Les commentaires pour "Back It Up" et "Beyond The Mist" de Trower correspondent bien à ce que je pense de ces deux albums.
...et moi je cherche toujours à comprendre ce que représente la pochette du "pont des soupirs" (Bridge of sighs).....un clitoris en porcelaine ? Déjà pour "Meddle" j'ai mis des années, je faisais la sourde oreille
Il me semble avoir lu quelque part que c'était une photo d'un infime morceau de désert!
C'est une petite dune de sable!
Les commentaires pour "Back It Up" et "Beyond The Mist" de Trower correspondent bien à ce que je pense de ces deux albums.
Et encore, je pourrais mais je n'ai pas envie d'écouter "Passion", ni d'ailleurs "Take What You Need"...
Ces deux disques ne sont pas mauvais, mais ils ne sont pas non plus bons!
Il faut être absolument au calme pour pouvoir réellement les écouter et je ne me trouve pas actuellement dans ces conditions-là!
Les commentaires pour "Back It Up" et "Beyond The Mist" de Trower correspondent bien à ce que je pense de ces deux albums.
...et moi je cherche toujours à comprendre ce que représente la pochette du "pont des soupirs" (Bridge of sighs).....un clitoris en porcelaine ? Déjà pour "Meddle" j'ai mis des années, je faisais la sourde oreille
Il me semble avoir lu quelque part que c'était une photo d'un infime morceau de désert!
C'est une petite dune de sable!
Apparemment, je me suis trompé complèternent...
tu auras tout ce que tu veux savoir sur la création de cette pochette ici;
Jerusalem joue un Hard Rock qui tache brut de décoffrage, sans fioritures mais terriblement efficace.
Des groupes comme Jerusalem, Night Sun, Leafhound, Warpig, Iron Claw et Sir Lord Baltimore sont des groupes qui étaient et sont toujours ignorés par tous les médias grand public, mais qui sont très appréciés par la scène Hard Rock underground. Tous ceux qui ont eu le plaisir de voir l'excellent documentaire "Such Hawks, Such Hounds" savent maintenant, s'ils ne le savaient pas déjà, quel impact et quelle influence les groupes obscurs du début des années 70 ont eu sur la communauté underground du Hard Rock. Ces groupes ont vécu dans l'ombre des superstars du Heavy Rock des années 70 comme Sabbath, Purple et Zeppelin. La raison pour laquelle ils n'ont jamais atteint les sommets atteints par ces groupes est principalement due à la malchance, à une mauvaise gestion ou simplement au manque de soutien de la part des grands labels et des médias, ce qui est la norme dans la culture Heavy Rock d'aujourd'hui.
Jerusalem n'a sorti qu'un seul album éponyme dans le monde entier en 1972 sur le label Deram, la seule autre sortie étant un single, le titre non-albumique "Kamikaze Moth" accompagné de "Frustration" tiré du seul et unique album. J'ai entendu le groupe pour la première fois après avoir acheté un morceau de vinyle d'occasion rayé au début des années 80, malgré les bruits et les craquements, j'ai écouté cette vieille plaque de vinyle usée par les intempéries jusqu'à ce que je récupère la version rééditée par Rockadrome l'année dernière. La joie d'entendre cet album avec une qualité sonore parfaite après tant d'années a été l'un de mes moments forts de 2009. Jerusalem, avec son statut de groupe culte, a eu sa part de comparaisons exagérées, la plus grande et la plus utilisée étant qu'ils sont plus lourds que Black Sabbath. J'ai lu cela de nombreuses fois, mais la vérité est qu'ils ne le sont pas, ils n'en sont même pas proches et ils sont un groupe très différent de Sabbath à bien des égards. Ceci étant dit, Jerusalem est la vraie affaire quand il s'agit de proto-métal et de proto-doom et il n'y a qu'une dizaine d'autres groupes que je connais qui se rapprochent de la noirceur brute que Jerusalem a produite pendant ces jours de gloire de la musique lourde. L'album a été produit par le seul et unique Ian Gillan de Deep Purple, il avait ceci à dire sur le groupe.........
"C'est le premier album de Jerusalem, un groupe qui m'excite beaucoup ; ils sont bruts et sombres, avec leur propre identité. Comme ils sont jeunes et un peu verts, ils ne suivent pas beaucoup de règles, leur matériel est donc presque brut - mais toujours immensément puissant dans son contenu.
Je pense que, dans la mesure du possible, le travail des écrivains et des musiciens en phase de formation devrait être enregistré ; avant que l'inhibition et la conscience de soi ne s'installent, avant que le feu et l'agressivité ne s'éteignent, et pendant qu'ils absorbent encore des influences et font des choses que d'autres pourraient considérer comme "pas cool". Mais surtout, avant qu'ils ne développent cette rigidité auto-imposée qui affecte tant de personnes. J'espère qu'aucune de ces choses n'arrivera à Jérusalem, nous devrons attendre et voir, cet album est juste au cas où. J'espère que vous l'aimerez autant que moi".
