Donc hier soir, j'ai assisté sur invitation à la projection de Should Be Dead, le doc consacré à Billy Idol. Autant vous le dire, de sa carrière, je ne connaissais pas grand chose à part quelques titres par ci par là comme White Wedding, Cradle Of Love, To Be A Lover ou bien Shock To The System. J'avais aussi bien entendu parler de Generation X, groupe contemporain des Sex Pistols qui, à l'époque, écumait les clubs londoniens tels que le Marquee ou le 100 Club afin de délivrer leurs litanies de révoltés compulsifs.
Réalisé par Jonas Åkerlund que l'on connaît surtout pour être le batteur de Bathory, groupe de black metal bien connu en Suède, il est aussi l'auteur de clips pour des artistes aussi différents que Madonna (Ray Of Light, récompensé par un Grammy Award en 1998), Metallica, U2, The Prodigy et plein d'autres. Non seulement, Billy évoque cette carrière tumultueuse jalonnée de succès planétaires restés dans la mémoire collective et d'excès qui ont failli lui coûter la vie, d'où l'intérêt du titre ("Je devrais être mort") mais aussi se laissant aller à la confidence, il se veut être particulièrement loquace pour narrer ce qui l'a rongé pendant des années, à savoir cette relation ô combien compliquée avec son père. Un traumatisme pour le moins aigu à n'en point douter.
Documentaire attachant et empreint de sincérité, s'il en est, Should Be Dead dresse et ce, grâce à de nombreuses images d'archives et témoignages de célébrités comme Pete Townshend et Duff McKagan, ces derniers arguant le fait qu'il a influencé bon nombre d'artistes comme.....Nirvana, un panorama riche et détaillé de son parcours musical.
A l'issue du documentaire, apparaît alors sous une ovation nourrie, celui que bon nombre de fans attendent, le sieur Billy Idol en personne qui va se soumettre pendant une bonne vingtaine de minutes à un Q&A (Question & Answer) rondement mené par un Xavier Bonnet et un jeune traducteur (tous deux au top), interview auquel il répondra non sans humour, reprenant ainsi certaines anecdotes croustillantes mentionnées dans le documentaire comme cette "rencontre" pour le moins épique avec Mel Gibson, si l'on peut appeler ça, une "rencontre". Complètement "déchiré" (aucun autre terme ne me vient à l'esprit) alors qu'il était monté dans un ascenseur, notre Billy s'écroula de tout son long devant l'acteur interloqué, une anecdote qui suscitera l'hilarité générale dans le public. Il évoquera également l'importance de son guitariste au sein de son groupe, l'emblématique Steve Stevens, qui selon lui, continue de s'améliorer avec le temps. Comme quoi, l'âge n'a aucune incidence concernant cet aspect des choses.
Sur ces bons mots couronnés, en guise de conclusion, d'un "Faites comme moi, faites ce que vous avez envie de faire dans la vie !!!", le Billy, arborant un large sourire, prendra congé, accompagné par des applaudissements particulièrement chaleureux. Merci à Olivier Garnier et à Philippe M. pour cette invitation.

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Un billet "à l'ancienne".



