Sorti en 1981, en plein mouvement NWOBHM, "First Flush" de Phönix n'est pas un album de Heavy Metal, illustrant une fois de plus le retard du continent sur la scène Britannique.
On y trouve quelques morceaux de guitare énergiques comme "Highway Driver" et "Music Lover", et le disque possède par moments une touche Punk, ainsi que des influences Krautrock.
Cependant, un mixage médiocre, des textes et un chant peu convaincants et une composition moyenne sont ses principaux défauts.
C'est un album divertissant, mais pas indispensable...
Modifié en dernier par alcat01 le dim. 9 août 2026 17:52, modifié 1 fois.
Exploit est un autre groupe de Rock Progressif Italien intéressé par le Prog Rock d'influence classique à la The Nice et inspiré par le Psychédélisme de la fin des années 60 et par quelques passages de Jazz basiques.
En 1972, il a sorti "Crisi' dans une formule très datée, notamment pour les ballades comme "Un Bambino... Un Re" et dans les chansons moins dynamiques.
Ce groupe d'inconnus a épuisé toutes ses idées pour composer une suite complexe sur la première face, puis il a rempli la deuxième face avec le répertoire qu'il avait sans doute joué lors de fêtes de lycée et de mariages.
Le déséquilibre entre les deux faces a un charme brut, tout comme la pochette faite maison.
"Crisi" présente une dualité à la Dr Jekyll et Mr Hyde. Une face est dominée par une suite progressive en trois parties de 20 minutes, tandis que l'autre contient six titres Pop très courts.
La suite est d'une construction rigoureuse, articulée autour des claviers de Crivelli, avec de longs solos d'orgue Hammond et de superbes passages de piano. Elle est manifestement influencée par la musique baroque, à la manière de Le Orme, et elle intègre de légères influences psychédéliques.
Le chant, bien qu'expressif sans être exceptionnel, constitue une très belle œuvre dans l'ensemble.
La seconde face est entièrement consacrée au style Pop Rock Psychédélique Italien des années 60, avec une utilisation judicieuse de l'orgue et une profusion de chant.
Malgré son côté Pop, "Crisi" mérite une recommandation chaleureuse pour sa suite occupant toute une face, bien structurée et exécutée, tandis que les six courts morceaux Pop Rock sont tout à fait corrects.
C'est une belle pépite italienne méconnue...
Modifié en dernier par alcat01 le dim. 9 août 2026 17:53, modifié 1 fois.
Genre : Blues du Delta , Blues de Chicago , Blues de Louisiane
Producteur – 19th Street Red
Guitare, Batterie, Tambourin, Harmonica – Red
Le Blues de 19th Street Red, alias Randy Cohen, est un Blues viscéral, brut et sans concession, qui donne envie de transpirer et de se déhancher. Ce style authentique rappelle le groove irrésistible de Muddy Waters.
À Clarksdale, dans le Mississippi, c'est une véritable légende. Son style vocal rauque et mélodieux, associé au jeu incisif de sa guitare Les Paul, évoque ses influences: John Lee Hooker, Howlin' Wolf et Muddy Waters.
Son album "Red Hot", sorti en 2003, en est la démonstration concrète...
Basse, chœurs – Tommy Laughlin
Batterie, percussions, chœurs – Chuck Page
Guitare, timbales, trombone à pistons, chant principal, chœurs – Cham Laughlin
Claviers, chant principal, chœurs – Mark Pond
"Music by Aarone" d'Aaron, paru en 1974, est facile à apprécier car il sonne très familier comme les Allman Brothers ou Santana.
C'était apparemment un projet personnel destiné à la famille, aux amis et aux concerts locaux, avec un tirage limité à 500 exemplaires.
Le son est très professionnel et pourrait facilement provenir d'un grand label. Les compositions sont excellentes. On retrouve des sonorités fluides et groovy, ainsi que des morceaux un peu plus rythmés. du Rock semi-commercial avec des influences Prog et Jazz, mais surtout du Rock accessible. Les sons de clavier sont très réussis.
L'album est étonnamment diversifié.
Musicalement, il impressionne à plus d'un titre car et la production est soignée pour un groupe aussi jeune.
Ce n'est pas le set le plus original jamais entendu, mais, morceau après morceau, ces musiciens sont impressionnants; d'autant plus compte tenu de leur âge.
