Je suis tombé sur un album de ce groupe ce soir via un lien Youtube
[media]
[/media]
et ...je me suis arrêté dessus parce que ... je connaissais de nom ( je ne sais plus comment ) mais jamais écouté. Surtout que le coté SciFi du nom, ça méritait qu'on s'y arrête. Et je savais ( je ne sais plus comment non plus) qu'il s'agissait d'un "bon" groupe.
Et l' intrigue, c'est que je viens d'apprendre qu'ils seraient .... Français !!?
alors la, je sus surpris : comment j'ai pu passer à coté d'un groupe aussi original, voire INNOVANT, Français de surcroît !??
Après, c'est peut-être moi qui suis à coté de la plaque. peut-être que ce groupe était pas si original, voire si INNOVANT que ça .
Gilbert Gandil, ex guitariste chanteur du groupe Pulsar, dont le batteur était Victor Bosch, à retrouvé, 40 ans plus tard, sa double manche Jacobacci, pour un petit concert avec le groupe SIIILK, à Lyon. (2021)
472718348_2797834467055352_5429695286339347511_n.jpg (109.52 Kio) Vu 210 fois
Un groupe très attachant, avec une vraie personnalité et beaucoup de qualités dans l'écriture et les arrangements. Leurs deux albums The Strands Of The Future et Halloween sont des classiques dans leur genre, mais leur tout premier, Pollen, possède également beaucoup de charme, au point qu'il reste mon favori parmi toute leur discographie.
Je ne connais pas leur bio en détail, je sais qu'ils venaient de Lyon, et ont eu dès le milieu des années 1960 un parcours typique de groupe amateur de province versé dans le rythm & blues, avant de flasher sur Pink Floyd, notamment à l'occasion d'un concert donné dans leur ville (celui du 2 février 1970 au Palais des Sports, si je ne me trompe pas). Ce qui s'entendra nettement par la suite, et l'on a la chance d'avoir un témoignage de leurs débuts avec un extrait de la compilation Groovy Pop Session, enregistrée au Golf Drouot et rassemblant quelques groupes très en vue fin 1971 (Ange, Tac Poum Systeme, Abracadabra, etc).
Sur leur premier album, Pollen (enregistré à l'automne 1975), l'influence floydienne est toujours très présente, mais l'on perçoit aussi des éléments venus de la scène de Canterbury, notamment dans les parties de flûte de Roland Richard ou quelques rythmiques impaires assez caractéristiques de Soft Machine, Supersister ou Moving Gelatine Plates. Les arrangements sont vraiment soignés (mention spéciale au clavier Jacques Roman), et il y a beaucoup de bonnes idées. Là où c'est culotté, c'est que le groupe saute la case "décrocher un contrat chez un label, enregistrer un ou deux singles de soupe en français pour éventuellement pouvoir enregistrer ensuite un LP" et s'adresse directement au label anglais Kingdom Records, dirigé par Terry King, par ailleurs manager de Caravan. Il parvient donc à sortir son album sans avoir à passer sous les fourches caudines d'un directeur artistique, et la musique en sort réellement gagnante. Seul bémol à mon sens, quelques-uns des textes, inutilement complexes, comme celui du morceau "Le Cheval de Syllogie". Pour autant l'album est très bon pour un premier essai et il y a des moments de pure grâce, par exemple Puzzle / Omen, qui joue la carte du spoken word féminin sur fond de vocalises gilmouriennes, très très efficace.
La vidéo partagée par Monsieur-Hulot est énorme ! Elle date de l'époque du premier album, et a été captée en novembre 1975, à Genève, au Diplodocus Club !
J'en ai trouvé un autre extrait, monté différemment et tiré des archives de la télé Suisse :