J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Buddy Guy – Ain't Done With The Blues – (2025)
Je vous ai parlé il n’y a pas longtemps du « Palmarès 2025 de l'Académie du jazz », parmi les primés un seul écouté… et un autre qui me faisait un clin d’œil, je savais qu’il y en avait un exemplaire pas très loin, à la Cnouf du coin, à orientation clairement « grand public » et pas vraiment spécialisée, mais elle reste malgré tout la plus pointue, à deux heures à la ronde…
J’y ai donc pêché le Buddy Guy, et j’en suis très content. C’est que le gars « n’en a pas fini avec le blues », et il nous le chante avec force et conviction, bien qu’ayant atteint, alors, les quatre-vingt-neuf printemps. Il a fait étape au Blackbird Studio, à Nashville, dans le Tennessee, où se trouve une partie de la musique que j’aimeee…
C’est là qu’il nous joue une partie de son répertoire qui reflète sa carrière, dix-huit étapes au total, toutes somptueuses, qui défilent comme une sorte de bilan, il est accompagné comme un prince, et des invités de marque ponctuent quelques titres…
J’en connais certains, Joe walsh sur « How Blues is That », Joe Bonamassa sur « Dry Stick » et Peter Frampton sur « It Keeps Me Young », il y a également la chorale gospel The Blind Boys of Alabama qui participe à « Jesus Loves The Sinner ».
Tout cela est bel et bon, mais il ne faudrait pas en conclure que le meilleur serait nécessairement là, car il y a également des moments, assez rares il est vrai, de dénuement volontaire où voix et guitare se lient, comme sur le titre d’ouverture « Hooker Thing » où il évoque le shuffle de John Lee Hooker. On pourrait également mettre en avant l’excellent « Blues on Top » qui régale. Il y a également l’engagé « I Don't Forget » qui est un des sommets de l’album, où il dénonce le racisme dans la société où il a grandi.
C’est certain, cet album n’a pas volé sa place dans la catégorie « Prix Blues, Soul, Gospel » de l’Académie du Jazz, mais ce serait presque réducteur de le placer dans une case, car il peut plaire à beaucoup… Dans la foulée il a également été récompensé par un « Grammy Award for Best Traditional Blues Album » en février.
Buddy Guy - Hooker Thing (Audio)
Buddy Guy - Blues Chase The Blues Away (Audio)
Buddy Guy - How Blues Is That (Audio) ft. Joe Walsh
Buddy Guy - Blues On Top (Audio)
Buddy Guy - Jesus Loves The Sinner (Audio) ft. The Blind Boys Of Alabama
Buddy Guy - Dry Stick (Audio) ft. Joe Bonamassa
Buddy Guy - I Don't Forget (Audio)
Je vous ai parlé il n’y a pas longtemps du « Palmarès 2025 de l'Académie du jazz », parmi les primés un seul écouté… et un autre qui me faisait un clin d’œil, je savais qu’il y en avait un exemplaire pas très loin, à la Cnouf du coin, à orientation clairement « grand public » et pas vraiment spécialisée, mais elle reste malgré tout la plus pointue, à deux heures à la ronde…
J’y ai donc pêché le Buddy Guy, et j’en suis très content. C’est que le gars « n’en a pas fini avec le blues », et il nous le chante avec force et conviction, bien qu’ayant atteint, alors, les quatre-vingt-neuf printemps. Il a fait étape au Blackbird Studio, à Nashville, dans le Tennessee, où se trouve une partie de la musique que j’aimeee…
C’est là qu’il nous joue une partie de son répertoire qui reflète sa carrière, dix-huit étapes au total, toutes somptueuses, qui défilent comme une sorte de bilan, il est accompagné comme un prince, et des invités de marque ponctuent quelques titres…
J’en connais certains, Joe walsh sur « How Blues is That », Joe Bonamassa sur « Dry Stick » et Peter Frampton sur « It Keeps Me Young », il y a également la chorale gospel The Blind Boys of Alabama qui participe à « Jesus Loves The Sinner ».
Tout cela est bel et bon, mais il ne faudrait pas en conclure que le meilleur serait nécessairement là, car il y a également des moments, assez rares il est vrai, de dénuement volontaire où voix et guitare se lient, comme sur le titre d’ouverture « Hooker Thing » où il évoque le shuffle de John Lee Hooker. On pourrait également mettre en avant l’excellent « Blues on Top » qui régale. Il y a également l’engagé « I Don't Forget » qui est un des sommets de l’album, où il dénonce le racisme dans la société où il a grandi.
C’est certain, cet album n’a pas volé sa place dans la catégorie « Prix Blues, Soul, Gospel » de l’Académie du Jazz, mais ce serait presque réducteur de le placer dans une case, car il peut plaire à beaucoup… Dans la foulée il a également été récompensé par un « Grammy Award for Best Traditional Blues Album » en février.
