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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » sam. 4 mars 2023 10:14

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Sufficiently Breathless - 1973
C'est un bon album avec une musique intéressante, fraîche et bien jouée. Mais pas du niveau du premier album du groupe, que j'ai trouvé incroyablement intense et passionnant

Les principales différences sur cet album sont : le remplacement de l'exceptionnel batteur Bobby Caldwell par Marty Rodriguez, l'élargissement à un groupe de 6 personnes avec l'ajout du claviériste Reese Wynans et du percussionniste Guille Garcia, l'utilisation massive de rythmes latins, et l'absence des suites plus longues et interconnectées qui dominaient le premier album.
Bien que Rod Evans chante bien, j'ai l'impression que l'enregistrement de sa voix ne lui a pas donné la même présence qu'il avait sur le premier album. Le guitariste Rhino nous offre encore de nombreux riffs et solos, tant acoustiques qu'électriques. Malheureusement, la basse de Lee Dorman n'est pas aussi proéminente dans la formation élargie. Le reste du groupe joue ses parties de manière compétente, mais ne fait pas vraiment d'étincelles.

Il est intéressant de noter que toutes les chansons de cet album ont été écrites par Lee Dorman alors que les chansons du premier album avaient été co-écrites par Rod Evans et Bobby Caldwell (qui est parti avant l'enregistrement de cet album). Evans avait participé à l'écriture des chansons des 3 premiers albums de Deep Purple, il est donc étrange qu'il n'ait pas contribué aux chansons de cet album. Notez que Dorman avait coécrit des chansons avec les membres de son ancien groupe, Iron Butterfly. Cela suggère peut-être que Caldwell était le principal auteur des chansons du premier album ? Ou que Dorman et Evans n'arrivaient pas à écrire ensemble ? Ou encore qu'Evans était frustré et ne voulait pas faire plus d'efforts que d'enregistrer ses pistes vocales ? Notez que le site Web de la Deep Purple Appreciation Society affirme qu'Evans a pris l'avion pour rentrer de Géorgie à Los Angeles au milieu de la session d'enregistrement et qu'il a fallu le persuader de terminer sa voix dans un studio de Los Angeles.

De nombreuses chansons ont des paroles psychédéliques. La chanson titre est inhabituelle en ce sens que la musique semble légère et upbeat, mais les paroles se terminent en dépression en répétant la phrase "nothing left to live for". "Distant Sun" et "Everything's a Circle" expriment une frustration similaire : "Can't you see that I'm living in confusion and I can't find no way out" et "What is wrong with this world of mine/Falling in a spiral".
Alors, peut-être que Lee Dorman était aussi déprimé par l'état du groupe ou du monde ?

Si vous ne vous attendez pas à une répétition du premier album de Captain Beyond et que vous êtes prêts à écouter cet album et à l'accepter selon ses propres termes, je pense que vous l'apprécierez.
Roger Berlind


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Message par alcat01 » sam. 4 mars 2023 10:15

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1968 - Diary of a Band Volume 2
Le disque commence par une superbe harmonica de Mayall sur "The Train" et montre pourquoi il devrait être considéré comme l'un des plus grands de l'harmonica blues, et ses touches sont également excellentes. Le saxo de Dick-Heckstall Smith est également stellaire ici. Mick Taylor continue également son génie sur ce disque. "Crying Shame" continue dans cette veine avec la guitare de Taylor et le saxo de Heckstsall Smith jouant un rôle de premier plan. Je n'ai pas oublié la batterie et la basse, qui sont toutes deux fantastiques sur cet album, offrant un excellent accompagnement ici, Keef Hartley étant tout simplement génial à la batterie. "Help Me Baby" est un super morceau presque boogie.

Dans l'ensemble, ce disque est un enregistrement classique du blues britannique, démontrant une maîtrise totale du genre.
Dante



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Message par alcat01 » sam. 4 mars 2023 11:20

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Georgia Satellites (1986)
En 1986, Georgia Satellites debarque avec sous le bras un premeir album éponyme à forte coloration rock sudiste et aux influences bluesy très prononcées. A l'époque, ce quartette originaire de Atlanta était plutôt en décalage par rapport à ce qui marchait le plus à l'époque puisque les formations reines étaient Bon Jovi, Ratt, Mötley Crüe.
Pourtant, ce groupe emmené par le chanteur Dan Baird a un potentiel non négligeable. La preuve: Elektra les a pris sous sa coupe.

Et ce premier album renferme des compos rock n'roll de premier choix; à commencer par "Keep your hands to yourself", un mid-tempo cool et catchy qui fut un hit aux USA et qui a contribué à faire connaître Georgia Satellites. Toutefois, il serait franchement injuste de résumer cet opus à cette chanson, d'autant qu'il ne s'agit pas forcément du meilleur titre(du moins, à mon avis). Parmi les autres titres qui attirent l'attention, mentionnons les excellents "Railroad steel"(ça secoue sévère !), "The myht of love", "Can't stand the pain", le mid-tempo "Golden night" qui navique entre rock et ballade, "Nights of mystery" qui débute à la guitare sèche avant de basculer dans des sphères électriques.
D'autre part, on trouve 2 reprises plutôt réussies: "Every picture tells a story"(de Rod Stewart) et "Battleship chains"(des Woods).