Jerusalem était en avance sur son temps à bien des égards, ils n'étaient pas polis, bruts avec des riffs sombres et sinistres qui incluaient encore quelques Sabbathismes, mais Jerusalem était beaucoup plus énergique, surtout dans leurs performances live où le groupe a toujours fait un show qui exigeait que le public se lève et se déchaîne. Ils partagent les mêmes scènes que Black Sabbath, Deep Purple, Uriah Heep et bien d'autres et jouent dans de nombreux festivals importants en Europe devant des publics de 50 000 personnes ou plus, alors ils ont réussi, n'est-ce pas ? Les fondateurs du groupe, Paul Dean et Ray Sparrow, ont formé avec Bob Cooke un trio appelé "Pussy" qui a sorti un single sur Deram intitulé "Feline Woman" (il existe un album inédit), également produit par Ian Gillan. Les ex-membres de Jerusalem ont dû attendre jusqu'en 2004 pour que, soudainement, un revival de Jerusalem prenne de l'ampleur, principalement grâce à la réédition de l'album sur CD par Universal. La nouvelle s'est rapidement répandue au sujet de ce groupe obscur et oublié des années 70 et le nom de Jerusalem a commencé à apparaître partout sur Internet. C'est ainsi que le bassiste d'origine, Paul Dean, s'est adressé à plusieurs maisons de disques pour remixer et rééditer l'album, ce qui a été fait en 2009. La version rééditée est accompagnée d'un livret de 20 pages en couleur qui contient des notes écrites par le bassiste Paul Dean, des paroles, des coupures de presse, des photos rares, des morceaux bonus et des sons beaucoup plus vibrants que le vinyle original.
L'album déborde d'énergie proto-métal, comme dans "Frustration" avec son riffing blues flou ou "Hooded Eagle" qui est aussi écrasant que tout ce qui a été enregistré dans les années 70. Ils étaient aussi au niveau de Sabbath dans le département de l'obscurité avec la chanson "Primitive Man", l'intensité de cette chanson est difficile à égaler en 1972, le chant est craché plutôt que chanté, on dirait littéralement que la voix du chanteur Lynden Williams est sur le point de se briser complètement pendant cette chanson. "Midnight Steamer " et " She Came Like A Bat from Hell " sont comme les premières versions d'un Stoner Metal sale mélangé à une attitude grinçante et funky. Ce sont deux chansons intemporelles qui sonnent encore fraîches malgré la production qui, bien que cette nouvelle version sonne mieux que l'originale, sonne toujours comme du pur vintage des années 1970. When The Wolf Sits" est sombre et possède pourtant une mélodie incroyablement contagieuse et "I See The Light" est imprégné d'une atmosphère prog-doom old-school. Les autres titres, "Murderer's Lament" et "Beyond The Grave" n'ont peut-être pas l'impact immédiat des autres morceaux, mais avec le temps, ils s'imposent et deviennent des classiques. Avec l'industrie de la musique moderne qui s'effondre de nos jours, il est rafraîchissant de revenir en arrière et d'écouter ces groupes qui ont enregistré des albums à une époque où les maisons de disques ne laissaient pas les groupes passer entre les mailles du filet s'ils pouvaient l'éviter, contrairement à aujourd'hui où tout ce qu'elles font, c'est l'aspect économique d'une entreprise et où elles ne se soucient pas de l'art de faire de la musique.
L'album Jerusalem est une pépite d'or des débuts du metal en 1972 et, même s'il n'a pas la lourdeur absolue de Black Sabbath ou le poli de Deep Purple ou Zeppelin, il possède une qualité d'écriture en avance sur son temps. Cet album a un son et un style que de nombreux groupes d'aujourd'hui s'efforcent d'obtenir et sont encore loin d'y parvenir. Si vous avez pensé à commencer une collection de rock obscur des années 70, il n'y a pas de meilleur endroit pour commencer qu'avec Jerusalem.
Paul Dean
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 22 janv. 2026 16:14, modifié 1 fois.
...et moi je cherche toujours à comprendre ce que représente la pochette du "pont des soupirs" (Bridge of sighs).....un clitoris en porcelaine ? Déjà pour "Meddle" j'ai mis des années, je faisais la sourde oreille
Il me semble avoir lu quelque part que c'était une photo d'un infime morceau de désert!
C'est une petite dune de sable!
