.
streetmouse

Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 26 févr. 2026 15:39, modifié 1 fois.

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Message par alcat01 » sam. 8 avr. 2023 09:23

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1674
1974 Queen II
Fort d’un premier opus qui aura eu le mérite de les faire remarquer par la critique musicale, QUEEN poursuit ses expérimentations au studio TRIDENT qu’il commence à connaître mieux que personne. Le contexte est quelque peu différent de celui de la sortie de "Queen", constitué de titres composés et peaufinés sur une période de deux ans au gré des expérimentations studios. Si certains morceaux sont déjà ébauchés durant cette période ("Ogre Battle", "Seven Seas Of Rhye" ainsi que la face B "See What A Fool I've Been" composée à l'époque de SMILE) les compositions de ce deuxième opus seront fatalement plus spontanées et reflèteront davantage les ambitions artistiques de QUEEN en ce début 1974.
Brian May s’est fait fabriquer par son pote John Deacon un ampli tout à fait particulier le "Deacy Amp" qui lui permet de pousser encore plus loin les expérimentations sonores entrevues sur le premier opus et d’apposer malicieusement la mention "Nobody played synthesizer… again" sur la pochette de cet album en clair-obscur. Les cuivres et l’harmonium que vous pensez entendre sur "Procession" sortent de la Red Special du grand frisé ! Il va nous ravir avec ses textures sonores uniques tout au long de la galette. Cloches et grandes orgues sur "Father To Son", violons sur "White Queen (As It Began)", sifflets et accordéons sur "The Fairy Feller’s Master-Stroke", c’est le festival ! Toujours là pour servir les compositions et sachant se taire le temps d’un "Nevermore" romantique rehaussé de chœurs, elle laisse la place à la guitare acoustique sur "The Loser In The End" ou "Funny How Love Is" accompagné dans cette tâche par John Deacon. C’est sans doute l’album le plus Hard de la discographie de QUEEN et incontestablement un album pour guitaristes. C’est d’ailleurs à ce jour l’album préféré de Brian May.
Mais le résumer à cela serait un crime de lèse-majesté ; car si la guitare nous régale en expérimentations sonores, sections harmonisées et soli Hard tonitruants, la grandiloquence est de mise à tous les étages et on peut entrevoir ici tous les atours qui rendent QUEEN si particulier. Le travail sur les voix est effarant, entre harmonies vocales et effets théâtraux ou chœurs à l’ampleur impensable dans le Rock à cette époque. Personne n’a ensuite surpassé ce degré de travail et d’expression vocale à part QUEEN lui-même. Roger Taylor nous régale de parties de batterie inventives et extrêmement variées que la production du disque ne permet pas toujours d'apprécier, mais il suffit d’écouter "The Loser In The End" ou encore "Seven Seas Of Rhye" pour avoir une bonne idée du travail du bonhomme. Tous ont fort à faire et John Deacon nous régale avec son jeu mélodique ("Some Day One Day", "The Fairy Feller’s Master Stroke") apportant lui aussi sa contribution à l'identité du groupe. Organisé comme un diptyque respectant les codes du vinyle, (side white/side black), "Queen II" s’appuie sur les magnifiques clichés de Mick Rock qui ont fait passer la pochette de ce disque à la postérité (surtout celle en noir que le groupe réutilisera pour le clip de "Bohemian Rhapsody")...
Le groupe aurait dans un premier temps hésité devant ces clichés, les trouvant incroyablement prétentieux. Mick Rock les aura convaincus en argumentant que si eux ne l'étaient pas leur musique l'était.