"Music By Aaron" mérite amplement d'être écouté pour sa qualité vraiment exceptionnelle...
Chœurs – Bobby Rogers, Mike Taylor
Basse – Wayne Winston
Batterie – Joe Laster
Claviers – Mike Taylor
Guitare solo – Bobby Rogers, Ken Wheaton
Chant principal – John Echols, Mike Taylor
Guitare rythmique – Bobby Rogers, John Echols
Crossroads est un groupe de bon Rock Sudiste oeiginaire d'Arkansas, avec un duo de guitares solo très appréciable.
"Southern Strutter", sorti en 1979, possède un son qui rappelle celui de Lynyrd Skynyrd.
C'est un excellent disque de Southern Rock de haute volée, avec de superbes harmonies de guitares, avec une production vraiment réussie pour un album autoproduit, bien meilleure que nombre de productions Hard Rock / Southern Rock pourtant connues, qu'elles soient autoproduites ou issues de majors.
On y trouve un bon mélange de ballades et de morceaux Rock.
Il est étonnant que le groupe n'ait jamais signé avec une maison de disques car "Southern Strutter" est un album adsolument incontournable...
Producteur, Orgue d'église, Piano à queue, Orgues, Clavecin, Piano droit, Synthétiseur, Mellotron, Clavinet – Pär Lindh
Basse – William Kopecky
Chœur – Villberga Choir
Trompette – Bo-Inge Svensson
Violon – Anders Lagerqvist
Chant, percussions – Al Lewis
Dix années séparent l'album "Time Mirror", sorti en 2011, de son prédécesseur, mais Pär Lindh et son groupe n'ont pas beaucoup dévié dans l'intervalle.
Toujours aux commandes d'une myriade de claviers, le Suédois offre un disque que l'on croirait tout droit sorti des années 70, tant dans la forme (4 titres pour 40 minutes de musique) que dans le fond (un Rock Progressif symphonique qui emprunte beaucoup à Emerson, Lake and Palmer, dont il adopte la configuration en mode power trio).
D'autre part, le chanteur possède un timbre et un style vocal qui rappellent ceux de Jon Anderson; les fans de Yes y trouveront donc sans doute beaucoup de plaisir.
La musicalité et la créativité sont remarquables.
Au final, voilà un disque qui s'écoute tout seul...
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 13 août 2026 14:18, modifié 1 fois.
Producteur, Chant principal, guitare acoustique – Larry Quinn
Basse – Eliot Collins
Batterie – Bruce O'Keefe
Claviers, guitare rythmique, chœurs - Leo Muzzy
Guitare solo, guitare rythmique – Rich Ertelt
Tree Fox fut un groupe obscur et éphémère. Leur unique album, "Rough Road", paru en 1978, propose un Southern Rock mélodique et rural agréable, avec des influences Country / Blues et des claviers, dans la veine de Charlie Daniels Band, ou Allman Brothers Band.
Le groupe était principalement basé dans la région d'Albany, dans l'État de New York, durant la seconde moitié des années 1970.
Deux titres, "15/20" et "Wanderin' Man", ont ensuite été extraits pour une sortie nationale en single.
Tree Fox est composé de guitares exceptionnelles, d'un claviériste de talent, d'une section rythmique impeccable et de la voix puissante de Larry Quinn.
L'influence des Allman Brothers, du Marshall Tucker Band et bien d’autres est indéniable.
Parmi les titres phares, on retrouve "3 Day Weekend", un hommage à ses influences; "Some Woman’s Man", un Blues magistral porté par le jeu de guitare exceptionnel de Rich Ertelt; "Where Does That Leave Me?", un morceau Country pur et dur; et bien sûr, "Doin’ What I Wanna Do", l'essence même du Rock Sudiste...
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 13 août 2026 14:18, modifié 1 fois.
Basse – Freddy Prochnik
Batterie – Néstor Barrios
Flûte, Piano – Alejandro Barzi
Guitare – Carlos Barrios
Chant principal – Alvaro Cañada
"Americanos" de Contraluz, sorti en 1973, est un album plus Rock que Folk, avec un côté mélodique.
La musique mêle la puissance brute du Rock à la délicatesse des voix espagnoles et à la force de la flûte, pour un résultat très proche du son des débuts de Jethro Tull.