Buddy Guy - Hooker Thing (Audio)
Buddy Guy - Blues Chase The Blues Away (Audio)
Buddy Guy - How Blues Is That (Audio) ft. Joe Walsh
Buddy Guy - Blues On Top (Audio)
Buddy Guy - Jesus Loves The Sinner (Audio) ft. The Blind Boys Of Alabama
Buddy Guy - Dry Stick (Audio) ft. Joe Bonamassa
Buddy Guy - I Don't Forget (Audio)
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Biréli Lagrène – Elegant People – (2026)
Sur cet album c’est le Biréli Lagrène quartet que l’on entend, après un album en solo et un hommage à Loulou Gasté entouré d’amis, le voici jouant de la guitare électrique, effectuant également un excellent solo de violon sur l’extrême fin de « Kings Cross », pièce qui n’est pas sans évoquer un certain Smith, tapant des mains sur « W 48th Street » et chantant sur « Clair », de quoi éclabousser l’album de ses multiples talents. Il compose quatre pièces également.
On se régale également avec Jean-Yves Jung qui est au piano, au Fender Rhodes et à l’orgue Hammond B3, William Brunard à la contrebasse et Raphaël Pannier à la batterie. Il y a également un invité spécial, histoire de se transformer en quintet sur quatre des cinq derniers titres, avec l’apport de Stéphane Edouard qui joue des tablas, de l’udu, du caxixi, des cymbales, des frame drums, des rope bells et du shaker.
Beaucoup d’excellence sur cet album, les amateurs de « Solo Suites » noteront une nouvelle interprétation de « My Foolish Heart » qui fait le lien entre ces deux magnifiques albums. Après les exercices solitaires, Biréli nous régale avec des orientations un peu jazz-rock, avec clin d’œil envers Jimmy Smith et une orientation brésilienne sur l’ensoleillé « « Anjo De Mim ».
« Elegant People » de Wayne Shorter ouvre l’album, suivi par des improvisations autour du « Giant Steps » de Coltrane, tout ici est beau et brillant, Biréli possède une classe folle et s’affirme comme l’un des plus remarquables musiciens français, même s’il avance, discret et bien élevé, dans un petit coin de la musique « jazz » qui s’honore de sa présence.
Il faudra bien un jour s’arrêter davantage sur ce manouche qui a, d’une certaine façon, perpétué l’œuvre de Django pour mieux la fondre dans l’immensité de la culture jazz, au travers de ses blues et de ses terroirs…
Elegant People
Anjo de mim
New Blues
My Foolish Heart
Clair
Sur cet album c’est le Biréli Lagrène quartet que l’on entend, après un album en solo et un hommage à Loulou Gasté entouré d’amis, le voici jouant de la guitare électrique, effectuant également un excellent solo de violon sur l’extrême fin de « Kings Cross », pièce qui n’est pas sans évoquer un certain Smith, tapant des mains sur « W 48th Street » et chantant sur « Clair », de quoi éclabousser l’album de ses multiples talents. Il compose quatre pièces également.
On se régale également avec Jean-Yves Jung qui est au piano, au Fender Rhodes et à l’orgue Hammond B3, William Brunard à la contrebasse et Raphaël Pannier à la batterie. Il y a également un invité spécial, histoire de se transformer en quintet sur quatre des cinq derniers titres, avec l’apport de Stéphane Edouard qui joue des tablas, de l’udu, du caxixi, des cymbales, des frame drums, des rope bells et du shaker.
Beaucoup d’excellence sur cet album, les amateurs de « Solo Suites » noteront une nouvelle interprétation de « My Foolish Heart » qui fait le lien entre ces deux magnifiques albums. Après les exercices solitaires, Biréli nous régale avec des orientations un peu jazz-rock, avec clin d’œil envers Jimmy Smith et une orientation brésilienne sur l’ensoleillé « « Anjo De Mim ».
« Elegant People » de Wayne Shorter ouvre l’album, suivi par des improvisations autour du « Giant Steps » de Coltrane, tout ici est beau et brillant, Biréli possède une classe folle et s’affirme comme l’un des plus remarquables musiciens français, même s’il avance, discret et bien élevé, dans un petit coin de la musique « jazz » qui s’honore de sa présence.
Il faudra bien un jour s’arrêter davantage sur ce manouche qui a, d’une certaine façon, perpétué l’œuvre de Django pour mieux la fondre dans l’immensité de la culture jazz, au travers de ses blues et de ses terroirs…
Elegant People
Anjo de mim
New Blues
My Foolish Heart
Clair
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Après de longues recherches et à l'intention de ton ami de Classique FM:
Pour une somme très, très modeste...
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Vu Biréli l'an dernier à la même époque dans un petit festival jazz près de chez moi (34), je me suis ennuyé sauf lorsque l'un des frères Belmondo (j'ai oublié lequel) intervenait, il te sortait un son magnifique. Biréli semblait dérouler son jeu, je l'ai trouvé comme désintéressé, étonnant alors que je l'avais vu il y a quelques années, toujours dans le Sud et il avait été plus expressif.