La face blanche, présentant QUEEN et particulièrement Freddie Mercury, au milieu des drapés et des fourrures, accentue cette imagerie angélique qui fait d’emblée rentrer les Anglais au panthéon du Glam. Composée majoritairement par Brian May ("The Loser In The End" est signée Roger Taylor), elle s’ouvre sur "Procession", l’une des intro d’albums les plus réussies que j’ai jamais écoutées. La tension et la couleur mortuaire de celle-ci nous fait rentrer dans l’univers du guitariste avec ces sonorités particulières et ces sections de guitare qui se répondent les unes les autres. Là encore, QUEEN a optimisé les possibilités de la stéréo pour donner du relief à sa musique. "Father To Son", première chanson et premier classique de l’album dévoile un QUEEN Hard et grandiose, les premiers mots de Freddie Mercury ("A word in your ear, from Father to Son") permettant de constater que ce dernier a pris du coffre. S’il utilise toujours beaucoup le falsetto précieux et théâtral qu’il affectionne tant, il montre assez de puissance et de dramaturgie pour porter la tension de "White Queen (As It Began)" à son paroxysme. Ce morceau en clair-obscur, articulé autour d’un motif acoustique que les arpèges lugubres de Brian May viennent ensuite développer avant que le refrain, martelé par la guitare et la batterie, ne soit éclairé par l’aura Mercuryenne, est la plus belle réussite de cette face blanche. Sa thématique onirique rapprochant un peu plus QUEEN des groupes de Rock Progressif qui ont le vent en poupe en ce milieu des seventies. Et la musique de QUEEN l’est toujours, tant par le choix des contrastes (parfois au sein d’un même morceau) que par la variété des registres utilisés. Et si "Some Day One Day", où Brian prend le micro, est un peu moins forte que ses consœurs (il en est de même pour "The Loser In The End" chantée par Roger Taylor), elle apporte une coupure au milieu de ce déluge d’effets spéciaux et de riffs parfois presque Sabbathiens ("Father To Son"). Le feeling Rock'N'Roll de Roger Taylor et la sensibilité Pop de Brian May s’affirment dans les morceaux précités, et l’avenir verra ces composantes se développer avec plus de bonheur.
La face noire est un chef d’œuvre à elle toute seule ! Enfin presque car j’ai toujours eu un peu de mal avec "Funny How Love Is". Ce morceau n’est pas spécialement mauvais, mais il succède à un enchaînement de quatre morceaux parfaits ! Cette fresque baroque, entièrement composée par Freddie Mercury, assoit la prééminence de l’impétueux chanteur dont le talent explose ici littéralement. Il était déjà auteur de petites merveilles sur le premier opus ("My Fairy King" entre autres), mais ici ses penchants pour une musique progressive, grandiloquente, éclatée mais parfaitement maîtrisée se traduisent sur "Ogre Battle" sur lequel son chant se fait hargneux et où il hurle tel un possédé au milieu d’un déluge de guitares pyrotechniques ou encore sur "The March Of The Black Queen" qui préfigure à bien des égards "Bohemian Rhapsody" avec ses multiples contrastes, changements de rythme et chœurs omniprésents. Le piano a une très grande importance dans l’élaboration du son QUEEN à cette époque. Le jeu très expressif et romantique du chanteur insuffle âme et intention aux morceaux. L’introduction de "The March O The Black Queen" donne parfaitement le ton et l’ambiance y est sombre, presque gothique. Jamais QUEEN ne sonnera plus noir que sur cette pièce. Mais elle perdrait de son impact si elle n’était pas contrebalancée par un "Nevermore" touchant et porté à bouts de bras par le chanteur. Le lyrisme qu’il insuffle à ce morceau est assez proche de ce qu’il proposera sur "Lily Of The Valley" ou "Is This The World We Created?". Et comme toutes les chansons plus ou moins autobiographiques du chanteur ("Love Of My Life" en tête), l’émotion, bien que volontairement surjouée, est palpable à chaque note et chaque respiration. Mais j’ai encore plus d’affection pour la délirante "The Fairy Feller’s Master-Stroke" où le groupe part complètement en vrille dans un style vaudeville cher à Freddie. Ce morceau, baroque voire rococo jusqu’au bout des ongles, déborde de virtuosité et il est sans doute l’autre morceau qui se démarque sur cet album. Freddie Mercury a bien réussi son coup de maître et on ne peut s’empêcher de déceler une pointe de malice dans le titre de ce morceau,Master stroke signifiant coup de maître en français. "Seven Seas Of Rhye", le single, qui accroche l’oreille d’entrée, vient synthétiser l’album et tout y est condensé en un peu moins de trois minutes. Dès le début du processus de composition, il était primordial pour le groupe de travailler sur ce titre efficace avec l’objectif d’en faire un single accrocheur et ne pas connaître la déconvenue de "Keep Yourself Alive" peut-être trop exigeante pour l’auditeur à cause de sa longue intro de guitare. L’album se termine sur un chant de marins (bourrés) nous faisant prendre conscience qu’on est parti très loin en écoutant cet album.

"Queen II" est sans conteste l’album le plus Dark des Anglais mais également l’un des plus complexes. Cela le rendra peut-être moins accessible à ceux qui sont sensibles à la facette plus Pop du groupe. Pour les amateurs de Hard/Heavy en revanche, c’est la fête, si vous arrivez à vous accommoder du foisonnement de sons et d’ambiances inattendus qui jalonnent l’album.
Un premier sommet artistique pour QUEEN et un véritable terreau contenant les graines des plus belles œuvres du groupe. Sur son premier album, QUEEN se montrait déjà atypique dans le paysage musical. Avec ce deuxième opus, leur "Sgt. Pepper", ils dévoilent plus clairement leur potentiel artistique.
JEFF KANJI

Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 26 févr. 2026 15:40, modifié 1 fois.

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Message par alcat01 » sam. 8 avr. 2023 09:25

Algernon a écrit :
sam. 8 avr. 2023 09:19
alcat01 a écrit :
ven. 9 sept. 2022 09:06
Ce matin...

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Stud est un groupe de Rock Anglais / Nord Irlandais du début des années 1970, qui comprenait deux anciens membres de Taste, le bassiste Charlie McCracken et le batteur John Wilson ainsi que le bassiste John Weider, ancien membre de Family et de Eric Burdon & the Animals, et du guitariste Jim Cregan ex Blossom Toes.
Le groupe a commencé en trio avec Cregan, McCracken et Wilson suite à la scission du Taste de Rory Gallagher le 31 Décembre 1970, puis il fut rejoint par l'ancien violoniste de la famille Weider en juin 1971.
Leur premier LP est sorti par Deram, mais n'a obtenu que peu de succès.