Cet album, à l'époque, fut une agréable surprise et, aujourd'hui, il demeure agréable à écouter car il fleure bon l'Amerique profonde et ses grands espaces. La voix de Dan Baird et le jeu de guitare de Rick Richards(qui place la note juste au bon moment) valorisent à merveille ce disque qui s'en est remarquablement tiré au milieu des faunes Hard US/Heavy-metal/Thrash et qui reste le plus gros succès de Georgia Satellites(disque de platine aux USA).
THE MARGINAL


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Message par alcat01 » sam. 4 mars 2023 13:25

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Eddie And The Hot Rods – Life On The Line
Le deuxième album très attendu d'Eddie & the Hot Rods est sorti à l'automne 1977, dans la foulée du plus grand succès du groupe, le glorieux hymne "Do Anything You Wanna Do". Comme cette attraction, Life on the Line révèle une perspective musicale considérablement plus mature que son prédécesseur, le furieux Teenage Depression.
Conscients qu'il ne servait à rien de poursuivre leurs visions R&B originales face aux hordes toujours plus rapides du punk, les Hot Rods ont bifurqué vers un prototype percutant de ce qui deviendrait plus tard la power pop, inondé de guitares et de riffs, mais s'accrochant aussi à des mélodies véritablement mémorables. Bien sûr, le groupe n'a pas complètement ignoré son passé - excusez la production étincelante du jeune Steve Lillywhite, et tant le "Quit This Town", alimenté par les guitares des Pistols, que la conclusion prémonitoire, "Beginning of the End", auraient facilement pu s'intégrer à Teenage Depression. Mais, à l'inverse, l'instrumental "We Sing...The Cross" va bien au-delà de tous les pâturages musicaux que le groupe a pu effleurer jusqu'alors, vers les mêmes extrêmes de tension et de relâchement qui ont fait du début de Television une expérience si dynamique.
Le résultat final est un album qui, aujourd'hui encore, fait figure de classique - difficile de croire, en effet, qu'avant sa sortie, il était difficile d'imaginer que le groupe puisse un jour égaler le punch triomphant de ce tube.

Musicalement, le single qui en découle est décevant, mais les possibilités sont toujours intrigantes.
Dave Thompson


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Message par alcat01 » sam. 4 mars 2023 15:44

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1993 Haircut
Nous sommes maintenant en 1993. Si certains pensent que George THOROGOOD et ses fidèles DESTROYERS vont changer d’un iota leur ligne de conduite, transformant ainsi leur répertoire, ils se mettent un doigt dans l'œil, geste souvent désagréable.
Seul changement avec ce dixième album studio, la pochette est l’œuvre de Peter Bagge, ancien collaborateur du légendaire Robert Crumb, spécialisé dans la bande dessinée alternative (Net Stuff, Hate). Lors d’une interview postérieure, George précisait que le design de l’album était un choix de sa maison de disques : EMI avait probablement pensé que l’illustration de Bagge pouvait endiguer une foule d’acheteurs passionnés par la B.D et la pensée libertaire dont se réclamait le dessinateur, autant de sous-entendus laissant à penser que cette pochette humoristique n’était pas du goût du bon vieux George.

Fidèle à l’adage qui veut qu’on ne change pas une équipe qui gagne, l’album est enregistré sous la houlette de l’indéboulonnable Ted Manning et du prolifique Bob Ludwig, l’un des maîtres du remastering. Enregistré à Memphis au Sounds Unreel Studio et finalisé aux Bahamas au Compas Point Studio, antre de Chris Blackwell et Terry Manning, Haircut reprend strictement les recettes des albums précédents : du Boogie Blues, du Blues et du Boogie Rock à la sauce Thorogood. Il ne faut pas s’attendre au moindre changement, le guitariste reste fidèle à ses habitudes. Hormis un album acoustique, il n’a jamais changé son fusil d’épaule après plus d’un demi-siècle de carrière.

Le disque s’ouvre sur une note humoristique avec "Get A Haircut", une compo de David Avery (ex batteur de The Wrong Windows). On ne peut que se laisser prendre au jeu de ce Boogie Rock bien fendard : I was a rebel from the day I left school - Grew my hair long and broke all the rules - And I should, get a haircut and get a real job - Clean your act up and dont be a slob. Autre Boogie Rock avec "Killer’s Bluze", un inusité de Dex Rogers qui marche sur les traces du hit "Bad To The Bone".
George se laisse aller sur diverses reprises sortant de son pré carré habituel. C’est ainsi qu’il transforme "Gone Dead Train", compo de Jack Nitzsche popularisée par Randy NEWMAN dans la bande originale de Performance avec James Fox et Mick Jagger. Une version qui dépasse, selon nous, celles de NAZARETH et des BINTANGS. Changement total de cap avec "My Friend Robert", titre du guitariste Folk Patrick Sky. Cette fois, George distille une pièce entièrement acoustique avec une chanson hommage non pas à Robert JOHNSON, comme on pourrait le croire, mais à Mississippi John Hurt.
Comme à l’accoutumée, les reprises Blues sont toujours partie prenante : "Want At Blues" remet au goût du jour un inusité de John Lee HOOKER gravé en 1961 pour le label de Chicago Vee Jay Records. La basse pleine de rondeurs impulse au morceau un décor moins frustre que l’original. Une version supérieure à celle du Duke Robillard Band qui s’orientait sur le West Coast Blues. Accrédité à Bo DIDDLEY, grande influence du guitariste, "Cops & Robbers" est en fait une compo de Kent Harris, membre du fantasque Boogaloo & His Galland Crew. Alternant entre paroles chantées et parlées, Thorogood nous assène ici un Boogie plein de tension qui monte crescendo. Mais c’est bel et bien le tandem Howlin’ Wolf/ Willie DIXON qui se paye la part du roi avec pas moins de trois covers : "Howlin’ For My Baby" pourrait servir de synthèse au jeu pratiqué par le guitariste. Déjà utilisé dans "Better Than The Rest", album MCA non retenu par George dans sa discographie, le guitariste nous assène ici une version plus longue et plus intense avec l’apport d’Hurricane Carter au sax. Si on reste attachés à la version du Loup Hurlant, "Down In The Bottom" a fait l’objet de nombreux essais plus ou moins fructueux. Si Jeff Simon s’offre une intro de fou, martelant le rythme à la grosse caisse, les riffs montent au fil des secondes. Une version largement supérieure aux soupes des EVERLY BROTHERS ou de CLAPTON, bien trop mollassonnes. Si "I’m Ready" débute avec des percussions à cheval entre une sonorité tribale et un tempo martial, il s’agit là du titre de Dixon popularisé par Muddy WATERS et non de son homonyme composé par Fats DOMINO, standard repris par les Destroyers dans l’album Born To Be Bad, d’où une possible confusion. Fidèle à son habitude, Thorogood nous assène un Boogie Rock aussi efficace que trépidant.
Si une poignée de nouvelles chansons composées par d’autres viennent fleurir l’album, Thorogood achève son opus avec son unique compo, "Baby Don’t Go", un titre festif marqué par la présence de Carter aux claviers. Si le rythme entraînant se révèle plus léger, la piste sert de chaînon manquant entre le Boogie du guitariste et un R&B à l’ancienne revisité à la manière des MAVERICKS, Moon MARTIN ou du Sir Douglas Quintet du regretté Doug Sahm.