Apparemment, je me suis trompé complèternent...
tu auras tout ce que tu veux savoir sur la création de cette pochette ici;
Woooooow vraiment super bon ces Jerusalem vraiment du grand son de Heavy Rock 70's comme je l'adore , plus que proto Doom je trouve sur la vidéo YT que tu nous à mise qu'ils sonnent aussi totalement Proto Pub Rock et aussi bien sur Proto Punk à la Pink Fairies ou à la Thirld World War, tu me l'aurait fait écouter en Blind Test je t'aurais répondu "C'est qui ces gars la ???? des gars de Detroit ????"
Je dirais même qu'ils ont du surement et plus que probablement influencé nos actuels Endless Boogie et leur leader Paul Major grand amateur de groupe "Obscurs" à tort du style de Jerusalem
Vraiment un grand merci pour la découverte Alcat 01
Modifié en dernier par Punker paname le jeu. 17 nov. 2022 11:09, modifié 1 fois.
Joyeux Mondialiste Droit de l'Hommiste et Internationaliste convaincu, amateur d'étrangetés Vinyliques tournant en 33 et 45 tours en provenance des quatre coins de la planète et des 7 continents
Woooooow vraiment super bon ces Jerusalem vraiment du grand son de Heavy Rock 70's comme je l'adore , plus que proto Doom je trouve sur la vidéo YT que tu nous à mise je trouvent qu'ils sonnent aussi totalement Proto Pub Rock et aussi bien sur Proto Punk à la Pink Fairies ou à la Thirld World War, tu me l'aurait fait écouter en Blind Test je t'aurais répondu "C'est qui ces gars la ???? des gars de Detroit ????"
Je dirais même qu'ils ont du surement et plus que probablement influencé nos actuels Endless Boogie et leur leader Paul Major grand amateur de groupe "Obscurs" à tort du style de Jerusalem
Vraiment un grand merci pour la découverte Alcat 01
Merci aussi à toi pour me faire part de ton ressenti!
Cela démontre que certains apprécient, un tant soit peu, la musique que j'écoute et cela me fait bien plaisir...
Après le départ de son chanteur principal Dave Walker, Savoy Brown, au Printemps de 1973, prépare une nouvel enregistrement pour sa légion de fans du monde entier.
Un nouveau chanteur plus que capable de s'acquitter de son rôle, le vétéran du Rock Britannique Jackie Lynton, qui, en se joignant au lead guitariste et membre fondateur Kim Simmonds, au batteur Dave Bidwell, au bassiste Andy Pyle et au claviériste guitariste et deuxième chanteur Paul Raymond, assure la relève pour conserver leur statut privilégié de quintuor.
Toutefois, il a atteint beaucoup plus que cela, car c'est aussi un compositeur émmérite qui colle parfaitement au style musical de Kim Simmonds et Paul Raymond.
Les ressources sont donc mises en commun, et pour leur LP suivant, nommé affectueusement "Jack The Toad", Lynton contribue à la composition de pas moins de quatre morceaux et il rejoint tous les autres membres du groupe pour l'écriture d'un cinquième.
L'inspiration est vraiment élevé, et, en dehors de Lynton, quelques autres innovations sont introduites: Kim chante exceptionnellement sa propre chanson "Ride On Babe", Paul Raymond découvre le mellotron, ce clavier spécial, marque de fabrique de groupes comme the Moody Blues, le saxophoniste soprano de Stan Saltzman est incorporé, ainsi que les percussions de Frank Ricotti, Ron Berg et Barry Murray (ce dernier assurant de surcroit la production), et le soutien des harmonies vocales du duo de femmes venu à la demande, Sue Glover et Sunny Leslie.
Le produit fini promet beaucoup.
Alors que son vieil ami Webb guérit de son alcoolisme, Bidwell n'aura pas autant de chance. Il part après une contribution sur cinq morceaux de "Jack The Toad" et, malheureusement, il décéde; une autre victime des excès du style de vie dans le Rock en 1977.
Ron Berg accélére alors pour finir le travail, tout comme Andy Pyle, un homme dont le CV montre sa participation dans la carrière de Blodwyn Pig et Juicy Lucy.
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 22 janv. 2026 16:14, modifié 1 fois.
Après quelques albums assez moyens, voir médiocres, Robin Trower, le légendaire guitariste est de retour en force avec "20th Century Blues", un album de hard rockin' Blues composé de onze chansons, plus une reprise de Lowell Folsom "Reconsider Baby" qui est sorti le 24 mai 1994 sur le label Vtwelve.
Le nouveau power trio (un véritable 'Trower Of Power') se compose de Trower à la guitare, du solide Clive Mayuyu à la batterie et de Livingstone Brown (qui produira plus tard "What Lies Beneath") à la basse et au chant; c'est un chanteur qui a chanté, entre autres, avec Tina Turner, Bryan Ferry, ABC, The Waterboys et Bill Withers. .