Le matériel est principalement du Rock Progressif avec beaucoup d'éléments jazzy et un style jam band. Quelques influences psychédéliques mineures peuvent également être entendues, mais ce n'est pas un disque de Rock Psychédélique.
Les deux longues pistes "Horizon" qui est une chanson de Rock Progressif vraiment bonne et variée et "1112235" (malgré un sacro-saint long solo de batterie) en sont les points forts.

La musique est assez intéressante, oscillant entre des pièces d'inspiration Folk-Rock et de longues improvisations jazzy, parfois assez aventureuses. Les musiciens font preuve d'un haut niveau d'habileté et d'imagination et le résultat global est souvent assez surprenant.

C'est un album qui comprend de nombreux styles différents. Certains morceaux sont un peu intangibles et abstraits, un peu comme King Crimson et Yes, mais malheureusement pas aussi bons.

Cet album est loin d'être un chef-d'œuvre, mais il s'écoute sans problème.
L'album est indisponible depuis des lustres et le LP original est un objet de collection très recherché.

Ça s'écoute, les mecs se défendaient. Des structures de morceaux pas dégueulasses, ici et là, et c'est vrai que ça jammait quand même pas mal.

C'est même loin d'être dégueulasse! :hello:

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Message par alcat01 » sam. 8 avr. 2023 10:47

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1675
4 Non Blondes - Bigger, Better, Faster, More! (1992)
Les 90’s dans leur globalité (c’est-à-dire, du 1er janvier 1990 au 31 décembre 1999) sont désormais reconnues pour avoir été l’âge d’or des one-hit/two-hits wonders et des boys/girls-bands. 90’s ? One-hit wonder ? Bingo !! Avec 4 NON BLONDES, on est en plein dedans. Il faut dire que le public se souvient de ce groupe pour le tube « What’s Up » qui a fait un carton mondial en 1993. Le groupe a, par ailleurs, une durée éphémère et sorti un seul et unique album, ce qui a renforcé ce statut de one-hit wonder qui colle aux 4 NON BLONDES. Toutefois, qu’on ne s’y trompe pas: être un one-hit wonder n’est pas un critère pour juger la qualité musicale de tel ou tel artiste. L’Histoire de l’industrie musicale démontre qu’il y a eu des tas de one-hit wonders (ou two-hits wonders) qui ont proposé de la musique de qualité.

Pour les 4 NON BLONDES, tout a commencé en 1989 à San Francisco lorsque la chanteuse/guitariste Linda Perry, la bassiste Christa Hillhouse, la guitariste Shaunna Hall et la batteuse Wanda Day se sont réunies pour monter leur groupe. Rapidement, Shaunna Hall et Wanda Day ont quitté le groupe, puis ont été remplacées par Roger Rocha à la guitare et Dawn Richardson à la batterie. Une fois que le line-up a été stabilisé, 4 NON BLONDES signe chez Interscope, puis commence l’enregistrement de son premier album en 1991. C’est en octobre 1992 que le fruit de leur labeur voit le jour. L’album en question a pour titre Bigger, Better, Faster, More!

Comme tout le monde le sait, les 4 NON BLONDES sont liées au tube planétaire « What’s Up » qui fut un immense carton en 1993 avec son refrain ultra-simple et répétitif (« and I say Hey, yeah, yeah, hey, yeah, yeah/I say hey/What’s going on »). Cette ballade Folk aux légers accents bluesy est devenue intemporelle par la force des choses, mais force est de constater que Linda Perry au chant s’y montre impériale, hors-normes en faisant admirer sa capacité à varier ses intonations vocales, ainsi que sa diction juste. Seul bémol: les paroles du refrain sont trop téléphonées, trop minimalistes. D’ailleurs, cela a souvent été reproché aux 4 NON BLONDES par la suite. Qui plus est, si cette chanson a été couronnée de succès, il y a eu le revers de la médaille peu de temps après: 2 versions dance ont été faites par un DJ italien nommé DJ Miko et un groupe allemand répondant au nom de Minnesota et il est préférable de ne surtout pas les écouter.