Si le visuel tentait de marquer une rupture avec les précédentes galettes, George et ses fidèles Destroyers restent fidèles à leur répertoire, du Boogie patiné de Blues ou de Rock nuancé par de scrupuleuses incursions liées au registre. On pourrait presque paraphraser le film de Milestone et affirmer : A l’Ouest rien de nouveau. Un disque à contre-courant de la production nineties.
LE KINGBEE


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Message par alcat01 » sam. 4 mars 2023 17:48

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1976 Rocks
Après plusieurs années à avoir tourné sans relâche et à peaufiner son identité musicale, Aerosmith a enfin accédé à une plus large reconnaissance auprès du public avec l'album "Toys in the attic" en 1975. 1 an plus tard, Steven Tyler & Co. enfoncent le clou avec "Rocks", véritable chef-d'oeuvre intemporel, un des albums incontournables des 70's. Certains(dont votre serviteur) le considèrent même comme l'un des 10 meilleurs disques de hard-rock de tous les temps.

Mais trève de bavardage, voyons en detail le menu de ce "Rocks", quatrième effort discographique des Aero...
- "Back in the saddle": voilà un titre idéal pour ouvrir un album rock. Tout commence par une intro doucereuse qui monte en puissance, puis BOUM ! La voix de Steven Tyler, déchainé, arrache tout sur son passage; soutenue par des guitares heavy et survitaminées. La section rythmique dynamise le tout efficacement. Assurèment un véritable hymne qui fait partie intégrante du patrimoine du hard-rock.
- "Last child": Le début du titre laisse à penser qu'il s'agit d'une ballade et que les 5 Dupondts Volants veulent temperer leurs ardeurs après un départ en fanfare. Erreur car voilà que des riffs heavy et venimeux durcissent le ton et que Steven Tyler se lance dans une tirade funky qui progresse crescendo. S'ensuit un solo de guitare direct et ravageur, puis un petit pont mélodieux avant que le refrain imparable ne vienne achever le morceau. Voilà un titre qui a certainement influencé les Extreme, Dan Reed Network, voire Red Hot Chili Peppers.
- "Rats in the cellar": Là, on redémarre au quart de tour. Titre très rock, très énergique avec, en plus, ce sentiment d'urgence, cette rage de tout devaster sur son passage. Aerosmith a le feu sacré, ne calcule pas; si bien que la fin du morceau sonne terriblement live avec ces incessants assauts de guitare et un Joey Kramer survolté derrière ses fûts.
- "Combination": mid-tempo à la fois heavy et mélodique, Aero va explorer les sphères psychédéliques et Joe Perry, l'auteur de ce morceau, se lâche complétement à la fin en assénant des déluges de guitares explosives, bien soutenue par une rythmique en béton.
- "Sick as a dog": Steven Tyler, Joe Perry et consorts ont plus d'un tour dans leur sac et nous gratifient d'un morceau rock n'roll plus aérien, plus leger, à la limite du glam. Les New York Dolls ont probablement influencé nos 5 Bostoniens. Une trouvaille toutefois intéressante et sympa à écouter.
- "Nobody's fault": Le morceau le plus violent de l'album, voire peut-être du répertoire de la bande à Steven Tyler. Celui-ci, sur ce mid-tempo, éructe en poussant ses cordes vocales jusqu'au point de rupture, mais ne faiblit jamais. Et les guitares ne sont pas en reste puisqu'elles crachent des riffs plombés sans interruption avant que le morceau ne s'achève en roue libre. Les Monster Magnet et Trouble ont certainement été inspirés par ce titre.
- " Get the lead out": Là, on revient à quelque chose de plus funkysant. Aerosmith, une fois encore, réussit le parfait alliage entre hard-rock et funk et anticipe largement cette fusion qui prendra forme au cours des 80's et du début des 90's.
- "Lick and a promise": Retour à quelque chose de plus percutant, plus foncièrement rock. Sur ce titre, l'esprit d'urgence transparait à nouveau et quelques passages déjantés apparaissent.
- "Home tonight": Aux antipodes des autres chansons, "Home tonight" est une (courte) ballade romantique qui vient calmer les esprits après une telle tempête... et en attendant la suite.

