Saxon

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Phil
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Saxon

Message par Phil » lun. 27 févr. 2023 10:42

SAXON : Carpe Diem

Les détracteurs du groupe (il y en a mais pas beaucoup) reprocheront à nos Anglais issus de Barnsley (c'est près de Sheffield, la ville de l'acier) de pondre toujours le "même album" depuis leurs débuts, bref de sombrer dans une ringardise chronique (comme la plupart de mes chroniques, non ?). Et alors ? Quand on entend du Saxon, on veut du riff, des solis incisifs, des refrains épiques à souhait et un chant agressif de la part d'un Biff qui, avec le temps, s'acquitte encore aujourd'hui en live de prestations sans failles. Si vous avez la possibilité d'écouter le récent show capté à l'O2 Apollo de Manchester, vous verrez que je ne dis pas que des bêtises. :lol:

Donc, arrêtons quelques secondes sur le titre de cet album, dédié à Steve Strange, chanteur de Visage, récemment disparu et magnifiquement produit par Andy Sneap : Carpe Diem emprunté au philosophe Horace qui dans un éclair de génie, écrivit cette apaisante maxime ("Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain.") en guise de conclusion de ses Odes. En ces temps difficiles de pandémie, même si cela paraît ardu de trouver quelque chose de réconfortant (j'ai failli écrire "positif" mais cela aurait pu être mal interprété), un nouvel album de Saxon après le très bon opus de reprises intitulé Inspirations (c'est du moins mon point de vue), est synonyme de réjouissance sachant de toute façon que l'on aura droit à tous les ingrédients cités plus haut.

Sinon, la pochette ? D'entrée de jeu, je l'ai adorée. Certes, il ne s'y passe pas grand chose exceptés deux légionnaires qui, du Mur d'Hadrien (dont on peut encore admirer certains vestiges), surveillent sans relâche (les Pictes n'étaient pas très loin) la vaste étendue qui s'offre à eux. Il y a quelque chose d'impressionniste dans ces couleurs pastel qu'a réalisées Paul Raymond Gregory réputé pour être dur en "affaires". "Par ici, la "Monet" (semble t-il dire au groupe) si vous voulez que je vous fasse votre artwork."

Alors et le contenu donc ? Après une inquiétante intro épique, ça déboule sec sur un morceau-titre particulièrement enlevé et teinté de riffs dévastateurs. Aucune concession et ça continue avec Age Of Steam ponctué de guitares agressives à souhait. Tout en respectant une certaine tradition "saxonnienne", le groupe distille par ci par là dans sa musique des sonorités modernes fort bienvenues. Biff, épaulé par ses artilleurs en chef et une section rythmique redoutable, chante merveilleusement bien à tel point que l'on se demande si le temps a une prise sur son organe.............vocal..... :lol:

Ensuite, l'album s'engage sur un très beau morceau mid-tempo que ce Pilgrimage qui, par ses accents épars à la Crusader, nous propose via une structure sacrément pensée une flopée d'arpèges et de riffs savamment exécutés, le tout porté par la voix harmonieuse de Biff. Ca dure un peu plus de 6 minutes mais à aucun moment, on ne sombre dans l'ennui.

Retour sur ce que Saxon sait par dessus tout exécuter : Dambusters (littéralement "Les Briseurs de barrages") un titre particulièrement heavy, bref, "du Saxon pur jus", un titre qui rend hommage à de valeureux soldats qui se sont illustrés en 1943, soldats dont la mission aéroportée consistait à détruire des barrages en Allemagne. D'ailleurs, à noter que Jethro Tull leur avait également rendus hommage en 1978 à la fin de son double live Bursting Out en reprenant The Dambusters March.

Remember The Fallen, quant à lui, se veut être un vibrant hommage à tous ceux qui nous ont quittés pendant cette p***** de pandémie encore bien trop présente aujourd'hui. Super Nova et son cocktail de riffs acérés montrent un groupe au bord de l'implosion, ne voulant rien céder. 'No compromise', c'est ce que semblent crier haut et fort nos cinq compères qui en veulent encore plus. Du riff, du riff, rien que du riff, toujours du riff direct 'in the face'.

Lady Gray, morceau épique et tragique à souhait de par son approche plus complexe, fait sans doute référence à cette reine d'Angleterre et d'Irlande, Jeanne "Grey"dont le règne ne dura que quelques mois entre la mort de son cousin Édouard VI et sa déposition au profit de Marie 1ère Mary Tudor (surnommée 'Bloody Mary'). Son court règne lui a valu le surnom de Nine Days Queen, "la reine de neuf jours". Elle fut accusée de complot contre la reine en place et fut décapitée le 12 février 1554.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Grey

All For One démarre sur un riff tranchant à la Power And Glory mais perdure sur une trame traditionnelle encore une fois très attachante et surtout très efficace, voire "ringarde" pour d'autres. En découdre, un mot d'ordre récurrent chez Saxon qui ici rend hommage aux Trois Mousquetaires dont "All For One" était la devise. C'est également le cas sur Black Is The Night suivi d'un Living On The Limit qu'un Lemmy n'aurait certainement pas renié. J'ai envie d'écrire que Carpe Diem est un excellent crû susceptible d'accéder au Panthéon des grandes fresques saxonniennes dont le groupe nous a gratifié durant toute leur carrière. Je le reconnais, j'aime tout dans cet album que je vais réécouter très souvent. Après, vous faites ce que vous voulez. :lol:

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SAXON : Paris, Trianon, 9/12/22

Je ne compte plus les fois où j'ai vu Saxon. Aller les voir relève pour moi de l'obligatoire même si je reconnais avoir manqué leur dernier passage lors de la tournée Thunderbolt. Comme beaucoup d'autres concerts, je n'avais pas prévu d'y aller car ces derniers temps, on ne peut pas dire que je n'en avais pas fait.