Ceci étant dit, il serait injuste de résumer l’unique album des 4 NON BLONDES à « What’s Up ». Celui-ci est en effet varié à souhait, la chanteuse Linda Perry tirant les compos (et le groupe, par la même occasion, ou vice-versa) vers le haut. A ce sujet, l’occasion est belle de dissiper un certain malentendu concernant les 4 NON BLONDES: ce quartette a été étiqueté Rock Alternatif. Or cela définit vraiment mal leur album Bigger, Better, Faster, More! (en passant, il serait bon de se mettre d’accord sur la définition exacte du Rock Alternatif qui, à la réflexion, est un terme fourre-tout, assez vague) car, en l’écoutant, on a la sensation d’entendre du Rock US qui colle complètement avec tout ce qui tourne autour du Classic-Rock, les fantômes des 60’s et des 70’s surgissant à la première occasion. Et dès qu’il s’agit de balancer des morceaux Rock efficaces, les 4 NON BLONDES savent y faire: il suffit d’écouter « Train », une très belle réussite Blues-Rock qui voit guitares acoustiques et électriques s’entrelacer, ainsi qu’un harmonica virevoltant très présent et une rythmique alerte, la voix puissante et intense de Linda Perry étant la cerise sur le gâteau pour achever les derniers sceptiques. Ou encore le remuant et exubérant »Old Mr. Heffer », à mi-chemin entre Rockabilly 50’s, Big-Rock à la VAN HALEN et le « Radar Love » de GOLDEN EARRING, qui pourrait remporter la palme du titre le plus bandant du disque. « Calling All The People », à cheval entre Heartland-Rock et Hard Rock, est porté par un groove contagieux, infernal, notamment sur le refrain qui fait taper du pied et grâce à sa basse slappée. C’est typiquement le genre de titres qui cartonnait (au sens propre comme au sens figuré) entre 1988 et 1992, voire 1993. Et puisqu’on parlait de groove, d’influences Heartland-Rock, voire Hard Rock, « Superfly » en est fort bien pourvu, même s’il est davantage orienté Funk-Rock avec ses guitares épicées, juteuses et sa basse sautillante, extravertie. Le mid-tempo électrique « Morphine & Chocolate », lent et rampant, voit Linda Perry y aller d’une voix déchirante, éraillée par instants, contribuant à maintenir sous tension l’auditeur. « No Place Like Home » est peut-être le titre le plus dans l’air du temps (1992/93) de l’album puisque se côtoient dans le même shaker Funk Rock, Grunge (sur le refrain nerveux) et, à petite dose, Hard Rock US, ce qui en fait une trouvaille fort intéressante, d’autant que l’ensemble est renforcé par un petit pont psychédélique juste avant le solo de gratte bluesy, ainsi qu’une basse vrombissante, exubérante. Là où les 4 NON BLONDES surprennent le plus agréablement, c’est avec « Pleasantly Blue », un pur Blues avec alternance de guitares acoustiques et électriques qui est tellement enivrant qu’on se laisse volontiers séduire tant par le chant de Linda Perry que par les textures de guitares.

Plusieurs ballades figurent également au menu, outre « What’s Up ». On retiendra surtout « Spaceman », une ballade rétro et assez aérée qui fleure bon l’Amérique profonde et qui se révèle sobre, sans fioriture avec ses arômes délicieusement Folk et bluesy, voire Heartland Rock. Il est juste dommage qu’elle n’ait pas connu le même destin que « What’s Up ». En revanche, on peut parler de remplissage en ce qui concerne « Dear Mr. President », trop proche, justement, de « What’s Up » avec ses « Ya ya ya yaya » et ses « Yeah, yeah », au point de donner l’impression de faire double emploi, même si les guitares se font plus rudes à mi-parcours, ce qui est la seule différence notoire. Quand à « Drifting », c’est une ballade Folk dominée par les guitares sèches avec des violons en arrière-plan sur le refrain, ce qui peut agacer. En tous les cas, ce n’est pas un titre marquant et le terme remplissage, là encore, n’est pas galvaudé.

On peut le voir, cet unique album des 4 NON BLONDES vaut vraiment le détour, même si ce n’est pas le disque de la décennie. On passe un bon moment en l’écoutant et il ne faut pas s’arrêter à l’étiquette qui lui a été attribuée car elle induit en erreur. D’ailleurs, ce disque ne colle pas vraiment avec la tendance en vogue dans les 90’s qui consistait à remplir les albums jusqu’à la nausée puisque sa durée est de 41 minutes, le remplissage est limité (seuls « Dear Mr. President » et « Drifting » font office de maillon faible). Bigger, Better, Faster, More! est typique de ces bons disques de Rock US qui sortaient entre 1988 et 1992 et, au fond, on peut trouver dommage que des titres tels que « Train » et « Pleasantly Blue », par exemple, n’aient pas été choisis en tant que singles. Le temps était compté pour les 4 NON BLONDES qui allaient, par la suite, sortir un live (Hello Mr. President (Live In Italy) en 1993), puis offrir 2 titres pour des B.O de films (« Mary’s House » pour Wayne’s World 2″ en 1993, puis une cover de VAN HALEN, « I’m The One » pour « Airheads » en 1994) avant de mettre la clé sous la porte, Linda Perry allant par la suite se lancer dans une carrière solo. 4 NON BLONDES aura été une comète dans l’Histoire du Rock américain, mais est resté dans les mémoires et si vous aimez les duels entre guitares acoustiques et électriques, leur unique album devrait vous plaire.
Trendkill

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Message par Punker paname » sam. 8 avr. 2023 11:50

Moi aussi j'adore ce Lp , elle n'ont cependant pas toutes arrêté la musique puisque Linda Perry à fondé deux labels sur lesquels elle à produit et sorti de très bons musiciens et groupes,
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Message par alcat01 » sam. 8 avr. 2023 13:02

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1676
Frijid Pink 1970
Dès le milieu des sixties, Detroit allait s’imposer dans le domaine de l’Heavy Rock. Si une escouade de groupes Garage avait tracé de profonds sillons, MC5, Mitch RYDER & The Detroit Wheels, GRAND FUNK RAILROAD, The STOOGES, les AMBOYS DUKE de Ted NUGENT ou CACTUS allaient contribuer à placer en gros le nom de la Motor City sur la mappemonde du Rock. Bien évidemment les performances de ces groupes légendaires créeront une forte émulsion d’où jailliront de nombreux seconds couteaux parmi lesquels figure en bonne place FRIJID PINK.