Les morceaux sont généralement soit puissants, soit calmes, dominés par la guitare ou la flûte, et la mélodie y est très présente.
Dans d'autres chansons, on trouve des guitares saturées, un son lourd et de l'émotion, grâce à la prestation du chanteur, Alvaro Canada.
La plupart des morceaux combinent les sonorités psychédéliques des groupes de Rock Latino-Américains, des voix chaleureuses et un jeu de guitare sensible, avec la puissance des solos de flûte, des guitares hard rock et une section rythmique solide.
La pure mélodie se transforme parfois en improvisation ou en partie jazzy.
Il en résulte un album à l'équilibre précaire.
"Americanos" est un disque de Prog Latino-Américain de très bonne qualité, recommandé aux amateurs du genre...
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 13 août 2026 14:19, modifié 1 fois.
Producteur – The Ray Pittman Band
Guitare acoustique, guitare rythmique, guitare solo, chœurs – Richard Bell
Chœurs, chant principal, orgue, guitare rythmique – Ray Pittman
Batterie – Ricky Gardner
Basse électrique – Pete George
saxophone alto – Cindy Mayes
piano – Bernie Petteway
saxophone ténor – Frank Mayes
Ray Pittman Band est un bon groupe originaire de Caroline du Nord, qui permet à l'auditeur d’écouter un Southern Rock traditionnel, avec guitares harmonisées et orgue.
Sorti en 1981, le seul album du Ray Pittman Band nous emmène même parfois par moments vers Grinderswitch. Le chanteur a une voix agréablement râpeuse qui colle bien avec le style, les guitares s'entrelassent avec goût, y compris en slide, et l’orgue vient remplir les quelques espaces libérés.
Les compositions variées permettent de voyager confortablement d’un style à l’autre, avec toujours cette rythmique qui pulse, même sur les ballades, et ces guitares joueuses, complémentaires, souvent mélodiques, et qui démontrent un savoir-faire certain de la part des instrumentistes, sans jamais en faire trop non plus.
Assez jouissif, il faut le reconnaître, surtout si un saxophone vient se lancer dans la mêlée, quand ce n’est pas tout une section.
"Getcha Some" estuUn album très recommandable qui ne déparerait pas entre deux albums de groupes sudistes plus connus.
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 13 août 2026 14:19, modifié 1 fois.
Producteur – J. Teal Band
Basse, chant principal – Randy Johnson
Batterie, percussions – Doug Cecil
Guitare – Billy Hardy, Joey Cash
Aucun membre du J Teal Band ne s'appelle J Teal. En fait, Jonathan Teal était un chercheur d'or originaire des collines de l'ouest de la Caroline du Nord, et une fois de plus, un personnage historique obscur a été choisi comme nom de groupe – une tradition des années 70 pour le moins curieuse.
Le groupe était basé à Spartanburg, en Caroline du Sud.
"Cooks" est un album emblématique de son époque, un parfait reflet de l'Amérique profonde de 1977, sur lequel J Teal Band joue un Rock Psychédélique, bluesy et funky, incisif et puissant, avec des influences Southern Rock.
Le chant principal manque un peu de relief, mais la qualité des musiciens est indéniable, notamment les solos de guitare, d'une grande finesse.
"Country Girl", "Lost Love" et "The Cure" sont d'excellents morceaux de Hard Rock, avec des mélodies soignées et un dosage parfait d'improvisation. Hormis deux titres assez banals, courts et portant des noms de villes-États, l'album est tout simplement superbe.
"Cooks" est un incontournable de l'Amérique authentique de la fin des années 70. Pour les fans de Hard Rock, c'est un véritable must...
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 13 août 2026 14:19, modifié 1 fois.
Producteur – Glen Fox
Basse – Steve Hughes
Guitare solo, guitare slide – Ron Roskowske
Chant, batterie, congas – Bob Klaeger
Chant, guitare solo – Terry Midkiff
Chant, piano, orgue, chamblin – Tom Denman
The Macks Creek Band est un excellent groupe de Southern Rock originaire du Missouri, avec des solos de guitare et de slide guitare particulièrement brillants.
Sur "Macks Creek Band", paru en 1980, la musique est une sorte de mélange de guitares incisives entre l"Allman Brothers Band, Mama's Pride et Winters Brothers Band, d'une ambiance festive et décontractée, et de paroles pleines d'esprit, chantées dans un style rock sudiste impeccable, avec de superbes harmonies
Il n'y a pas un seul morceau à jeter, et pour un disque de 1980, c'est une véritable pépite des années 70.