Ce disque s'avére être la re-naissance du véritable Robin Trower ... Totalement inattendu et presque criminel. La musique est du pur Trower avec beaucoup de tons sombres et des riffs Heavy tirés de sa Strat. La voix de Livingston n'est pas sans rappeler ZZ Top ou Gov't Mule et elle semble coller plutôt bien à la musique. Robin prouve encore qu'il est l'un des meilleurs guitaristes d'aujourd'hui.
On a souvent dit que Trower était un imitateur d'Hendrix, mais en réalité, il a évolué et, loin d'être le clone d'Hendrix, il a trouvé sa place en continuant à ajouter toujours plus à cette forme de Rock and Blues. Trower possède son propre style et il fait ressentir l'émotion à travers sa guitare.
Enregistré 20 ans après "Bridge of Sighs", "20th Century Blues" marque un revirement impressionnant sur le marché de Rock Blues pour Robin Trower.
C'est le premier disque à sortir sur le propre label de Trower après des années de souffrance aux caprices des autres. Son manager, Derek Sutton, a appelé ce disque 'le disque que Trower avait toujours voulu faire' ou quelque chose comme ça.
Il y a du Blues, des chansons à riff, même les morceaux les plus lents possèdent un peu de guitare très créative.
Cet album transcende cependant aisément la précédente décennie de travail de Trower et transporte l'auditeur dans des endroits délaissés depuis "Victims of the Fury". Ce n'est pas si souvent qu'un album capte la joie d'un artiste lors de l'exécution en live mais Trower réussit à saisir cette joie avec "20th Century Blues". Il est clair qu'il a eu plaisir à faire cet album et il semble rajeuni par l'effort. Cela devrait également raviver l'étincelle qui a d'abord été allumé dans le subconscient des fans de Trower par "Twice Removed from Yesterday".
La pochette de l'album a été peinte par Paul Olsen, qui avait déjà fourni six couvertures des albums précédents de Trower. Fait intéressant, Olsen a trouvé ça dans les archives de 1974, quand il captait les idées de Trower pour l'album " Long Days Misty ". Par conséquent, Robin avait inconsciemment choisi un design qui a été préparé pour lui près de vingt ans plus tôt ...
Le Trower de 1973 est donc de retour, même si les solos ne sont pas aussi longs. Parce que Brown ne cherche pas à ressembler à James Dewar, certains fans peuvent être déçus, mais il faut prendre le temps de s'y habituer car ses vocaux ne vallent tout simplement pas ceux de Dewar, mais des chanteurs comme Dewar étaient très difficiles à trouver en 1994. La guitare est du Trower pur jus avec un accent sur le Blues Rock et avec un ton un peu plus brut que certains de ses autres albums.
Dans l'ensemble, ce n'est certainement pas le meilleur travail de Trower, mais il est excellent quand même. On y découvre toute une gamme de matériel étonnamment bon. Cet album est une grande surprise: Il s'agit d'un effort extrêmement émouvant et il est essentiel pour tout fan car c'est un excellent véhicule pour Trower pour montrer son véritable génie.
Ce disque prouve que l'âge n'a pas d'importance et qu'il aurait pu tout aussi bien être enregistré par un jeune guitariste talentueux. Les autres participants sont assez jeunes pour être des enfants de Trower. L'énergie brute circule librement et le disque sonne comme du robuste Blues urbain. L'attaque sur la guitare est quelques crans plus Heavy que par le passé et donne un avantage bienvenu pour ce disque. Son ton est toujours aussi fabuleux et sa capacité à jouer des parties de guitare non conventionnelles brille de partout. Livingstone Brown fournit quelques vocaux déchirants et le 'backing' est superbe.
C'est un grand cru: On y trouve une collection variée et équilibrée de blues modernes avec de beaux arrangements pour ce trio. En particulier, le jeu de batterie est remarquable. Clive Mayuyu fait preuve d'une grande imagination en ajoutant à l'album quelque chose de vraiment originale. Les rythmes et les sons percussifs utilisés sont nouveaux pour toute forme de blues. Le jeu de basse de Livingstone Brown est expressif et sa voix est typiquement la voix bluesy enfumée qu'affectionne Trower sur la plupart de ses albums. Quant à Trower, il est à son meilleur avec sa guitare aiguisé à la perfection pour jouer le Blues.
Comme toujours Trower produit un album qui montre son habileté comme grand guitariste, mais sans être trop voyant. Habilement soutenu par une excellente section rythmique, Robin refavorise le format de trio qui brille vraiment tout au long de cet album en particulier sur la chanson-titre et des chansons comme 'Extermination Blues" et le morceau le plus long de l'album "Step Into The Dark".