Au milieu des années soixante, Rich Stevers, fils rebelle d’un officier de police et batteur à ses heures perdues, monte un groupe avec des potes tous issus de la Melvindale High School à Allen Park dans la banlieue de Detroit. Le groupe tourne dans le circuit des facs sous le nom de Detroit Vibrations. Jusqu’ici rien de spécial, il s’agit d’un groupe de reprises comme on en entend un peu partout. Suite à de multiples changements de personnel, le groupe se stabilise autour du furieux Rich Stevers, du bassiste Tom Harris, de Gary Thomson (guitare) et du chanteur Tom Beaudry (aka Kelly Green) et devient l’un des groupes attitrés du Chatter Box, un club de Garden City où les teenagers et les jeunes ouvriers des chaines de montage viennent se défouler et prendre du bon temps. C’est là que Rich et ses potes sont repérés par Robin Seymour, un DJ local qui a ses entrées et venues à Swinging Time, émission télé qui va leur donner un bon coup de pouce.
Le groupe change de nom et se transforme en Frijid Pink, plus fun, écume les scènes du Michigan et du Midwest, tourne dans le giron des Amboy Dukes ; les racines R&B de Stevers et d’Harris leur permettent également de se produire en première partie des FOUR TOPS, des Contours et des Falcons. Si Thompson et Kelly Green sont plutôt adeptes d’un répertoire orienté entre Heavy et Rock Psy, le travail de compo de Green leur permet de franchir un palier. Le groupe enregistre dans les studios Pionneers sous la houlette de Mike Valvano, un ancien grouillot de la Motown, plusieurs titres faisant office de démos. Les morceaux atterrissent sur le bureau de Walt McGuire, l’un des manitous de London Records, le gars à l’origine de l’éclosion des MOODY BLUES, des STONES ou de Roy ORBISON, qui décide aussitôt de publier trois singles. Suite à l’inattendu succès de "House Of The Rising Sun" en version Heavy Rock qui se classe dans le Top Ten, Mc Guire décide de battre le fer pendant qu’il est chaud et édite un éponyme de neuf titres.

Derrière cette pochette rose flashy en droite ligne avec le nom du groupe, se cache un design de Victor Kahn, l’homme auquel on doit les visuels de "Let It Bleed" des STONES ou le "Fiends & Angels" de Martha VELEZ. Thompson et Beaudry (alias Kelly Green) demeurent les principaux pourvoyeurs du groupe avec pas moins de sept compos. En guise d’ouverture, "God Gave Me You" propose une balade accrocheuse avec un soupçon de Psy, le chant monte crescendo et la guitare semble témoigner qu’elle aime bien en découdre. Si le single n’a connu à sa sortie aucun succès, le titre s’écoute aujourd’hui agréablement. Changement de décor avec "Cryin’ Shame", la guitare fuzz monte d’un cran, le timbre tire dans les aigus tandis que le tempo s’oriente entre SAVOY BROWN et VANILLA FUDGE. Autre bel exemple de Hard tendance Psy avec "End Of The Line" avec un petit solo de batterie au ¾ du morceau qui vient couvrir un déluge de notes de guitare. Le guitariste et le batteur aiment assurément cogner fort et faire du bruit. Si vous êtes amateur de baguettes "I Want To Be Your Lover", un solide et long Blues Rock, plus Rock que Blues devrait vous combler, Stevers se livrant à un bon et gros solo des familles pour un titre s’orientant vers le répertoire de SPIRIT, ATLEE ou BLUE CHEER. FRIJID PINK prouve qu’il peut aussi se départir de cette coloration Heavy Blues Rock Psy comme en atteste "I’m On My Way", un Boogie Rock bourré de slide, à la frontière du Rock n Roll en droite ligne avec les anglais FOGHAT.
Les influences noires d’Harris et Stevers sont clairement palpables sur "Drivin’ Blues", un Blues Rock avec une brève intro d’harmonica et une gratte débridée et complètement distordue, qui pourrait s’inscrire dans un disque de TEN YEARS AFTER, Gary MOORE ou GOV’T MULE. Mais le jeune groupe sait aussi tempérer son ardeur, preuve en est avec "Boozin’ Blues", un long Blues qui vient conclure l’album avec une élégance et une douceur qu’on ne retrouve pas sur les autres pistes. C’est bien simple, si on reconnait le chant parfois strident de Beaudry, on croirait que le morceau est interprété par une troupe de vétérans et non des débutants tout juste sortis de l’adolescence. Thompson nous démontre tout son savoir faire dans le domaine de la guitare fuzz avec "Tell Me Why", un Heavy Rock dans lequel les empreintes Psy fourmillent dans un univers proche du MC 5. Un titre plein de distorsions et de fureur.
A tout seigneur tout honneur, terminons ce tour d’horizon avec "The House Of The Rising Sun", célèbre Folk dont la paternité demeure plus qu’incertaine. Enregistrée pour la première fois en 1933 par le duo Clarence Ashley/ Gwen Foster, cet air traditionnel aura fait les beaux jours de nombreux artistes issus du Folk (Almanach Singers, Pete SEEGER, Joan BAEZ ou Bob DYLAN) avant que les ANIMALS ne l’installent durant l’été 64 sur la première marche des hits parades mondiaux dans une version R&B particulièrement groovy. A l’orée des années 70, la chanson fait toujours l’objet d’un grand nombre de reprises. L’interprétation de FRIJID PINK en mode Heavy Rock se démarque du lot et se vendra à plus d’un million d’exemplaires, accédant à la 4ème place des charts anglais et au 7ème rang du Billboard américain. Pas mal pour un titre gravé en une seule prise destiné au départ à servir de bouche trou. Les grincheux pourront trouver à redire, prétextant que les allemands d’Electric Food avaient gravé quelques semaines avant une version Hard qui ne connaitra strictement aucun succès. Il n’empêche pas moins que la guitare fuzz de Thompson contribuera à assoir la notoriété du groupe.