Fortement recommandé à tous les fans de Southern Rock...
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 13 août 2026 14:20, modifié 1 fois.
Producteur – Mike Shipp, Nick Shipp
Basse, chant – Nick Shipp
Batterie, chant – Billy Thornton
Guitare, chant, auteur-compositeur – Mike Shipp
Tres Hombres est une espèce de clône de ZZ Top, originaire de Houston, dans le Sud du Texas qui joue un excellent Blues Rock.
"Gunslinger", sorti en 1983, est un hommage à ZZ Top. On y trouve du bon vieux Boogie bien lourd. C'est un LP solide et agréable à écouter.
L'utilisation de la slide guitare est bien moins présente que chez Billy Gibbons, ce qui donne une dimension différente au Blues à quatre mesures.
Le meilleur morceau est, sans contestation, "Case You Haven't Hear" qui s'éloigne le plus de la formule ZZ Top et qui constitue un excellent titre de Southern Rock bien heavy à part entière.
"Gunslinger" est un album qu'il faut absolument écouter...
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 13 août 2026 14:20, modifié 1 fois.
Pär Lindh - claviers, batterie , piano à queue, clavecin, orgue d'église
Hampus Andersson - guitare, basse, batterie, chant
Mattias Olsson - batterie, percussions, cloches tubulaires
William Kopecky - basse, EBow
Eveliina Ainsalo - chant
Svetlan Råket - batterie
Magnus Brandell - batterie
Jack Bruce - chant sans paroles (à partir de bandes Mellotron)
Magdalena Hagberg - chant
Nisse Bielfield - batterie
Marcus Jäderholm - basse
Jocke Ramsell - guitare
En 2025, Pär Lindh Project a sorti son album mythique, "Nagelfar", à l'image d'un navire, inspiré des héros vikings, en guise d'adieu à ses fans de Prog. Pour les passionnés de claviers vintage.
Pär Lindh perpétue l'héritage des claviers vintage de style Hammond, s'inspirant, en grande partie, de Keith Emerson.
La "Nagelfar Suite" est captivante avec son piano éthéré et hypnotique, une mélodie subtile d'une légende viking, d'où son attrait pour les amateurs de musique. Le son solennel du clavier Hammond, les percussions épiques de Svetlan et même la voix off de Jack Bruce sont présents. Le crescendo est frénétique, puis rêveur, latent, cristallin, puis explosion de batterie. Un break olympique, harpe, candeur musicale; le retour d'une guitare lourde et saturée, un clin d'œil à Led Zeppelin, puis le final évanescent avec Magnus en transe. Une fresque majeure et saisissante.
"Very Nice" est un Hommage à The Nice, un titre entraînant, chanté en Anglais, avec un orgue Hammond vibrant. Matthias Olsson, batteur de Änglagård y joue, entouré de claviers tourbillonnants, sur ce morceau résolument vintage.
"Splendid View", avec son velours pastoral évoque la sensation onirique d'avoir Pär juste devant soi: le piano à queue acoustique, et le Mellotron solennel, obsédant comme par hasard, évoque les grands claviéristes.
Sur "Tres Vieux Jeu", le synthétiseur rend hommage à Emerson, Lake and Palmer avec cette mélodie solennelle de trompette, apportant fraîcheur, grandeur et énergie. Un exercice à l'atmosphère grondante et à la fin olympienne.
"Medieval Dream" suggère, avec un clavecin d'antan, une sonorité perçante qui évoque une image médiévale. L'interprétation est solennelle, avec Eveliina Ainsalo au chant accompagnée d'un piano à queue.
La "Dance Of The Knights" de Prokofiev, inspirée d'une variation de "Roméo et Juliette", rappelle à l'auditeur que la musique classique a une place importante dans la musique de Pär Lindh.
Le piano final swingue, rendant hommage à Emerson, sur "Jerusalem", une reprise d'Emerson, Lake and Palmer, qui met en vedette un orgue d'église, la voix de la regrettée Magdalena Hagberg, le célèbre Nisse Bielfeld à la batterie et la guitare électrique lumineuse de Jocke Ramsell.