Vous l'avez compris: "Rocks" est un monument de l'Histoire du rock. Steven Tyler, Joe Perry and co. étaient, à ce moment-là, au summum de leur inspiration et la production de Jack Douglas est impeccable.
L'influence de ce disque sur les futurs groupes(Guns N'Roses et Mötley Crüe en tête) a été décisive. Grandiose !!
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Message par Suricate » sam. 4 mars 2023 19:01

Pochette et musique de 'rocks", rien à redire sur cet album, une oeuvre phare.

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Message par alcat01 » sam. 4 mars 2023 19:37

Suricate a écrit :
sam. 4 mars 2023 19:01
Pochette et musique de 'rocks", rien à redire sur cet album, une oeuvre phare.
Le must suprême du groupe!

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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par Cooltrane » sam. 4 mars 2023 19:55

alcat01 a écrit :
sam. 4 mars 2023 19:37
Suricate a écrit :
sam. 4 mars 2023 19:01
Pochette et musique de 'rocks", rien à redire sur cet album, une oeuvre phare.
Le must suprême du groupe!
2è album préféré après le fabuleux mais sous-estimé Get Your Wings.

Pour Thorougood, j'ai arrêter après Bad To The Bone (cela se répétait trop)

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Message par alcat01 » sam. 4 mars 2023 19:57

Cooltrane a écrit :
sam. 4 mars 2023 19:55
alcat01 a écrit :
sam. 4 mars 2023 19:37
Suricate a écrit :
sam. 4 mars 2023 19:01
Pochette et musique de 'rocks", rien à redire sur cet album, une oeuvre phare.
Le must suprême du groupe!
2è album préféré après le fabuleux mais sous-estimé Get Your Wings.
Entièrement d'accord!
"Get Your Wings" est un énorme album beaucoup trop sous-estimé!

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Message par alcat01 » sam. 4 mars 2023 19:58

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1981 : 1234
Chaque aspect de l'album solo de ce Rolling Stone respire l'indulgence envers les superstars, de la couverture bizarre - regardez, Ron chevauche un chameau sous des avions à réaction - à l'exhortation surréaliste du coproducteur Andy Johns en quatrième de couverture : "ne laissez personne l'enregistrer car le label a besoin d'argent".
Il n'y a aucune chance que cela se produise : trois studios sont crédités, et chaque morceau est composé d'une équipe différente. De nombreux suspects habituels apparaissent, notamment le claviériste Ian McLagan, le pianiste Nicky Hopkins et le saxophoniste Bobby Keys, le chanteur R&B Bobby Womack et le pianiste Nicky Hopkius. Même le batteur des Stones, Charlie Watts, apparaît sur quelques morceaux. De plus, cette compagnie raréfiée n'a pas eu de matériel décent pour exercer ses talents.
La plupart des chansons ressemblent à des demos ou à des ébauches inachevées avec de nouveaux ajouts, comme l'instrumentale "Redeyes", qui semble n'être qu'une excuse pour que Wood fasse étalage de ses talents de dobro. "Wind Howlin' Through" demande à l'auditeur s'il peut entendre ce qui se passe, mais rien de plus, et gaspille un cameo de batterie d'Alan Myers de Devo. La voix de Wood est tendue - et souvent impossible à déchiffrer. Ils ne sont guère plus que des souffles et des bouffées sur le morceau titre avec bruit de fond, et ils gâchent le reggaien "She Was Out There", qui est l'un des meilleurs moments ici - mais "Fountains of Love" est soul aux yeux bleus ternes qui ne décollent pas du sol. Les meilleurs moments sont les moins artificiels, notamment la démarche country de "Outlaws", le scintillant "Priceless" et "She Never Told Me", qui se targue d'un long solo de guitare mordant.

Cependant, il arrive trop tard pour sauver cet album. Bien qu'il soit loin d'être un embarras total, 1234 est facilement l'effort solo le moins distingué de Wood, bien que ses dessins soient sympathiques.
Ralph Heibutzki


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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par Cooltrane » sam. 4 mars 2023 20:10

alcat01 a écrit :
sam. 4 mars 2023 19:57
Cooltrane a écrit :
sam. 4 mars 2023 19:55
alcat01 a écrit :
sam. 4 mars 2023 19:37


Le must suprême du groupe!
2è album préféré après le fabuleux mais sous-estimé Get Your Wings.
Entièrement d'accord!
"Get Your Wings" est un énorme album beaucoup trop sous-estimé!
Oui, mais la croc-nique :pan1: que tu as choisi le descend en flèche :footzzz: - d'autant plus que Toys est bien plus faible que les albums qui le sandwichent.

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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » sam. 4 mars 2023 20:29

Cooltrane a écrit :
sam. 4 mars 2023 20:10
alcat01 a écrit :
sam. 4 mars 2023 19:57
Cooltrane a écrit :
sam. 4 mars 2023 19:55


2è album préféré après le fabuleux mais sous-estimé Get Your Wings.
Entièrement d'accord!
"Get Your Wings" est un énorme album beaucoup trop sous-estimé!
Oui, mais la croc-nique :pan1: que tu as choisi le descend en flèche :footzzz: - d'autant plus que Toys est bien plus faible que les albums qui le sandwichent.
J'avoue que je n'ai pas le temps d'écrire une critique de mon propre chef qui tienne la route.
C'est pourquoi j'ai recours à tous ces textes...
Le choix que j'avais fait avait été un choix plutôt par défaut qu'autre chose.
Mais, je reconnais que là encore, tu as tout à fait raison!
MEA CULPA

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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » dim. 5 mars 2023 10:19

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"Dawn Explosion" est le troisième album studio du groupe de hard rock américain Captain Beyond. L'album a été publié par Warner Bros. Records en 1977. Le groupe s'était séparé à la fin de 1973 mais s'est reformé en 1976 avec un nouveau chanteur Willie Daffern. Il remplace Rod Evans (Ex-Deep Purple). Le batteur Bobby Caldwell, le bassiste Lee Dorman (Ex-Iron Butterfly) et le guitariste Larry Reinhardt font toujours partie de la formation.