Classé en janvier 70 à la 11ème place du Hot 100 des albums, cet éponyme reste aujourd’hui recherché de certains collectionneurs et amateurs de Rock Psy tendance Heavy Blues. Edité à l’origine par Parrot Records, sous-marque de London Records, le disque sera distribué en Europe par Deram. Le label Répertoire a réédité en 1991 sous format CD le vinyle avec deux titres bonus. Si certains sites rangent ce disque dans le rayon du Hard Rock ou de l’Heavy Blues, les diverses influences du groupe (LED ZEPPELIN, CACTUS, SAVOY BROWN, VANILLA FUDGE) et un répertoire personnel nous incite à le déposer dans l’étagère du Rock Psy. Un disque qui vaut essentiellement par le son de sa guitare fuzz.
LE KINGBEE

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Message par alcat01 » sam. 8 avr. 2023 14:47

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1677
1977 : Gone to earth
Après un OCTOBERON plutôt inégal et tirant dans tous les sens, BARCLAY JAMES HARVEST revient un an plus tard avec GONE TO EARTH, un album qui montre le groupe à son meilleur niveau artistique. GONE TO EARTH peut être comparé favorablement à leurs deux meilleurs albums EVERYONE IS EVERYBODY ELSE et TIME HONOURED GHOSTS. La pochette est une fois de plus magnifique et reflète parfaitement l'atmosphère de la musique que le groupe jouait à l'époque : des chansons mélodiques, légères, prog et symphoniques.
Comme d'habitude, LES HOLROYD et le guitariste JOHN LEES se partagent en plein milieu les crédits d'écriture à l'exception d'un titre laissé au talent de Stuart WOLSTENHOLME. Cela me rappelle les BEATLES où LENNON et MCCARTNEY permettaient à HARRISON d'apporter un titre pour chaque album s'ils l'aimaient !

Il y a beaucoup de bonnes choses sur GONE TO EARTH qui deviendront de grands classiques dans le répertoire de BJH, comme l'hymne HYMN, une chanson de JOHN LEES à son meilleur : Une mélodie puissante, une grande construction instrumentale. Oui, les paroles peuvent rebuter certaines personnes en raison de leur contenu religieux, mais je ne me suis jamais vraiment intéressé aux paroles et à leur signification de toute façon ! Je suis plus intéressé par le côté mélodique et les arrangements musicaux que par le "message" ! HYMN est le titre parfait pour cette chanson car elle peut être considérée comme une seule. C'est l'une des plus grandes chansons du groupe, toujours jouée en concert ces jours-ci, de la même manière que MCCARTNEY le fait pour YESTERDAY.
JOHN LEES est à nouveau en grande forme avec LOVE IS LIKE A VIOLIN, une belle mélodie éthérée qui est interrompue par un refrain plus rock avant de revenir aux couplets magnifiquement chantés. Nous connaissons tous les critiques acerbes que BJH a reçues de la part d'écrivains spécialisés dans la musique, comparant le groupe à une version médiocre des MOODY BLUES. JOHN LEES, sans doute lassé par ces commentaires sans fin, a réglé le problème en écrivant une chanson sur ce sujet, simplement intitulée : POOR MAN'S MOODY BLUES. Lees s'est inspiré du célèbre KNIGHTS IN WHITE SATIN des Moodies, a déshabillé la chanson jusqu'à l'os en gardant la structure, puis l'a reconstruite avec sa propre version. Une chanson contestataire qui deviendra l'un des plus grands succès du groupe ! Bien sûr, cela rappelle le chef d'oeuvre de JUSTIN HAYWARD, mais c'est un JOHN LEES quand même.
LES HOLROYD est en meilleure forme que sur OCTOBERON. Il n'y a pas de tentatives de ballades orchestrales ennuyeuses et trop longues cette fois-ci, mais il y a quelques chansons mélodiques à apprécier comme TAKING ME HIGHER ou SPIRIT ON THE WATER. Elles ne sont pas aussi fortes que les compositions de JOHN LEES, mais elles s'accordent bien avec le reste de l'album : de belles mélodies, un chant délicat, de belles harmonies... tout ce qu'on attend d'un album de BJH. LES s'essaie une fois de plus à l'écriture d'un tube commercial potentiel avec HARD HEARTED WOMAN, mais pourquoi pas tant que c'est un bon morceau.
HOLROYD est toujours responsable de l'écriture du morceau le moins intéressant de GONE TO EARTH avec FRIEND OF MINE qui ressemble à une tentative de candidature pour faire partie des EAGLES ! Ce n'est pas mal, mais cette chanson est entourée des bonnes choses de LEES, ce qui fait que l'on remarque la différence. Sachant que WOLSTENHOLME a écrit une chanson intitulée SEA OF TRANQUILITY, vous pouvez être certain que vous allez faire un voyage merveilleux, comme d'habitude. Je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'entrer dans les détails car le titre dit tout : C'est vraiment très tranquille, un voyage spatial en douceur avec la belle voix sereine habituelle de WOOLY ! Un autre grand joyau de cet album.

