C'est vrai, c'est de lui.
« Le cri de ralliement de cette jeunesse qui s'affirme pour la première fois, c'est « yé-yé » », écrit-il. Pour lui, la frénésie déclenchée par le yé-yé du twist est certes « vide », puisqu'elle ne défend pas une idée, comme ce fut le cas de la jeunesse de 1914 qui partit fleur au fusil, en ce sens, Morin y voit un progrès non une régression. Pour lui, ce mouvement participe, au moment même où le monde développé accède à la société de consommation, « du retour de toute une civilisation vers un rapport plus primitif, plus essentiel avec la vie ». Yé-yé en réaction donc à l'ère des Choses, décrites par Georges Pérec en 1965.