"Nagelfar" est un très bel hommage à Keith Emerson...
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 13 août 2026 14:21, modifié 1 fois.
Producteur – Eskaton
Basse – André Bernardi
Batterie – Gérard König
Piano électrique – Eric Guillaume, Marc Rozenberg
Guitare – Alain Blésing
Orgue, synthétiseur – Gilles Rozenberg
Chants – Amara Tahir, Paule Kleynnaert
Quand la musique atteint le niveau de "4 visions" d'Eskaton, paru en 1981, il n'y a pas grand-chose à ajouter. C'est tout simplement un album incontournable pour quiconque est sensible à l'esthétique musicale.
Le groupe a vraiment donné une nouvelle orientation à son son et créé certaines des plus grandes musiques de tous les temps, et probablement le meilleur album de Zeuhl de tous les temps.
Si Eskaton s'est clairement inspiré de Magma, le groupe n'était pas aussi intimidant grâce aux harmonies vocales de ses deux chanteuses et à un son plus électronique, mais son rythme implacable en faisait le meilleur disciple de Magma depuis Weidorje.
Globalement, Eskaton n'a pas révolutionné le son avant-gardiste du Zeuhl, mais sa contribution est indéniable.
Cet album est une excellente synthèse du son Zeuhl, pas forcément plus accessible que Magma, mais un disque qui constitue une très bonne introduction au genre...
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 13 août 2026 14:21, modifié 1 fois.
Chant, guitare, production - Chris Bell
Basse, orgue – Ken Woodley
Batterie – Richard Rosebrough
Chris Bell avait été membre fondateur du groupe de Power Pop, Big Star, originaire de Memphis, dans le Tennessee.
Cependant, il n'auea contribué qu'à l'album "# 1 Record" de 1972, avant de quitter le groupe, désabusé par l'échec commercial du disque et aux prises avec des problèmes de santé mentale de plus en plus préoccupants.
Après son départ, Bell tenta à plusieurs reprises de relancer sa carrière musicale avec le soutien de son frère, parvenant à sortir un single solo et à enregistrer plusieurs maquettes. Ces titres furent proposés à des directeurs artistiques dans l'espoir de décrocher un contrat, mais sans succès. Ce n'est que bien après sa mort que le public put enfin découvrir ces enregistrements dans la compilation posthume "I Am the Cosmos", sortie en 1992.
Bien qu'il ne s'agisse que d'un recueil de demos, l'album est remarquablement cohérent et abouti. Les morceaux rappellent "#1 Record", proposant une Power Pop influencée par les Beatles et des ballades acoustiques introspectives teintées d'une légère mélancolie psychédélique.
Presque tous les morceaux sont excellents, à l'exception de "Fight at the Table", un titre Boogie Rock qui détonne au sein de cette œuvre par ailleurs sensible et introspective.
Au final, cet album soulève des questions cruciales: et si ces maquettes étaient tombées entre de bonnes mains? Et si Bell avait bénéficié de la seconde chance qu’il méritait amplement?
En l’état, "I Am the Cosmos" est un témoignage poignant d’un auteur-compositeur dont la musique laisse entrevoir un potentiel immense. À l’écoute de ces enregistrements, l’univers semblait être la seule limite...
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 13 août 2026 14:21, modifié 1 fois.
Jeff Walker Und Die Flüffers 2006 - Welcome to Carcass Cuntry
Genre: Country Rock, Hard Rock, Country Metal
Producteur – Jeff Walker
Saxophone alto – Jen Peglan
Violoncelle – Anna Picken, Julia Munn
Flûte – Anna Logan , Sarah Broder
Hautbois – Ema Williams (6) , Steph Oatridge
Trompette – Alex Baldwin, Sophie Parsons
Alto – Helen Beecroft, Ruth Woolle , Sally Greenwell
Violon – Erica Nockalls, Hannah Pritchard, Niahm Ferris, Phillipa Lodge
"Welcome to Carcass Country", sorti en 2006, est un album de Country Metal de Jeffrey Walker, du groupe Carcass.
Les instruments sont joués par des musiciens de Heavy Metal renommés, notamment Billy Gould (Faith No More), Ville Valo (HIM), Danny Cavanagh (Anathema), et Bill Steer et Ken Owen (membres de Carcass).
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 13 août 2026 14:22, modifié 1 fois.