Mais sur l'album que tu proposes, il joue "Clair", l'une des plus belles mélodies pop qui soient (Gilbert O'Sullivan), alors je ne peux qu'écouter et c'est beau
Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Stéphane c'est le trompettiste et Lionel le saxophoniste, excellents tous les deux. A Patrimonio où je vais encore, Biréli s'est fait une vraie réputation "d'ami" du festival, celui que l'on invite souvent avec sa guitare, toujours manouche, avec un air de Django dans les poches...Bebeto a écrit : ↑lun. 25 mai 2026 13:39Vu Biréli l'an dernier à la même époque dans un petit festival jazz près de chez moi (34), je me suis ennuyé sauf lorsque l'un des frères Belmondo (j'ai oublié lequel) intervenait, il te sortait un son magnifique. Biréli semblait dérouler son jeu, je l'ai trouvé comme désintéressé, étonnant alors que je l'avais vu il y a quelques années, toujours dans le Sud et il avait été plus expressif.
Mais sur l'album que tu proposes, il joue "Clair", l'une des plus belles mélodies pop qui soient (Gilbert O'Sullivan), alors je ne peux qu'écouter et c'est beau![]()
Il faut dire, hélas, que ces "nuits de la guitare" après avoir été très jazz, ont viré "grand public" avec des invités que l'on voit à la télé, il ne reste bien souvent plus qu'une soirée qui conserve ses couleurs jazzy.
L'année dernière le groupe d'harrison Stafford, Groundation, avait également, dans un autre style, bien sauvé la fête!
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Nduduzo Makhathini With Umgidi Trio And One Voice Vocal Ensemble – Inner Dimensions – (2016)
Bon c’est vrai, il est un peu perché Nduduzo Makhathini, branché comme pas deux sur la Spiritual Music, et il le chante à son Dieu qu’il vénère et remercie, c’est que Dieu n’est pas pour rien dans cette musique :
« Puisse votre main invisible toucher votre peuple alors qu’il expérimente chaque thème de ce disque […] Je te remercie pour les visions que je vois dans mes rêves car elles sont le réservoir vivant d'espoir et de toute l'inspiration dont j'ai besoin […] Merci pour tous les esprits créatifs que vous avez amenés sur ce disque, oh Seigneur, puissiez-vous les bénir richement avec un amour infini. »
On sent bien qu’avoir Dieu à ses côtés n’est pas un mince avantage pour chanter les Gospels, de plus, autant l’admettre de suite, ça fonctionne à fond, dès l’ouverture de l’album et le magnifique « At Your Feet Oh Lord » où le chœur du « One Voice Vocal Ensemble » élève la prière par-delà le ciel…
Sept des onze pièces montent ainsi vers Dieu, il y a également Julia Fahrer et Lisette Spinnler qui s’adressent en solo à l’oreille divine, ce qui fonctionne bien également. Nduduzo Makhathini est le compositeur de toutes ces œuvres, bien que guidé par la voix intérieure qui bosse aussi, il joue également, formidablement, du piano…
Fabien Lannone est le contrebassiste et Dominic Egli le batteur, il joue également du kalimba sur « A New World », lors du très bon second mouvement du triptyque, qui ferme l’album. Il y a deux pièces en trio uniquement, « Rest In Eternal Peace » et « When Rivers Meet », longue pièce où brille le talent des trois.
A noter que ces enregistrements, un peu anciens de la part du pianiste sud-africain, soient souvent plus difficiles à dénicher que ceux de la mise en lumière par le label Blue Note, après que Nduduzo soit élu meilleur artiste de jazz aux « All Africa Music Awards ».
Celui-ci est toutefois particulier car il s’ouvre aux chants Gospel, les amateurs y entendront un peu plus que ce qui est habituel, car subsiste une influence Zulu, discrète, mais qui imprègne cet album à la fois original et plutôt réussi, même s’il y pointe, sur la longueur, un certain manque de « punch » parfois.
At Your Feet Oh Lord
A New World, Movement II: Amina
Sobantu
Call for the Angels
When Rivers Meet
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Quel piqué sur ce cliché!
Comme tu l'indiques un peu plus loin, entre Miles et Sonny on ne sait où tourner la tête !

Comme tu l'indiques un peu plus loin, entre Miles et Sonny on ne sait où tourner la tête !
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle

Sonny Rollins - Saxophone Colossus, '57}
Je chantais toutes les "phrases" du premier titre par cœur tant de croyais ce que j'entendais "St Thomas". J'avais des bongos et m'amusais à reproduire le swing du rythme ; je n'allais pas tarder à apprendre que Max Roach officiait sur ce disque, à comprendre ce qu'est la walking bass, lorsqu'elle reprend sa marche juste après le solo de Roach sur "Blue Seven"...
Pour un enfant, j'y entendais un vrai sens de l'humour et un plaisir communicatif de jouer une musique parmi les plus importantes de ma culture musicale.
Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Plutôt brillant ton initiation, débuter avec Saxophone Colossus c'est plutôt chanceux!Bebeto a écrit : ↑mar. 26 mai 2026 16:03C'est par ce disque que je suis né au jazz, ou plutôt par cette cassette, qui trônait dans la maison, peut-être mon père, ou mon grand-frère (oui, j'ai eu cette chance d'avoir un grand-frère et des copains qui ramenaient toutes sortes de disques et des k7 à la maison, à une époque où l'on recevait beaucoup.
Sonny Rollins - Saxophone Colossus, '57}
Je chantais toutes les "phrases" du premier titre par cœur tant de croyais ce que j'entendais "St Thomas". J'avais des bongos et m'amusais à reproduire le swing du rythme ; je n'allais pas tarder à apprendre que Max Roach officiait sur ce disque, à comprendre ce qu'est la walking bass, lorsqu'elle reprend sa marche juste après le solo de Roach sur "Blue Seven"...
Pour un enfant, j'y entendais un vrai sens de l'humour et un plaisir communicatif de jouer une musique parmi les plus importantes de ma culture musicale.
Pour ce qui me concerne c'était une sorte de "best of..." de Miles Davis, puis Sonny est arrivé avec le "Village Vanguard" et cette suite de standards avec Elvin Jones, un album de l'année 57, comme Colossus....
Encore plus tard je me suis procuré le "More from the Village Vanguard" tout aussi remarquable...
Puis beaucoup d'autres, Sonny Rollins était un grand pourvoyeur...
Les curieux pourraient s'atteler à l'énorme "Sonny Rollins Quartet With Don Cherry - Complete Live At The Village Gate 1962" de six Cds pour plus de 450 minutes... Une sorte d'orgie de sons !
We will dance again...
Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Paul Dunmall, Tony Bianco – Tribute To Coltrane – (2013)
Voici le second album enregistré par le duo en hommage à John Coltrane. Ça s’est déroulé en deux mille douze, au Delbury Hall, dans le Shropshire, les vingt-six octobre pour les sept premières pièces, et le vingt novembre pour les deux dernières.
Paul Dunmall se souvient de ses moments consacrés à l’écoute du fameux « Sun Ship » de Trane, qu’il écoutait pieusement dans le loft de ses parents, alors qu’il n’avait que dix-sept ans, en cette année soixante et onze. Son attitude était mystique, toute entière dirigée vers les sonorités envoûtantes, intranquilles, du quêteur de l’extrême, qui faisait reculer sans cesse les limites du possible…
Quand Paul ira aux Etats-Unis, il rencontrera Alice Coltrane et jouera en sa compagnie pendant l’espace de trois années, pour continuer cette prière qu’il a initié dans le fond de son cœur. Ce second hommage est le résultat de ce long cheminement, qu’il a partagé avec la même ferveur que Tony Bianco.
Pourtant toujours pas d’extrait d’« Interstellar Space », le seul album joué par le géant en duo avec un batteur. C’est qu’il n’est pas l’heure. Par contre ici s’écoute l’une des pièces les plus merveilleuses de Trane, jouée sur un album aussi atypique que sublime, l’extraordinaire « Kulu Se Mama » de soixante-cinq, l’un de ceux que je préfère de la part de Trane, avec le fameux « Vigil » en face B, joué en duo avec le grand Elvin Jones.
L’interprétation des deux duettistes, Dunmall et Bianco est tout à fait remarquable, à l’image de cet album magnifique, on comprend que les deux, là, ont franchi la ligne, passé le gué, ils savent. Pas de doute, tel des éponges ils ont bu l’eau de Trane et s’en sont même abreuvé, jusqu’à en absorber toute la beauté, au plus profond du mortel secret…
La ligne peut être simple comme sur « Reverend King » ou de feu comme sur « Ascent », tout du long des soixante-dix-neuf minutes de l’album rien ne vient démentir l’extraordinaire passion qui l’habite, car ici tout est fouillé, décortiqué, et révélé comme jamais. On peut s’y fondre et s’y perdre, comme sur le sublime « Sun Ship » mis à nu…
Mais l’affaire ne s’arrêtera pas là, après l’ultime « The Drum Thing » et son drone, reste un « Hommage To John Coltrane » en deux volumes, mais y-a-t-il encore à creuser ?
Ogunde
Vigil
Sun Ship
Ascent
The Drum Thing
Voici le second album enregistré par le duo en hommage à John Coltrane. Ça s’est déroulé en deux mille douze, au Delbury Hall, dans le Shropshire, les vingt-six octobre pour les sept premières pièces, et le vingt novembre pour les deux dernières.
Paul Dunmall se souvient de ses moments consacrés à l’écoute du fameux « Sun Ship » de Trane, qu’il écoutait pieusement dans le loft de ses parents, alors qu’il n’avait que dix-sept ans, en cette année soixante et onze. Son attitude était mystique, toute entière dirigée vers les sonorités envoûtantes, intranquilles, du quêteur de l’extrême, qui faisait reculer sans cesse les limites du possible…
Quand Paul ira aux Etats-Unis, il rencontrera Alice Coltrane et jouera en sa compagnie pendant l’espace de trois années, pour continuer cette prière qu’il a initié dans le fond de son cœur. Ce second hommage est le résultat de ce long cheminement, qu’il a partagé avec la même ferveur que Tony Bianco.