Le style musical de l'album est un hard rock plus doux et me rappelle plus d'une fois Wishbone Ash au milieu des années 70 avec des albums comme "There's the Rub (1974)", "Locked In (1976)", "New England (1976)" et "Front Page News (1977)".
J'ai été très impressionné par le premier album éponyme de Captain Beyond en 1972, qui est un album fantastique de bout en bout, et j'ai trouvé "Sufficiently Breathless (1973)" décent aussi, mais sur "Dawn Explosion", c'est comme si la musique manquait de puissance et d'âme. Le nouveau chanteur Willie Daffern a une voix similaire à celle de Rod Evans, mais il est loin d'être aussi convaincant que ce dernier. Les trois vétérans du groupe qui s'occupent de la partie instrumentale sont tous des musiciens compétents et cela est heureusement évident tout au long de l'album.

"Dawn Explosion" bénéficie d'une production sonore décente qui convient à la musique. Comparé au son plus étagé de "Sufficiently Breathless (1973)" (qui comportait un piano omniprésent), le son de "Dawn Explosion" est plus dépouillé et plus hard rock.
On a toujours l'impression que les morceaux sont un peu bâclés et peu inspirés, et si l'on ajoute à cela le fait que Willie Daffern n'est pas exactement un renfort au poste de chanteur, "Dawn Explosion" n'est pas le retour qu'il aurait pu être.
UMUR


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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » dim. 5 mars 2023 10:21

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1968 - Bare Wires
Un autre album de John Mayall et encore une autre formation des Bluesbreakers. C'est comme s'il y avait une clause écrite dans le contrat du groupe stipulant que le personnel devait changer après chaque sortie. Pour Bare Wires, le groupe s'est agrandi pour devenir un sept pièces. Se joignant à Mayall et Mick Taylor, Tony Reeves à la basse, Jon Hiseman à la batterie, Henry Lowther au cornet et au violon et Dick Heckstall-Smith et Chris Mercer jouant tous deux de nombreux saxos. J'aimerais dire que le renforcement du groupe a eu un effet positif, mais un blues serré, efficace et bien joué a, à certains égards, été remplacé par un excès de gourmandise et un penchant plus prononcé pour le monde du jazz.

Cette remarque est un peu injuste car la critique porte surtout sur la "Bare Wires Suite". Un opus en sept parties censé être basé sur des événements de la vie personnelle de Mayall, le morceau prend vingt-trois minutes pour aller absolument nulle part. Il y a peut-être eu un moment, pendant ma période prog rock, où j'aurais apprécié le mélange tentaculaire et désordonné de styles musicaux et l'étalage individuel de compétences, mais aujourd'hui, tout cela me semble un peu trop prétentieux et égocentrique. Heureusement, l'égocentrisme se limite à ce seul morceau, bien qu'étiré, et Bare Wires retrouve rapidement le rythme du blues.
La lenteur de "I'm A Stranger" et de "Killing Time", le rebondissement et le grind de l'instrumental "Hartley Quits" et les vœux pieux légèrement troublants de "She's Too Young" aident Bare Wires à se retourner. Mais c'est l'une de ces rares éditions remasterisées où les titres bonus donnent vraiment du mordant à l'album. "Picture On The Wall" et "Jenny" sont sortis à l'origine comme un single indépendant, tandis que "Knocker's Step Forward", avec Heckstall-Smith jouant deux saxophones en même temps, et "Hide And Seek" ont été laissés sur l'étagère pendant plusieurs années. Je ne peux pas dire que j'aime trop les morceaux live "Look At The Girl" et "Start Walkin'", mais ils sont toujours bien au-dessus de la "Bare Wires Suite".

Bare Wires est l'album de John Mayall's Bluesbreakers le plus faible que je possède mais, étant donné la qualité exceptionnelle des autres, ce n'est pas une trop grande critique. Tout est relatif !
Grampus


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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par Algernon » dim. 5 mars 2023 10:39

Cooltrane a écrit :
sam. 4 mars 2023 20:10
alcat01 a écrit :
sam. 4 mars 2023 19:57
Cooltrane a écrit :
sam. 4 mars 2023 19:55


2è album préféré après le fabuleux mais sous-estimé Get Your Wings.
Entièrement d'accord!
"Get Your Wings" est un énorme album beaucoup trop sous-estimé!
Oui, mais la croc-nique :pan1: que tu as choisi le descend en flèche :footzzz: - d'autant plus que Toys est bien plus faible que les albums qui le sandwichent.
Toys : "faible" ... (smiley estomaqué)
Je ne suis pas trop vieux pour ces conneries.

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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » dim. 5 mars 2023 10:50

Algernon a écrit :
dim. 5 mars 2023 10:39
Cooltrane a écrit :
sam. 4 mars 2023 20:10
alcat01 a écrit :
sam. 4 mars 2023 19:57


Entièrement d'accord!
"Get Your Wings" est un énorme album beaucoup trop sous-estimé!
Oui, mais la croc-nique :pan1: que tu as choisi le descend en flèche :footzzz: - d'autant plus que Toys est bien plus faible que les albums qui le sandwichent.
Toys : "faible" ... (smiley estomaqué)
Les jugements sont forcément toujours subjectifs!
A chacun de se faire sa propre opinion...