Ce disque très bluesy est devenu comme une référence pour ce genre et le groove y est époustouflant... Une autre grande chose au sujet de ce disque est son ambiance live car toutes les pistes ont été enregistrées live en studio avec seulement quelques overdubs évidentes. Le songwriting est assez bon mais il semble surtout que Trower s'amuse et se laisse enfin aller.
Sur les morceaux lents, Robin utilise parfaitement le feedback et il ne sélectionne évidemment que les meilleures notes. Les chansons rapides ont le timbre habituel de la perfection de Trower.
Douze chansons de Bues déchirantes dont onze originales signées Trower. Parmi elles, Extermination Blues" et "Promise You The Stars" ont des mélodies merveilleusement méchantes avec des jolis solos.
"20th Century Blues" est un Blues de facture classique où l'on retrouve (enfin) le Trower d'origine avec l'utilisation de ses gadget et son jeu inimitable.
Suit "Prisoner of Love", une balade rock mid-tempo avec wah wah et solos Hendrixiens Robin donne le funky groove de "Prisoner of Love"
Trower donne le ton coloré magnifiquement exprimé sur le slow Blues "Precious Gift", bien que les paroles peuvent sembler un peu artificielles, les solos de Robins sont cependant de la pure magie. L'utilisation du feedback est tout simplement parfaite. "Precious Gift" rappelle trangement "Daydream".
Pour "Whisper up a Storm", l'influence Hendrix est toujours présente dans l'approche musicale, mais Robin ne se contente pas d'imiter Jimi, il se crée un univers musical où l'auditeur est transporté.
Sur le pur Blues "Extermination Blues", Livingstone Brown a une belle voix rauque qui correspond bien à ce style musical.
"Step into the Dark" est un Blues Hendrixien un peu funky dans un univers Trowerien où la wah wah trouve parfaitement et naturellement sa place.
"Rise up Like the Sun" est un Blues classique up tempo dans un style proche du "Crossroad" de Robert Johnson arrangé par Eric Clapton pour Cream.
Et puis "Secret Place" arrive et vous apaise comme une brise d'été fraîche avant que Robin ne reprenne les hostilités avec l'aide de sa guitare jusqu'à la fin de l'enregistrement. Là encore, ce déprimé, sombre et éthéré instrumental est l'un des meilleurs solos de Fender Strat jamais fait. Les accords sont extrêmement obtus et augmentés, ce qui donne à la chanson une sensation étrange. Une partie de l'héritage Hendrixien se trouve sur ce Blues atmosphérique instrumental qui s'avère être un modèle pour ses travaux les plus récents. A écouter religieusement.
Robin se lâche sur le Rock "Chase the Bone" évoquant son propre travail du milieu des années 70 faisant quelque peu défaut sur ses albums plus tard.
Suit un Blues mid tempo classique façon bluesmen, "Promise You the Stars", mais dans le style toujours trowerien.
"Don't Lose Faith in Tomorrow" est un Rock bluesy où l'influence de Jimi n'est jamais éloignée.
Le final de l'album, "Reconsider Baby", est un Blues écrit et enregistré par Lowell Fulson en 1954. Joué dans le style West Coast Blues, il était devenu le premier disque de Fulson à devenir un Hit pour Checker Records, une filiale de Chess Records. C'est devenu un standard du Blues et il a été enregistré par de nombreux artistes. Voici enfin la version de Robin... Et ça rocke! Les solos sont du Trower meilleur que jamais. Il est rare d'entendre une personne travailler la guitare de cette façon.
Pour conclure, "20th Century Blues" est un excellent disque de Heavy Blues et c'est tout à fait l'album que les fans attendaient. Du Blues Rock de style Hendrixien avec beaucoup d'envollées de guitare. C'est un solide album de Trower, ni plus, ni moins.
C'est un tournant dans sa carrière comme un maître de la guitare Blues avec les effets techniques familiers comme la wah- wah, la fuzz, etc ... La maturité décrit parfaitement "20th Century Blues", les expressions mélancoliques de la carrière d'un guitariste de Blues qui n'a jamais peur de vieillir avec son métier.
Si vous aimez Trower et si vous aimez le Blues, il vous faut absolument ajouter ce disque à votre collection.
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 22 janv. 2026 16:14, modifié 1 fois.
Alors que son vieil ami Webb guérit de son alcoolisme, Bidwell n'aura pas autant de chance. Il part après une contribution sur cinq morceaux de "Jack The Toad" et, malheureusement, il décéde; une autre victime des excès du style de vie dans le Rock en 1977.
Ron Berg accélére alors pour finir le travail, tout comme Andy Pyle, un homme dont le CV montre sa participation dans la carrière de Blodwyn Pig et Juicy Lucy.