Pourtant toujours pas d’extrait d’« Interstellar Space », le seul album joué par le géant en duo avec un batteur. C’est qu’il n’est pas l’heure. Par contre ici s’écoute l’une des pièces les plus merveilleuses de Trane, jouée sur un album aussi atypique que sublime, l’extraordinaire « Kulu Se Mama » de soixante-cinq, l’un de ceux que je préfère de la part de Trane, avec le fameux « Vigil » en face B, joué en duo avec le grand Elvin Jones.
L’interprétation des deux duettistes, Dunmall et Bianco est tout à fait remarquable, à l’image de cet album magnifique, on comprend que les deux, là, ont franchi la ligne, passé le gué, ils savent. Pas de doute, tel des éponges ils ont bu l’eau de Trane et s’en sont même abreuvé, jusqu’à en absorber toute la beauté, au plus profond du mortel secret…
La ligne peut être simple comme sur « Reverend King » ou de feu comme sur « Ascent », tout du long des soixante-dix-neuf minutes de l’album rien ne vient démentir l’extraordinaire passion qui l’habite, car ici tout est fouillé, décortiqué, et révélé comme jamais. On peut s’y fondre et s’y perdre, comme sur le sublime « Sun Ship » mis à nu…
Mais l’affaire ne s’arrêtera pas là, après l’ultime « The Drum Thing » et son drone, reste un « Hommage To John Coltrane » en deux volumes, mais y-a-t-il encore à creuser ?
Ogunde
Vigil
Sun Ship
Ascent
The Drum Thing
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Oui, comme toi, j'ai quelques galettes de Sonny Rollins (peut-être avec Wayne Shorter, Miles, Coltrane, McCoy Tyner et... Max Roach ce dont j'ai le plus de disques. Il faut dire qu'après le Colossus, je m'étais procuré The Bridge, 2e révélation musicale du sieur. Depuis, je n'ai plus vraiment lâché le gus. Tes recommandations sont excellentes notamment le Village Vanguard, top disque.Douglas a écrit : ↑mer. 27 mai 2026 01:22
Plutôt brillant ton initiation, débuter avec Saxophone Colossus c'est plutôt chanceux!
Pour ce qui me concerne c'était une sorte de "best of..." de Miles Davis, puis Sonny est arrivé avec le "Village Vanguard" et cette suite de standards avec Elvin Jones, un album de l'année 57, comme Colossus....
Encore plus tard je me suis procuré le "More from the Village Vanguard" tout aussi remarquable...
Puis beaucoup d'autres, Sonny Rollins était un grand pourvoyeur...
Les curieux pourraient s'atteler à l'énorme "Sonny Rollins Quartet With Don Cherry - Complete Live At The Village Gate 1962" de six Cds pour plus de 450 minutes... Une sorte d'orgie de sons !
Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Pour le débutant que j'étais, le Village Vanguard avait l'énorme avantage d'initier en même temps aux standards, ce qui permet les comparaisons entre les musiciens et l'entrée dans la grande maison...Bebeto a écrit : ↑mer. 27 mai 2026 11:00Oui, comme toi, j'ai quelques galettes de Sonny Rollins (peut-être avec Wayne Shorter, Miles, Coltrane, McCoy Tyner et... Max Roach ce dont j'ai le plus de disques. Il faut dire qu'après le Colossus, je m'étais procuré The Bridge, 2e révélation musicale du sieur. Depuis, je n'ai plus vraiment lâché le gus. Tes recommandations sont excellentes notamment le Village Vanguard, top disque.Douglas a écrit : ↑mer. 27 mai 2026 01:22
Plutôt brillant ton initiation, débuter avec Saxophone Colossus c'est plutôt chanceux!
Pour ce qui me concerne c'était une sorte de "best of..." de Miles Davis, puis Sonny est arrivé avec le "Village Vanguard" et cette suite de standards avec Elvin Jones, un album de l'année 57, comme Colossus....
Encore plus tard je me suis procuré le "More from the Village Vanguard" tout aussi remarquable...
Puis beaucoup d'autres, Sonny Rollins était un grand pourvoyeur...
Les curieux pourraient s'atteler à l'énorme "Sonny Rollins Quartet With Don Cherry - Complete Live At The Village Gate 1962" de six Cds pour plus de 450 minutes... Une sorte d'orgie de sons !
Mais le grand "choc" fut Coltrane, comme pour toi, je suppose...