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alcat01
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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » dim. 5 mars 2023 11:09

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"In the land of salvation and sin" est le troisième album du quartette américain de Georgia Satellites. Celui-ci a donné entièrement satisfaction aux amateurs de rock hard aux relents sudistes avec ses 2 précédents albums et il s'agit de confirmer. Ce troisième album marque un changement par rapport à ses 2 prédécesseurs: cette fois-ci, le groupe n'apparait pas sur la pochette de l'album, dont l'artwork est davantage recherché.

Sur le plan musical, en revanche, les gars de Georgia Satellites continuent de faire ce qu'ils ont toujours su faire, à savoir du hard rock bluesy mâtiné d'influences sudistes. Bien leur en prend car "In the land of salvation and sin" regorge de compos abouties, inspirées et chaleureuses et le combo américain a pris soin d'ajouter quelques ingrédients tels que la slide, la mandoline, le piano.

L'entraînant et joyeux "I dunno", le très roots "Bottle o' tears", "Shake that thing" avec ses choeurs gospel et ses ambiances exotiques, la merveilleuse ballade acoustique "Another chance"(à chanter en choeur avec des amis autour d'un feu de camp), le déchaîné "Slaughterhouse" sur lequel les guitares fusent de toutes parts, "Stellazine blues", l'autre ballade bluesy "Sweet blue midnight"(avec la participation d'une chanteuse nommée Nicolette Larson en tant que guest), le très cool et coloré "Crazy", ainsi que le hard boogie virevoltant "Dan takes five", qui donne la pêche, sont des titres de premier choix, pleins de classe, de feeling et apportent tellement de bonne humeur qu'ils sont un remède ultra-efficace contre la déprime.
D'autre part, la reprise de Joe South "Games people play" est remarquablement interprétée, tellement convaincante qu'elle s'insère sans problème dans l'album. D'ailleurs, je préfère cette version à celle réalisée par Tesla(que j'apprécie aussi, néanmoins) sur l'album "Bust a nut".

Voilà assurément un superbe album. Avec "In the land of salvation and sin", Georgia Satellites a réussi la passe de trois bons albums consécutifs, ce qui n'est pas toujours évident. Si vous aimez à la fois les Rolling Stones, Lynyrd Skynyrd, Quireboys, Tom Petty et les Black Crowes, je vous recommande ce disque qui n'a pas son pareil pour donner le sourire et que je ne me lasse jamais d'écouter.
THE MARGINAL


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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » dim. 5 mars 2023 14:24