"sertion in Middle "C"" est un rare vinyle électronique de 1975 du Dr. Philter Banx, sorti sur le label Criminal Records.
C'est une parodie ironique et avant-gardiste de la musique d'ambiance, commercialisé avec le slogan ironique "...scientifiquement programmé pour les couples intimes...".
Mais, en fait, ce n'est pas de la musique d'ambiance au synthétiseur Moog, c'est plutôt du Krautrock de première qualité.
La première face se situe à mi-chemin entre le motorik et l'École de Berlin, et la seconde s'inspire pratiquement des débuts de Popol Vuh...
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 13 août 2026 14:22, modifié 1 fois.
Butch Walker - Batterie
Dave Ferrara - Batterie
David Maxwell - Claviers
Eric Arrington - Basse
Jerry Portnoy - Harmonica
Jesse Yawn - Chant
Sharon Clark - Chœurs
"Forevermore", sorti en 1998, confirme le talent exceptionnel de la voix blues fabuleuse de Jesse Yawn, terriblement sous-estimée et sous-payée, qui a peiné dans ce milieu pour un salaire dérisoire.
Yawn est une figure incontournable de la scène Blues de Baltimore et de Washington, il aurait mérité assurément une plus grande visibilité et une reconnaissance accrue.
Cet album montre que cet artiste est capable d'évoquer les sonorités classiques du Blues et de la Soul du Sud, tant par sa voix que par ses textes.
Le chant évoque souvent B.B. King et Bobby Bland. À l'instar de King, il passe avec aisance des complaintes mélancoliques aux airs jump traditionnels. Comme Bland, il agrémente parfois les paroles d'embellissements expressifs et empreints de Soul.
Lorsqu'il compose, son œuvre témoigne d'une solide connaissance des traditions Blues et Soul, et si certaines de ses chansons rappellent indéniablement les enregistrements de King, cela ne constitue pas un défaut majeur.
"ForeverMore" présente, cependant, quelques défauts, notamment des arrangements de cuivres qui manquent de puissance et d'éclat, mais la contribution de Jesse Yawn est presque toujours impressionnante.
De plus, sa voix envoûtante est tantôt exubérante, tantôt subtilement mise en valeur par le pianiste Dave Maxwell, le guitariste Tino Gonzales et d'autres musiciens...
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 13 août 2026 14:22, modifié 1 fois.
Theo Hakola - chant, guitare
Pascal Humbert - basse, contrebasse, guitare
Jean-Yves Tola - batterie
Lionel Dollet - guitare et aux claviers
Bénédicte Villain - violon
"Fat Tuesday" de Passion Fodder, paru en 1986, est une merveille de Rock de bar Franco-Américain avec des couplets simples, une progression rythmique à la Velvet Underground et des paroles qui explorent la tension entre culpabilité et ferveur religieuses.
C'est du Rock indé des années 80 tourné vers les années 90, avec juste ce qu'il faut d'étrangeté. Même les emprunts directs à R.E.M. ont leur charme.
"Fat Tuesday" est sans doute le meilleur album du groupe, car, outre le magnifique "Heart Hunters", il contient un autre classique, "In the Echo", qui parle d'un frère qui sombre dans la déchéance.
D'après le groupe, "Fat Tuesday" a été produit par Theo Hakola, Passion Fodder, Dieu et l'Orgasme...
The Petards avaient tenté l'impossible. Au début du Rock, ce groupe Allemand, originaire d'une province isolée, s'était formé pour percer par ses propres moyens, nourrissant en secret le rêve d'une renommée internationale.
En sept ans de carrière, ils ont donné des milliers de concerts, sorti cinq albums, une douzaine de singles et acquis une expérience précieuse, un héritage que d'autres groupes Allemands peinent encore à posséder aujourd'hui.
Ils figurent parmi les pionniers du Rock Allemand, confrontés à la tâche ingrate de faire découvrir cette musique nouvelle aux zones rurales de la République, où le Beat et le Rock n'étaient auparavant accessibles que par la radio.
Bien que des groupes comme les Petards y aient rencontré un public enthousiaste et avide de nouveauté, leur travail de terrain musical fondamental leur a généralement valu une reconnaissance peu glorieuse.
Cette compilation montre un groupe qui avait un certain potentiel, malheureusement sous-exploité...