GONE TO EARTH va être un album à succès et le méritait.Tout le monde dans le groupe était à son meilleur ; personne n'a essayé d'être un hard rocker ou un chanteur de ballade sirupeuse et insipide.Tout va bien dans le royaume de BARCLAY JAMES HARVEST !
febus

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Message par alcat01 » sam. 8 avr. 2023 17:00

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1678
Father, Son And Holy Ghosts 1972
Embryo est certainement l'un des groupes les plus obscurs (comme s'il n'y avait pas beaucoup de groupes obscurs avec des tendances progressives, haha) mais c'est l'un des rares groupes qui peut dire qu'il a été influencé par le grand Miles Davis, qui est connu pour ses standards musicaux élevés. Je ne sais pas exactement à quels albums cet éloge s'applique, mais cet album est un merveilleux exemple de jazz-fusion enregistré pendant les premières années du genre, et je pense qu'il l'aurait au moins trouvé amusant.
C'est surtout l'influence orientale du groupe qui est la plus frappante. Sur "Father, Son, and Holy Ghosts", les membres du groupe utilisent toute une gamme d'instruments, notamment des sitars veena et tarang, des flûtes, des violons, des marimba, des vibraphones et de nombreux autres instruments de précussion. Utilisant différentes signatures temporelles et, dans de nombreux cas, des rythmes jazzy, ils tissent des "jams" très amusantes sur une base de space rock. Ils se situent entre les crescendo de Pink Floyd, l'esprit jazzy et les signatures temporelles de Gong, les lignes de basse krautrock et les rythmes afrocentriques, fournis par le bassiste viruose Dave King et le leader du groupe, le batteur/précussionniste, ainsi que l'ancien membre d'Amon Duul, Christian Burchard.
Le joueur le plus visible sur l'album est l'incroyable Sigi Schwab à la guitare et aux sitars, et la meilleure partie de son jeu est qu'il n'écrase la musique à aucun moment avec ses solos ou ses effets de pédale, ajoutant toujours et n'enlevant jamais rien.
En ce qui concerne les morceaux eux-mêmes, "The Sun Song" et "The Forgotten Sea" sont les plus convaincants et les plus originaux de l'album. "The Sun Song" est, selon eux, un voyage vers le soleil ; c'est intéressant car ce morceau est le plus influencé par l'Est avec son sitar martelant, son travail de flûte orientale parfois décousu mais toujours intéressant, et une grande précussion ancrée par le marimba. Tous les instruments utilisés jouent incroyablement bien les uns avec les autres et provoquent en effet un sentiment ésotérique de voyage vers le soleil, tout comme l'idée derrière de nombreuses chansons de Pink Floyd telles que "Meddle", "Set The Controls For The Heart Of The Sun", etc. "The Forgotten Sea" est une jam de jazz où le marimba et la guitare sont les solistes principaux. Je ne trouve pas cette chanson très difficile au-delà des solos, mais elle est très amusante et c'est probablement la chanson de l'album, à part la dernière mentionnée, qui pourrait le plus plaire à Miles Davis. D'un autre côté, qui sait. Toutes les autres chansons sont également excellentes. King Insano ressemble à une chanson qui aurait pu influencer l'incarnation David Cross/John Wetton de King Crimson avec son jeu de violon inquiétant joué par Edgar Hoffman. Marimbaroos est un peu dans la même veine, mais au lieu d'être sombre, il est beaucoup plus paisible et émouvant.
Quoi qu'il en soit, cet album est recommandé à tous ceux qui s'intéressent aux groupes susmentionnés ou à la fusion jazz-rock.
lance008

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Message par alcat01 » sam. 8 avr. 2023 18:48