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"NOW" est le successeur du dynamique, élégant et satirique " Young and Rich ", paru en 1976. Avec l'intention de ramener le groupe à ses racines de 'bar band', le producteur John Anthony et the Tubes eux-mêmes ont pour la première fois renoncé aux supports orchestraux, aux sections de cordes et aux sessionneurs de jazz qu'ils avaient utilisés pour étoffer leur son rock grandiose lors de la réalisation de leurs deux premiers albums.
De tels embellissements avaient manifestement posé problème à certains auditeurs, qui trouvaient que le son des Tubes était trop grand : il semblait que seuls les cognescenti comprenaient - the Tubes étaient grandioses de la meilleure manière possible en termes de psych-prog technoflash punk, plutôt que simplement pompeux comme les rangs des artistes populaires mais détestables qui composent le canon de la musique rock pour ceux qui n'aiment pas la musique rock. The Tubes étaient plutôt dans la même catégorie qu'Alice Cooper, présentant à un public sophistiqué une compréhension à la fois de la grossièreté et de la composition musicale vraiment originale par des stylistes de classe mondiale, avec une Grandeur Rock savoureuse plutôt qu'une pompe `anthémique' grossière et creuse à base de refrains.
Mais il était néanmoins temps de changer et les arrangements et la production de `Now' ont donné au groupe l'espace nécessaire pour montrer ce qu'il pouvait faire, en particulier avec des guitares acoustiques et du piano. Comparé à "The Tubes" et "Young and Rich", l'album est plus intime dans sa sonorité : ceci est dû non seulement aux arrangements, mais aussi au sujet des chansons. Alors que le contenu de la satire des Tubes n'était pas toujours aussi explicite sur disque que beaucoup le voudraient (de nombreux morceaux devaient être entendus - et vus - dans le contexte des légendaires spectacles de cascadeurs-costumiers-personnages du groupe pour que l'humour soit compréhensible, tandis que certains étaient très drôles en eux-mêmes - par ex. "Now" a repoussé l'humour noir du groupe au second plan, révélant une noirceur existentielle qui avait toujours été là, mais qui avait été compensée par l'optimisme et la couleur de certaines chansons (comme les fantastiques "Haloes" et "Brighter Day" de Roger Steen).
L'album s'ouvre sur "Smoke", une méditation au piano sur le désespoir de la scène des bars pour célibataires, dont le ton est aussi sombre que "Love is the Drug" de Roxy Music (mais dont l'exécution est plus sombre). Le tintement d'ivoire de Vince Welnicks sur cet album est son meilleur travail et cet album ainsi que le suivant (la ballade pop magnifiquement mélodique "Hit Parade") sont dominés par le travail de piano du grand homme, qui mérite d'être comparé à celui de Mike Garson. "Smoke" ne dure que 4:50 ici - sur l'album live qui a suivi en 1978, il a été étendu à une séance de huit minutes d'une intensité stupéfiante.
Fee Waybill prend la voix principale sur ces deux premiers morceaux, puis Sputnik lui-même prend le relais pour "Strung Out On Strings", une histoire simple sur l'amour d'un garçon pour sa guitare qui est embellie tout au long par de magnifiques riffs et solos électriques et acoustiques de Bill et Roger. Ecastatique, nostalgique et amusante, la chanson est une parfaite illustration des Tubes dans ce qu'ils ont de plus poignant : elle est à la fois amusante et sincère, nostalgique et triomphante, un kaléidoscope d'émotions. Le morceau suivant est un excellent blues acoustique, " Golden Boy " : même si vous n'êtes pas convaincu de l'âme et de l'" authenticité " du blues, comme le clament les critiques et les musiciens ennuyeux depuis quelques décennies, ce morceau vous touchera - entendre Fee Waybill chanter du blues, c'est vraiment quelque chose.
La face originale se termine par une reprise de Captain Beefheart, "My head Is My Only House Unless It Rains", chantée par Sputnik, dont la voix veloutée et rauque est remplie d'un désir sincère. Une mention spéciale pour le synthétiseur de Mike Cotten, qui contribue à certains de ses travaux les plus délicats et les plus émouvants, prouvant que son talent fulgurant ne se limite pas à certains des effets sonores les plus étonnants jamais tirés de l'électronique analogique. L'efficacité simple et l'inventivité propre du batteur Prairie Prince portent également leurs fruits sur ce morceau délicat : étant donné la puissance et la précision du travail de Prairie, sans parler des fills immédiatement reconnaissables qui le distinguent en tant que batteur, non seulement par ses capacités mais aussi par son style, il est facile d'oublier qu'il est capable d'une superbe subtilité ainsi que d'une force de frappe qui rivalise avec John Bonham et Paul Thompson.
La deuxième face (comme à l'époque) s'ouvre sur l'instrumental jazz-prog-latino psyché "God Bird Change", crédité au nouveau membre à l'époque - Mingo Lewis est devenu le neuvième Tube et son incisivité aux percussions (il a joué dans Santana pendant un certain temps) était le complément parfait des compétences exigeantes du reste du groupe. Plus Weather Report qu'Utopia, "God Bird Change" est devenu un tour de force en concert, et ici, il est également très inspirant, donnant à Cotten et Welnick l'espace nécessaire pour s'étirer, riffer, biper et faire des solos avant que Mingo lui-même nous montre ce qu'il peut faire aux congas et aux bongers sur le breakdown.
Vient ensuite le sublime single "I'm Just A Mess", une autre excellente composition de Roger Steen. Rog prend la voix principale sur ce conte tendre d'un gars timide qui cherche l'amour en automne. Je trouve généralement ce morceau indescriptiblement émouvant, surtout lorsque Sputnik intervient (avec sa voix la plus graveleuse) sur le refrain "stay with me baby". Des mélodies et des paroles magnifiques, de superbes guitares, un joli synthé whitenoise de Cotton et les superbes arrangements vocaux et les harmonies proches de Fee, Sputnik et Roger, leurs voix se mêlant brillamment, en font mon single préféré des Tubes.
Le meilleur moment de Re Styles vient ensuite : l'étrange "Cathy's Clone" est aussi glaçant et théâtral qu'un Alice Cooper vintage et bénéficie d'un saxo soprano beefheartien et d'une guitare sordide qui menace de sortir du groove. La voix de Re est ici la plus inhabituelle et constitue un excellent contrepoint aux premiers titres de Blondie : dommage qu'elle n'ait pas chanté beaucoup de titres des Tubes.
"This Town" est un grand morceau de spectacle, le seul morceau de l'album avec des cuivres et des cordes : de superbes synthés et la voix théâtrale de Fee portent le morceau jusqu'à son grand final swinguant où l'attitude dystopique du groupe ressort (`it's a miserable town...a nowhere town...it's the pits...), les paroles étant en désaccord avec la floraison jazzy du morceau. "Pound of Flesh" est plus typique des premiers titres des Tubes, avec son approche rock blagueuse mais qui donne des coups de pied au cul, et Cotton domine une fois de plus, ses éclats de synthétiseur étant d'une puissance stupéfiante, mais son meilleur moment est encore à venir lorsque, sur le dernier titre You're No Fun ", il fait subir à ses instruments des changements impressionnants au début du morceau, ce qui me laisse encore pantois : après plus de 20 ans de manipulation de synthétiseurs analogiques, je ne sais toujours pas comment il fait.

Voilà donc "Now" : sombre, magnifique, sinistre et exaltant dans son intensité. L'album le plus sous-estimé de l'un des groupes les plus sous-estimés de l'histoire, une œuvre d'un génie stupéfiant. Destiné à l'origine à être un album conceptuel (bien que personne ne soit sûr de ce dont il s'agit, même le groupe, qui affirme que le concept s'est effondré pendant l'enregistrement), "Now" a été le dernier grand souffle de studio d'enregistrement des Tubes avant qu'une approche plus commerciale n'apparaisse. Il suffit de l'acheter....
Reaper


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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » dim. 5 mars 2023 15:43

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1997 Rockin' My Life Away
Le quatorzième album de George THOROGOOD sort dans les bacs en mars 1997. Si la pochette nous dévoile un guitariste solitaire faisant ses gammes dans un entrepôt, rassurez-vous chers lecteurs, ses fidèles DESTROYERS sont toujours bien présents.
Si vous allez sur le site officiel de George, vous constaterez que « Rockin’ My Life Away » est chronologiquement son 13ème album. George n’a jamais pris en compte « Better Than The Rest » suite à des désaccords avec la firme MCA. George est un bon gars mais n’aime pas trop qu’on l’entube.