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Jemeel Moondoc & William Parker With Hamid Drake - New World Pygmies Vol. 2 – (2001)
Je vous ai déjà présenté le premier volume il y a quelques temps, la qualité de l’album et des intervenants incite forcément à se précipiter sur ce second épisode, d’autant qu’il est double et gorgé à ras bord, deux fois soixante-dix minutes de musique inoubliable vous sont offertes, de quoi rassasier le plus sec des gosiers…
Le premier Cd est enregistré le cinq novembre deux mille au « Spotlight Room » à Madison dans le Wisconsin, Jemeel Moondoc y joue des saxs soprano et alto, en compagnie de William Parker qui joue de la contrebasse, de la bombarde et de la gralla, des instruments à double anches qui déchirent en montant vers le ciel…
On les entend sur la troisième pièce « New World Pygmies » qui s’étale sur plus de vingt-sept minutes. Le duo engagé avec le soprano est somptueux, se boostant l’un, l’autre, en une course folle. Un moment magique dans un tout, lui-même hors norme, quoique cool et parfois carrément badin…
C’est pourquoi les albums de Jemeel sont si souvent extraordinaires, il y a place à la fantaisie, à l’impro qui régale sans cesse, en inventant un dialogue plein de relances et de folie, le discours s’alimente de lui-même, sous les envolées lyriques de l’un des deux qui titille gentiment l’autre, tant que l’envie se fait…
L’ouverture de l’album s’est opérée avec le « Spirit House » de Moondoc, puis vient « O’Neal Porch » de Parker qui improvise en solo de belle manière pendant la pièce, s’échappant de l’attraction terrestre les minutes nécessaires pour que l’esprit vagabond revienne dans la maison commune, sur la scène où tous nous fûmes, barrés et repris… Quelle aventure cet album !
L’autre volet laisse une place à un troisième, Hamid Drake, un autre frère à la batterie. L’enregistrement date de la veille, enregistré en direct au Velvet Lounge de Chicago. On repart sur une autre version de « New World Pygmies », très à sa place par sa différence, bien qu’empreinte d’une folie comparable…
On goûte au blues également avec les deux parties de « Blues For Katie ».
Spirit House (Moondoc)
Three Clay Pots (Parker)
Je vous ai déjà présenté le premier volume il y a quelques temps, la qualité de l’album et des intervenants incite forcément à se précipiter sur ce second épisode, d’autant qu’il est double et gorgé à ras bord, deux fois soixante-dix minutes de musique inoubliable vous sont offertes, de quoi rassasier le plus sec des gosiers…
Le premier Cd est enregistré le cinq novembre deux mille au « Spotlight Room » à Madison dans le Wisconsin, Jemeel Moondoc y joue des saxs soprano et alto, en compagnie de William Parker qui joue de la contrebasse, de la bombarde et de la gralla, des instruments à double anches qui déchirent en montant vers le ciel…
On les entend sur la troisième pièce « New World Pygmies » qui s’étale sur plus de vingt-sept minutes. Le duo engagé avec le soprano est somptueux, se boostant l’un, l’autre, en une course folle. Un moment magique dans un tout, lui-même hors norme, quoique cool et parfois carrément badin…
C’est pourquoi les albums de Jemeel sont si souvent extraordinaires, il y a place à la fantaisie, à l’impro qui régale sans cesse, en inventant un dialogue plein de relances et de folie, le discours s’alimente de lui-même, sous les envolées lyriques de l’un des deux qui titille gentiment l’autre, tant que l’envie se fait…
L’ouverture de l’album s’est opérée avec le « Spirit House » de Moondoc, puis vient « O’Neal Porch » de Parker qui improvise en solo de belle manière pendant la pièce, s’échappant de l’attraction terrestre les minutes nécessaires pour que l’esprit vagabond revienne dans la maison commune, sur la scène où tous nous fûmes, barrés et repris… Quelle aventure cet album !
L’autre volet laisse une place à un troisième, Hamid Drake, un autre frère à la batterie. L’enregistrement date de la veille, enregistré en direct au Velvet Lounge de Chicago. On repart sur une autre version de « New World Pygmies », très à sa place par sa différence, bien qu’empreinte d’une folie comparable…
On goûte au blues également avec les deux parties de « Blues For Katie ».
Spirit House (Moondoc)
Three Clay Pots (Parker)
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Erik Truffaz – Out Of A Dream – (1997)
Ce n’est pas le premier album d’Erik Truffaz, mais pas loin, et déjà sur Blue Note ! Il ne manque pas d’intérêt d’autant que l’on comprend mieux d’où il vient, à l’écoute, Miles se profile encore sans trop se cacher, on le devine en influence principale, au détour d’un solo, d’une attaque ou dans le secret d’une ballade…
Erik joue de la trompette ou du bugle, Patrick Muller au piano, Marcello Giuliani à la contrebasse et Marc Erbetta à la batterie. Ils sont tous jeunes, Erik sort d’une période où il a joué essentiellement en quintet, forme qu’il retrouve ici avec Cyrille Bugnon aux saxs, ténor et alto, sur « Indigo » et « Uptown ». Mais ici il se risque également au quartet, un poil plus exigeant, mais rassuré avec cette solide section rythmique…
C’est un frontalier installé en France, mais pas loin de Genève où il va, une situation finalement assez confortable. Ce premier Blue Note se profile avantageusement dans la lignée d’un Miles post bop, Erik se cantonne dans une forme plutôt classique, favorisant les tempos lents, très jazz dans son approche, il n’a pas encore brisé les lignes, ni ouvert toutes les portes.