Autant Foghat Brown avait fini en toute grande beauté, autant le Savoy Shack n'a fait que se dégrader d'album en album depuis son bon (toute proportion gardée) début. Jack Toad est l'extrême limite de ce qui est écoutable avant que le groupe ne sombre dans les profondeurs de l'ennui musical en devenant Savoy Pig.
Par contre, je ne savais pas (le RIP) pour Bidwell.
Alors que son vieil ami Webb guérit de son alcoolisme, Bidwell n'aura pas autant de chance. Il part après une contribution sur cinq morceaux de "Jack The Toad" et, malheureusement, il décéde; une autre victime des excès du style de vie dans le Rock en 1977.
Ron Berg accélére alors pour finir le travail, tout comme Andy Pyle, un homme dont le CV montre sa participation dans la carrière de Blodwyn Pig et Juicy Lucy.
Autant Foghat Brown avait fini en toute grande beauté, autant le Savoy Shack n'a fait que se dégrader d'album en album depuis son bon (toute proportion gardée) début. Jack Toad est l'extrême limite de ce qui est écoutable avant que le groupe ne sombre dans les profondeurs de l'ennui musical en devenant Savoy Pig.
Par contre, je ne savais pas (le RIP) pour Bidwell.
Il y a d'autres bons albums de Savoy Brown après, du moins à mon avis!
Crosscut Saw est un groupe de Tallahasse, composé de Julien Kasper (guitare), de Pat Ramsey (Chant et harmonica), de Mike Howell (basse) et de Steve Howell (batterie), que l'on peut aisément classé dans un style Southern Rock nourri par des influences Blues Rock.
Crosscut Saw était un groupe de blues-rock de premier plan à Tallahasse, en Floride, au milieu et à la fin des années 70, grâce au leader Pat Ramsey, un harmoniciste et chanteur doué, et au guitariste Julien Kasper. Ramsey était originaire de Shreveport, LA, et a commencé à jouer de l'harmonica à 17 ans. Après avoir parcouru les États-Unis en auto-stop pendant quelques années, Ramsey s'est retrouvé à Denver, CO, en 1973, où il a rejoint le Bunny Brooks Blues Band.
Après avoir contribué à l'harmonica blues sur l'album White Hot & Blue de Johnny Winter, Ramsey a rejoint le groupe Trucks de Butch Trucks, basé en Floride. Il finit par s'installer à Tallahasse, où il rencontre Kasper, alors adolescent, et forme Crosscut Saw. Kasper est tombé amoureux du blues très tôt, et il ne possède une guitare électrique que depuis un an lorsque Crosscut Saw est formé, mais son sens du spectacle à la Jimi Hendrix sur scène (sans parler de ses compétences considérables), associé au chant et à l'harmonica de Ramsey, font du groupe une attraction de premier ordre dans les clubs et les bars de toute la côte Est.
Crosscut Saw a joué sur le circuit pendant environ cinq ans, et a sorti un seul album, "Mad, Bad and Dangerous to Know", sur le label indépendant Surprise en 1975. Ramsey et Kasper sont restés en contact après la dissolution du groupe, et les réunions annuelles de Crosscut Saw sont toujours une grande attraction à Tallahasse.
Steve Leggett
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 22 janv. 2026 16:15, modifié 1 fois.
"Fillmore East, June 1971" est un disque live de The Mothers, publié en Août 1971, produit par Zappa et mixé par Toby Foster.
C'est comme un album concept live: Il dépeint un coup d'oeil derrière le rideau de la vie d'un groupe de Rock sur la route raconté par Frank Zappa, et il contient de nombreux éléments thématiques qui, en raison de contraintes temporelles et budgétaires, ne pouvaient pas être inclus dans le film similaire "200 Motels".
La partie la plus célèbre de l'album est "The Mud Shark", le récit d'une histoire racontée à Mother Don Preston par certains membres de Vanilla Fudge à propos d'un hôtel, Edgewater Inn de Seattle, où les clients pouvaient pêcher à partir de leurs chambres.
Dans le conte, un requin de boue est pris par l'un des membres de Vanilla Fudge ou son équipe et, lorsque cela est combiné avec une groupie et une caméra vidéo, la dépravation en découle.
Bien que non indiqué dans "The Mud Shark", cet incident de 1969, maintenant appelé "the Shark episode", avait également impliqué le batteur de Led Zeppelin, John Bonham et le road manager Richard Cole, avec le chanteur claviériste de Vanilla Fudge, Mark Stein utilisant la caméra.
Frank et the Mothers dépeignent alors les membres stéréotypiquement égoïstes d'un groupe de Rock "négociant" avec une groupie et ses copines pour un rapide "roll in the hay" ("rouler dans le foin").
Les filles sont insultées que le groupe pense qu'elles sont groupies et qu'elles devront dormir avec le groupe simplement parce qu'ils sont musiciens.