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1679
Distant Echoes (1993)
Logiquement, la mort de Tony Dewhig aurait dû automatiquement retiré le titre Jade Warrior de la circulation. C'est ce que pensaient les fans. Tout comme le fidèle associé du défunt, John Field. Selon lui, le départ de Tony signifiait la fin de la magie musicale qui avait nourri l'ancienne œuvre de JW. Mais la chance en a décidé autrement.
En 1990, le groupe renaît avec une nouvelle formation. Dave Stewart (flûte, cuivres électroniques, percussions) et Colin Henson (guitare) travaillent désormais aux côtés de Field (flûte, cuivres électroniques, percussions). À eux trois, ils publient un CD élégant et méditatif, "Breathing the Storm" (1992). Et ce n'est pas tout...
"Distant Echoes" a été écrit en vue du LP "Way of the Sun" (1978), le dernier album de Jade Warrior sorti sur le label Island Records. Pour une raison quelconque, John pensait qu'il était extrêmement important de capturer l'ambiance d'il y a quinze ans. Le matériel, qui raconte l'histoire des habitants primitifs de la Terre qui ont atteint le Nord et jeté les bases des rituels chamaniques, montre une tendance à la polyphonie.
Field et ses camarades savaient d'avance qu'un tel projet ne pouvait être entrepris avec des moyens modestes. L'aide se présente sous la forme de vieux amis. Tom Newman, fan de "symphonies magiques" et ancien collègue de John dans le groupe psychédélique July, fournit le chœur et participe à la production du disque. Le rejoignent un trio de cuivres mené par le célèbre Theo Travis (saxophone soprano et ténor), les violonistes électriques David Cross et Andy Aitchison, un quatuor vocal, le batteur Russell Roberts, l'organiste Chris Ingham et quelques spécialistes de la percussion ethnique. En d'autres termes, l'équipe est plus que réputée.

L'intro de "Evocation", malgré sa courte durée, marque un point fort : la comparaison avec "Way of the Sun" n'est pas déplacée ici. Bien sûr, il n'est pas question de mystère égyptien. Mais la saveur ethnique avec des éclairs de guitare hard rock est bien présente. L'impression est doublée par la fresque ludique "Into the Sunlight", tissée à partir d'une cascade d'émotions diverses - de l'insouciance totale avec un soupçon de rumba aux mystérieuses "réflexions" astrales spatiales.
"Calling the Wind", avec ses chatoiements atmosphériques et ses lignes de basse mélodiques, est plus proche des chambres new age de "Breathing the Storm". Cependant, le morceau suivant, "Snake Goddess", est joué dans le style JW "caractéristique" du milieu des années soixante-dix. Même la manière dont Henson joue de la guitare transmet magistralement les principes de phrasé caractéristiques de Maestro Duhig.
En fait, le point clé de l'alternance des sous-genres apparaît plus loin. Si "Timeless Journey" est une pastorale de flûtes et de claviers en apesanteur aux teintes pastel, "Night of the Shamen" est un ethno-art-rock rythmique "new-wave". D'une texture fantomatique, "Standing Stones" est une sorte de bénéfice pour trois. Field, Sturt et Henson conjurent tranquillement sans interférence, cimentant les techniques trouvées de leur nouveau langage sonore. "Village Dance" est un autre "bonjour" datant de 1978 (après tout, le schéma stratégique de "The Way of the Sun" s'est avéré remarquablement résistant !) L'histoire est résumée par le final cristallin et magnifique de "Spirits of the Water", comme une ancienne saga nordique.
En résumé : un excellent acte artistique, qui correspond parfaitement au titre original ("Dreams of the Forgotten Spirits"). Une juxtaposition sonore talentueuse entre l'archaïque et le moderne.
À ne pas manquer.
sagael

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Message par Cooltrane » sam. 8 avr. 2023 21:36

TYA fut un groupe fort important pour moi, et j'ai même signé tout mes highscores au pinball de TYA durant mes années bahut et unif.

Ajd, je ne "supporte" plus que Cricklewood, Space In Time & RnR Music et certains albums pourtant fétiches pour bcp m’ennuient profondément (je pense à Shhhh et Watt). J'écarte un peu les deux premiers et le difficile Stonedhenge. Par contre j'aime bien Recorded Live ou le Fillmore East


===================

Queen, aussi surprenant que cela puisse paraitre, je n'ai plus que les deux premiers et Jazz... Pas trop envie de réécouter la période "pastiche & parodie" à partie de Attack jusqu'à Races ou News. Et après Jazz, je décroche totalement.

Punker paname a écrit :
sam. 8 avr. 2023 11:50
Moi aussi j'adore ce Lp , elle n'ont cependant pas toutes arrêté la musique puisque Linda Perry à fondé deux labels sur lesquels elle à produit et sorti de très bons musiciens et groupes,
En effet, 4NB fut un album que j'ai bcp écouté à l'époque et que je rejoue encore ajd une fois de temps en temps

========================

Pour ce qui est de Embryo (j'ai placé Auf dans mon top 2021), je dois dire que je décroche après 73/74. Un groupe qui a tjs été maitre du n'importe quoi, mais qui a fait du grand portenawak à partir de Surfin'... du coup, j'ai abandonné jusqu'il y a peu pourtant j'ai loué des trucs (très bizarres) à la médiathèque datant des 80/90's et j'ai WTFé.
Modifié en dernier par Cooltrane le sam. 8 avr. 2023 21:55, modifié 1 fois.

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