Onze pièces filent, des formats parfois très courts, deux pièces ne dépassent pas les deux minutes, et la plus longue dure sept minutes trente-deux. Les quatre sont au top, chacun dans son créneau, mais à l’aise ensemble, on ressent le travail préparatoire sur les compos toutes signées par le trompettiste.
On sent également poindre, outre la très grande technicité, le lyrisme de Truffaz et la richesse compositionnelle, le goût des climats lancinants, autant de signes déjà présents qui s’affirmeront au fil des albums dans le futur, en s’affranchissant du format jazz originel, vers la fusion ou l’ambient.
Ici on appréciera plus particulièrement, « Saisir », « Out of Dream », « Down Town », « Beauté Bleue », « Wet In Paris » ou « Indigo » …
Out of a Dream
saisir - Erik Truffaz - out of a dream
Down Town
Erik Truffaz - 1997 - Out of a Dream - 03 Beauté Bleue
Ce n’est pas le premier album d’Erik Truffaz, mais pas loin, et déjà sur Blue Note ! Il ne manque pas d’intérêt d’autant que l’on comprend mieux d’où il vient, à l’écoute, Miles se profile encore sans trop se cacher, on le devine en influence principale, au détour d’un solo, d’une attaque ou dans le secret d’une ballade…
Erik joue de la trompette ou du bugle, Patrick Muller au piano, Marcello Giuliani à la contrebasse et Marc Erbetta à la batterie. Ils sont tous jeunes, Erik sort d’une période où il a joué essentiellement en quintet, forme qu’il retrouve ici avec Cyrille Bugnon aux saxs, ténor et alto, sur « Indigo » et « Uptown ». Mais ici il se risque également au quartet, un poil plus exigeant, mais rassuré avec cette solide section rythmique…
C’est un frontalier installé en France, mais pas loin de Genève où il va, une situation finalement assez confortable. Ce premier Blue Note se profile avantageusement dans la lignée d’un Miles post bop, Erik se cantonne dans une forme plutôt classique, favorisant les tempos lents, très jazz dans son approche, il n’a pas encore brisé les lignes, ni ouvert toutes les portes.
Onze pièces filent, des formats parfois très courts, deux pièces ne dépassent pas les deux minutes, et la plus longue dure sept minutes trente-deux. Les quatre sont au top, chacun dans son créneau, mais à l’aise ensemble, on ressent le travail préparatoire sur les compos toutes signées par le trompettiste.
On sent également poindre, outre la très grande technicité, le lyrisme de Truffaz et la richesse compositionnelle, le goût des climats lancinants, autant de signes déjà présents qui s’affirmeront au fil des albums dans le futur, en s’affranchissant du format jazz originel, vers la fusion ou l’ambient.
Ici on appréciera plus particulièrement, « Saisir », « Out of Dream », « Down Town », « Beauté Bleue », « Wet In Paris » ou « Indigo » …
Out of a Dream
saisir - Erik Truffaz - out of a dream
Down Town
Erik Truffaz - 1997 - Out of a Dream - 03 Beauté Bleue
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Beaucoup de constance dans tes choix, c'est très beau mais l'album est (hélas) court ...
Super au matin !
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Graham Costello's STRATA – Obelisk – (2019)
Un album qui échappa inexplicablement à mon contrôle, encore sous cello et pourtant acquis sur bandcamp, il a dû se glisser au bas d’une pile, puis au milieu d’une autre, avant de disparaître au fond d’un tiroir et d’arriver enfin sous mes yeux interrogateurs…
C’est donc avec curiosité que je l’écoute, avec ses accents pop-rock et ses faux airs jazzy bien foutus, certes il fait des clins d’yeux et se met à l’avant-scène de façon moqueuse, mais je ne lui en veux pas, il tient sa revanche et se rit de mes étonnements, rien d’anormal en fait…
Ils sont six dans la formation, Harry Weir joue du saxophone ténor et de la clarinette basse, Liam Shortal du trombone, Fergus McCreadie du piano, Joe Williamson de la guitare électrique, Angus Tikka de la basse électrique et Graham Costello est le batteur, il compose également les pièces.