Elles ont des normes; elles auront seulement des relations sexuelles avec un gars dans un groupe avec un "big, hit single in the charts – with a bullet!" ("grand, hit single dans les charts - avec une balle!") et une "dick that’s a monster" '"bite qui est un monstre").
Dans "Bwana Dik", le chanteur Howard Kaylan assure les filles qu'il est doué au-delà de leurs "wildest Clearasil-spattered fantasies" (fantasmes les plus fous éclaboussée de Clearasil").
Et, pour ne pas rebuter par les normes de ces groupies, le groupe chante aux filles le Hit "Happy Together", de the Turtles (dont, bien sûr, Kaylan, Volman et Pons avaient été membres), pour leur donner leur "balle".
L'album se termine par un extrait de rappel, y compris à la fois le familier de Zappa "Peaches en Regalia" et ce qui était peut-être son plus grand succès en début de Rock and Roll pastiche, "Tears Began to Fall" (également publié en single).
Lorsque cet album a été réédité en CD par Rykodisc, "Willie the Pimp, Pt. 2" a été omis de la liste des pistes.
Il a finalement été publié en CD sur la réédition 2012 de l'album.
En outre, dans l'édition CD, la dernière minute de "Latex Solar Beef" a été placée au début de "Willie the Pimp Part One", ce qui le rend plus long. On ne sait pas si cela était intentionnel ou non.
A noter: En rappel sur l'une des deux nuits de cette apparition au Fillmore East, John Lennon et Yoko Ono ont émergé des ailes pour jouer un set d'une demi-heure avec le groupe. Cette partie du spectacle a été publiée sous le nom de Lennon sur un disque intitulé "Live Jam", qui a été incluse comme un disque bonus avec l'album de Lennon "Some Time in New York City". Il peut également être entendu sur la version "Playground Psychotics" de 1992 de Zappa. Lennon a utilisé une copie de la couverture de l'album de Zappa (en ajoutant ses propres crédits en rouge aux manuscrits à l'encre noire de l'album) pour fournir des notes pour "Live Jam".
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 22 janv. 2026 16:15, modifié 1 fois.
...et moi je cherche toujours à comprendre ce que représente la pochette du "pont des soupirs" (Bridge of sighs).....un clitoris en porcelaine ? Déjà pour "Meddle" j'ai mis des années, je faisais la sourde oreille
Il me semble avoir lu quelque part que c'était une photo d'un infime morceau de désert!
C'est une petite dune de sable!
Apparemment, je me suis trompé complèternent...
tu auras tout ce que tu veux savoir sur la création de cette pochette ici;
Moi aussi, j'ai longtemps pensé à une dune de désert, peut-être stylisée, rapport à la typo arabisante qui l'entoure.
Par la suite, je penchais pour une figure plus abstraite et artistique, mais sans arriver à cerner la chose plus que ça.
Trance est un groupe Allemand composé de Lothar Antoni - Voix, Guitare, de Markus Berger - Guitare, de Thomas Klein - Basse et de Jürgen Baum - Batterie.
Bon sang, ces Allemands aiment le sang et les tripes, le métal éprouvé et vrai, et peu de gens sur le continent pouvaient le faire mieux. Trance était un groupe fort et fier, mais assez moyen dès son premier album Break Out en 1982, mais ce deuxième effort a fait monter leur puissance de plusieurs crans, les plaçant juste à côté d'un niveau acceptable d'intensité pré-thrash.
Les riffs défilent avec une aisance croustillante, s'enfonçant parfois dans des arrangements semi-majestueux ("Shock Power") tandis que la voix de Lothar Antoni, stridente mais audacieuse, se fait entendre. Démarrant rapidement avec un classique cool et daté, "Heavy Metal Queen", le style percutant du groupe est ancré dans une section rythmique qui n'essaie pas d'être trop fantaisiste, mais se contente de construire une base solide (mais variée et capable) sur laquelle les guitares fines peuvent s'appuyer. "Burn Your Lies" n'est pas loin d'être un morceau commercialement viable (dans le style d'Anvil and Raven), mais l'accent est mis sur le sang et le tonnerre, Trance étant au même niveau que les grands groupes allemands comme Avenger et Sinner et Steeler et... ok, il y en a peut-être trop pour les citer. Il ne réécrit pas les règles ou quoi que ce soit d'autre, mais il nous rappelle une époque où il suffisait d'être un métal solide et fiable.
brocashelm
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 22 janv. 2026 16:16, modifié 1 fois.
Twisted Sister est un groupe Américain composé de Dee Snider - lead vocaux, de Eddie "Fingers" Ojeda - lead guitare, de Jay Jay French - guitare rhythmique, de Mark "The Animal" Mendoza - basse et de A. J. Pero - batterie, percussions.