Enregistré à Los Angeles entre novembre et décembre 1996, « Rockin’ My Life Away » n’apporte strictement rien de nouveau dans la carrière du guitariste. C’est comme cela depuis près de vingt ans et cela continuera pendant encore plus de vingt ans et c’est pour cela qu’on aime bien George THOROGOOD, ce mec n’ayant en plus de quarante ans de carrière jamais changé son fusil d’épaule. Ses accompagnateurs sont pratiquement les mêmes depuis le début et le répertoire reste figé dans les mêmes créneaux : du Blues et du Boogie patiné de Rock'n' Roll. En clair, George est un gars qui se fout des modes et des étiquettes. N’allez pas croire que rien ne change. George est un songwriter efficace et il apporte parfois quelques nouvelles compositions. Dans le cas présent, le guitariste apporte deux nouveaux titres sur les douze du CD.

Comme à l’accoutumée, les Destroyers reprennent des titres bien connus issus du répertoire Blues mais également des inusités qu’ils refondent à leur sauce. Si le groupe booste « Get Back Into Rockin’ », une création que Jerry Lynn Williams n’avait pu enregistrer, c’est bien « Trouble Everyday », un célèbre pamphlet bluesy figurant dans « Freak Out ! », le premier disque de Frank ZAPPA, qui frappe les esprits. George dédicace dans son livret une mention hommage à Zappa décédé trois ans plus tôt. Si Thorogood ne fait pas les gros titres des tabloïds, c’est aussi parce que le bonhomme n’aime pas les remous ni faire de vague. Il tient à sa vie privée et préfère la discrétion aux projecteurs de la Jet Set. Mais la reprise et le choix de ce titre nous apprennent un peu plus sur les idées du natif du Delaware. L’injustice sociale et l’iniquité raciale sont des thèmes qui révoltent le guitariste. Si « Trouble Everyday » est divisé par deux en termes de durée, le morceau reste toujours aussi solide et efficace et le tempo de la version originale n’est pas détourné. Un titre gorgé de groove qui nous semble plus entêtant que les versions de Mick Farren ou des Tumbleweed (groupe stoner australien).

Au niveau des inusités, Thorogood s’attaque au « The Usual » de John HIATT. Si l’intensité dramatique est moins relevée que dans l’original, le groupe compense par une slide sobre mais touchant sa cible à chaque note. Si le couple Felice et Boudleaux Bryant a accumulé une longue liste de hits notamment pour les Everly Brothers, Ray Charles, Roy Orbinson, Moon Mullican ou Emmylou Harris, « Living With The Shades Pulled Down », enregistré par Merle Haggard dans une version Country proche du Bakerfield Sound, n’a connu qu’un succès d’estime. George booste un brin le morceau via le sax d’Hank « Hurricane » Carter et un jeu de guitare étonnement très péquenot. Le guitariste rend hommage à l’une de ses idoles en la personne d’Elmore James, l’un des rois de la slide, en reprenant « Manhattan Slide » qui n’est autre que « Pickin’ The Blues », George ayant juste changé le titre de cet instrumental qui place la slide au premier rang. Toujours au rayon des titres méconnus, il reprend « Rockin’ My Life Away » de Mack Vickery, titre que Jerry Lee Lewis avait vainement tenté de faire grimper dans les charts. Les amateurs de Blues et de Blues Rock auront une préférence marquée pour la présente interprétation ; le sax remplace avantageusement le piano du Killer et la guitare en fusion fait le reste, agrémenté d’un chant beaucoup plus volontaire que celui de Jerry Lee. Il rend hommage à Smokey Smothers en reprenant « My Dog Can’t Bark », titre offert à Muddy Waters. Si le chien ne parvient plus à aboyer, la guitare s’en charge pour un titre bourré d’humour. On conseillera au passage la future version du guitariste Lurrie Bell. Il reprend « Stoop Down Baby » compo de Chick Willis, cousin de Chuck Willis et accompagnateur d’Elmore James. Le groupe nous offre une version sans surprise et assez sobre malgré les soubresauts du sax qu’on aurait aimé plus nombreux. Une version qui fait oublier sans mal le futur massacre de Popa Chubby, personnage peu bandant malgré son nom. On aura une préférence pour la version plus ténébreuse de Clarence Edwards.

Dans le tiroir des chansons ayant connu de plus gros succès, on retrouve une bonne version de « Jail Bait », d’André Williams, sur un tempo dont l’intensité monte au fil des secondes. Curieusement, « Blues Hang-Over », hit mineur de Slim Harpo, n’avait jamais été repris. Si la guitare s’annonce plus énergique et le bottleneck plus présent, George nous en délivre une version qui ferait peur au premier alligator venu des bayous, tandis que la basse pleine de rondeur nous transporte au cœur de la torpeur. A déguster à l’ombre avec une cerveza bien fraîche.

Terminons par le travail plus personnel du guitariste avec ses deux compos. « Night Rider » un blues dans lequel le sax et la slide essaient de nous plonger en territoire Voodoo, alors que les baguettes de Jeff Simon oscillent entre le tribal et le métronome. Dernière piste de l’album, « Rock & Roll Man » est un Rock qui s’insère impeccablement dans l’ensemble avec un Hank Carter qui lâche le sax pour se coller aux ivoires.

Ce disque s’inscrit pleinement dans le répertoire de Thorogood et des Destroyers, un répertoire qui reste résolument sur la même lignée depuis le milieu des seventies. Moins de reprises de gros tube mais « Trouble Everyday » vaut à lui seul le détour.
LE KINGBEE


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