Ils sont écossais et, à l’époque, apportaient du sang neuf à la scène britannique, les solistes sont excellents et ajoutent une plus-value dans l’interprétation des pièces comme sur « Stoic » ou « Jade », particulièrement brillantes. L’album est très plaisant avec de vraies mélodies et des structures établies propres à développer de beaux solos. « Ocelot » la pièce la plus longue de quatorze minutes, avec ses multiples relances et son côté épique est également à remarquer…
Après s’être fait connaître dans les caves de Glasgow à la façon d’un groupe underground ils se sont lancés à la conquête de la grande île, ce qui leur a permis de sortir un second album en vingt et un, bien accueilli pourtant, mais la formation semble, aujourd’hui, pourtant éteinte…
Le pianiste Fergus McCreadie qui brille particulièrement a poursuivi une carrière ponctuée par des sorties d’albums, Joe Williamson également, qui possède une longue carrière bien avant sa rencontre avec Graham Costello. L’habile tromboniste, Liam Shortall, a lui aussi poursuivi une carrière prolixe, on l’entend briller sur « Jade » qu’il magnifie !
Le leader Graham Costello a poursuivi une carrière plus discrète, se produisant en duo avec Kevin Daniel Cahill autour de la musique ambiante. L’avantage de déterrer les albums anciens de supposées futures gloires, c’est que l’on peut examiner la suite, il n’en reste pas moins que cet album est vraiment très frais et très plaisant !
OBELISK
STOIC
JADE
OCELOT
Un album qui échappa inexplicablement à mon contrôle, encore sous cello et pourtant acquis sur bandcamp, il a dû se glisser au bas d’une pile, puis au milieu d’une autre, avant de disparaître au fond d’un tiroir et d’arriver enfin sous mes yeux interrogateurs…
C’est donc avec curiosité que je l’écoute, avec ses accents pop-rock et ses faux airs jazzy bien foutus, certes il fait des clins d’yeux et se met à l’avant-scène de façon moqueuse, mais je ne lui en veux pas, il tient sa revanche et se rit de mes étonnements, rien d’anormal en fait…
Ils sont six dans la formation, Harry Weir joue du saxophone ténor et de la clarinette basse, Liam Shortal du trombone, Fergus McCreadie du piano, Joe Williamson de la guitare électrique, Angus Tikka de la basse électrique et Graham Costello est le batteur, il compose également les pièces.
Ils sont écossais et, à l’époque, apportaient du sang neuf à la scène britannique, les solistes sont excellents et ajoutent une plus-value dans l’interprétation des pièces comme sur « Stoic » ou « Jade », particulièrement brillantes. L’album est très plaisant avec de vraies mélodies et des structures établies propres à développer de beaux solos. « Ocelot » la pièce la plus longue de quatorze minutes, avec ses multiples relances et son côté épique est également à remarquer…
Après s’être fait connaître dans les caves de Glasgow à la façon d’un groupe underground ils se sont lancés à la conquête de la grande île, ce qui leur a permis de sortir un second album en vingt et un, bien accueilli pourtant, mais la formation semble, aujourd’hui, pourtant éteinte…
Le pianiste Fergus McCreadie qui brille particulièrement a poursuivi une carrière ponctuée par des sorties d’albums, Joe Williamson également, qui possède une longue carrière bien avant sa rencontre avec Graham Costello. L’habile tromboniste, Liam Shortall, a lui aussi poursuivi une carrière prolixe, on l’entend briller sur « Jade » qu’il magnifie !
Le leader Graham Costello a poursuivi une carrière plus discrète, se produisant en duo avec Kevin Daniel Cahill autour de la musique ambiante. L’avantage de déterrer les albums anciens de supposées futures gloires, c’est que l’on peut examiner la suite, il n’en reste pas moins que cet album est vraiment très frais et très plaisant !
OBELISK
STOIC
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Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
un de mes albums préféré de cette année-là et le suivant est tout aussi bon.Douglas a écrit : ↑sam. 30 mai 2026 03:56Graham Costello's STRATA – Obelisk.jpg
Graham Costello's STRATA – Obelisk – (2019)
Un album qui échappa inexplicablement à mon contrôle, encore sous cello et pourtant acquis sur bandcamp, il a dû se glisser au bas d’une pile, puis au milieu d’une autre, avant de disparaître au fond d’un tiroir et d’arriver enfin sous mes yeux interrogateurs…
Re: J A Z Z et musiques improvisées - C'est ici qu'on en parle
Suite à ta remarque, je me dis qu'il se pourrait bien que tu sois à l'origine de cet achat, après avoir écouté un extrait présenté, il m'arrive de me laisser tenter...Cooltrane a écrit : ↑sam. 30 mai 2026 10:16un de mes albums préféré de cette année-là et le suivant est tout aussi bon.Douglas a écrit : ↑sam. 30 mai 2026 03:56Graham Costello's STRATA – Obelisk.jpg
Graham Costello's STRATA – Obelisk – (2019)
Un album qui échappa inexplicablement à mon contrôle, encore sous cello et pourtant acquis sur bandcamp, il a dû se glisser au bas d’une pile, puis au milieu d’une autre, avant de disparaître au fond d’un tiroir et d’arriver enfin sous mes yeux interrogateurs…
Possiblement l'occasion de te remercier, je me suis en effet bien régalé à l'écoute, j'ai également écouté des extraits du second qui m'ont bien plus...
"Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage."
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