C'est une offre très solide de Twisted Sister... à ce moment-là, ils étaient ensemble en tant que groupe depuis 10 ans et se produisaient dans de très grands clubs depuis environ 4 au moins, donc bien qu'il s'agisse d'un premier album, ce n'est pas près aussi rugueux ou primitif que celui de beaucoup d'autres groupes. Et, en plus, c'est sacrément lourd - les gens semblent les mettre dans le même sac que beaucoup d'autres groupes des années 80, mais pour 1982, c'est assez en avance sur son temps. Il y a BEAUCOUP de moments qui sont du speed metal, et quelques-uns qui sont même du thrash !! Il y a des moments rock occasionnels, mais ils fonctionnent plutôt bien... si vous aimez Judas Priest ou WASP, vous aimerez ça. Ce n'est pas un album cohérent à 100%, mais quand ça déchire, ça déchire totalement plus fort que n'importe quoi d'autre de cette époque.
Nous commençons avec "What You Don't Know" (Bien sûr, ça peut te faire mal !), un joli morceau rock des années 80, avec des riffs solides et accrocheurs, et un super solo. "Bad Boys of Rock and Roll" est le suivant, qui est un numéro plus rock, mais qui a néanmoins un excellent solo.
"Run for Your Life" - génial. Ça commence lentement, et ça ressemble à une petite ballade ou quelque chose comme ça... mais ensuite ça explose de nulle part... " et elle se demande, et s'il se pose des questions, à propos d'elle. Et bien chéri, tu ferais mieux... " Run for Your Life" !!!! Riff riff riff !!! Un putain de chaos total de speed metal qui sort de nulle part. Les riffs sont solides et donnent envie de headbanger, et il n'y a pas mieux que ça. MÉTAL solide pur.
Ensuite, un morceau un peu plus rapide... tu commets 'SIN AFTER SIN' ! Mec, si l'album Priest de ce nom avait été aussi bon. Oh, on ne peut qu'espérer. Grand solo, grands riffs mélodiques. Il n'y a rien de vraiment compliqué ici, mais tout fonctionne - cela rappelle beaucoup un certain autre groupe qui est Are Sexual Perverts.
"Shoot them Down", un peu plus moyen mais avec un solide set de riffs headbanging. De plus, le solo est très bien exécuté.
Ensuite, "Destroyer" avance péniblement, fauchant tout sur son passage... c'est la chanson qui ne va pas vite, mais qui se rattrape en vous matraquant à plusieurs reprises.
Puis... "Under the Blade"! UNDER THE BLADE!!! Très probablement la meilleure Twisted Sister de tous les temps (elle et Burn in Hell se battent au moment où nous parlons) - vous essayez de vous rendre au premier plan, et vous êtes coincé contre le côté ..... puis quelques riffs qui sont mieux décrits comme du thrash. Overkill et Heathen ont tous deux étouffé ce riff de break principal! Et la chanson aurait été écrite en 1978 !
Ensuite, "I'll Never Grow Up Now (Now)" est un morceau plus léger - d'accord, presque tout l'est, par rapport à la chanson précédente. Un peu rock, mais amusant, et puis un autre solo hallucinant. Les solos ne sont pas trop techniques, ils fonctionnent juste très bien au sens mélodique. Ensuite, "Day of the Rocker" le clôt - les couplets sont un peu boiteux, mais un refrain décent. Pourtant, la chanson la plus faible de l'album.
Donc, dans l'ensemble - nous avons quelques incontournables de putain de Heavy Metal à trouver ici. C'est définitivement un album essentiel, car à l'époque ces gars étaient à peu près ce qu'il y avait de plus lourd. Je vous mets au défi de trouver un autre Destroyer ou Under the Blade d'aussi loin !
UltraBoris
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 22 janv. 2026 16:16, modifié 1 fois.
Trance est un groupe Allemand composé de Lothar Antoni - Voix, Guitare, de Markus Berger - Guitare, de Thomas Klein - Basse et de Jürgen Baum - Batterie.
Toujours en activité Trance a sorti un excellent album en 2021 ..
Groupe essentiel en effet et la carrière solo de Dee Snider n'est pas mal non plus Son dernier album est une petite perle de heavy/hard à l'ancienne ...
Trance est un groupe Allemand composé de Lothar Antoni - Voix, Guitare, de Markus Berger - Guitare, de Thomas Klein - Basse et de Jürgen Baum - Batterie.
Toujours en activité Trance a sorti un excellent album en 2021 ..
Groupe essentiel en effet et la carrière solo de Dee Snider n'est pas mal non plus Son dernier album est une petite perle de heavy/hard à l'ancienne ...
Trance 2021, je ne peux plus!
Par contre, Dee Snider, ce n'est pas super, mais ça se laisse écouter encore bien!