Initialement prévu le 2 octobre dernier, ce show avait été reporté suite à une inondation du Trianon ( :shock: ) au 9 décembre avec non pas Diamond Head en 1ère partie mais Victory, le groupe de l'ex-guitariste d'Accept, Herman Frank.

Victory est d'ailleurs déjà sur scène lorsque j'entre dans le Trianon. L'actualité pour ce combo, c'est un album intitulé Gods Of Tomorrow paru en 2021. Album dont on dit le plus grand bien.  Mes potes Dédé, Thierry et Purplexed sont déjà prêts à affronter les riffs d'acier du gang teuton même si ceux-ci ne sont pas aussi "meurtriers" que ceux qui émanaient en d'autres temps d'un autre groupe allemand mondialement connu ayant pour nom Accept. Victory, j'ai juste un live en vinyle intitulé That's Live et j'imagine que le line up a certainement bien changé depuis puisqu'à l'époque, au chant officiait le talentueux guitariste-chanteur Charlie Huhn qui, rappelons-le, avait fait ses premières armes avec Ted Nugent.

Aujourd'hui, le chanteur a pour nom Gianni Pontillo et force est d'avouer humblement qu'il a un certain coffre. Une voix puissante qui pourrait par moments lorgner vers un Ronnie Romero en grande forme. Le guitariste Mike Pesin (Herman Frank, Magistarium, Thomsen), le bassiste Malte Frederik Burkert (David Reece, ex-Exotoxis) et le batteur Mike Stein (ex-Ensamble) viennent compléter la formation qui propose çà et là des titres puissants mitonnés de hard rock traditionnel à la Whitesnake et à la Accept. C'est sûr qu'un passé glorieux, on ne peut le renier. Il faut d'ailleurs préciser qu'en 2011, Herman, le bien-nommé avait eu l'occasion de refaire un petit crochet par Solingen, fief de la bande à Wolf. "Loup, y es tu ?" avait-il demandé au blond guitariste aujourd'hui chauve. Celui-ci lui répondit tout de go : "Viens-là, mon Herman, on a encore des choses à se dire !!!" :lol: Et ce seront 3 albums qui seront composés en sa compagnie ou plutôt qui feront état d'une certaine contribution et non des moindres : Blood Of The Nations, Stalingrad et Blind Rage.

Tout est brillant dans cette prestation solide qui dispose d'un son remarquable et d'un light show qui l'est tout autant. A revoir sans doute en headline.

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A peine une demi-heure plus tard, Saxon, après l'intro inquiétante du nouvel album Carpe Diem, vient nous asséner le morceau-titre qui, dans sa version live, franchit parfaitement le cap de la scène. C'est parti pour une ferveur de la part du public qui ne sera sans discontinuer jusqu'à la fin du show. Et ce ne sont pas Sacrifice, Age Of Steam, Never Surrender et I've Got to Rock (To Stay Alive) qui vont altérer son enthousiasme. Biff chante bien, supporté par les deux six-cordistes vraiment excellents, l'emblématique Paul Quinn, le fidèle compagnon Doug Scarratt et le bassiste Nibbs Carter qui n'a de cesse de headbanguer de façon frénétique. J'imagine que si ce dernier s'adonne à ce type d'exercice chaque soir, je lui prévois pour sa retraite un torticolis chronique qui risque de l'ennuyer au quotidien. Bon, il est encore jeune, il n'a que 56 ans... :lol:

Revenons à Carpe Diem via un Dambusters particulièrement efficace. Un album qui semble être particulièrement à l'honneur dans cette setlist. Nous ferons les comptes en fin de review mais le ratio des nouveaux morceaux se trouve être assez élevé.

Retour sur cet album que je considère comme l'un des meilleurs des Anglais : Unleash The Best avec ce morceau épique intitulé The Thin Red Line proposé ici dans une très bonne version. J'eusse préféré Terminal Velocity bien plus percutant, je sais, je radote mais c'est pour moi le temps fort de cet opus. Je crois que je ne l'entendrai jamais en live. :cry:

Autant il fait un froid glacial à l'extérieur que dans la salle, il commence à faire chaud. En même temps, j'avais mis 4 épaisseurs  :lol: . La preuve en est que Biff est déjà en sueur surtout que notre homme, encore à son âge, se démène comme un beau diable. Il faut dire aussi que tout au long du concert, il porte cette épaisse redingote noire..... :shock:

Alternant l'ancien et le nouveau répertoire, et c'est tout à leur honneur de se fendre d'un très bon Living On The Limit suivi d'un Dallas 1.pm, un morceau qui depuis la découverte de l'album Strong Arm Of The Law en 1980, m'a toujours enthousiasmé. Son rythme lancinant et pachydermique débouchant sur les trois détonations qui abattent JFK puis ce solo d'extraterrestre interprété initialement par Graham Oliver qui, hier soir, fut superbement effectué par le Doug. Grande interprétation de ce classique saxonnien.

Ca s'accélère aussi bien sur scène avec le redoutable Heavy Metal Thunder que dans la fosse puisque d'après ce que j'en ai compris, un type se plaint d'avoir été bousculé par son voisin, une crise de nerfs virant presque jusqu'à l'hystérie. Metalhead, morceau-titre du même nom, rappelle ensuite à notre bon souvenir à quel point, le groupe produisait d'excellentes choses en 1999. Lourd, incisif et tellurique : tels pourraient être les termes qui pourraient qualifier ce superbe titre.

Biff, visiblement pas émoussé pour un sou, nous demande ensuite de choisir entre Broken Heroes et The Eagle Has Landed. C'est ce dernier qui remporte la mise. Intro puissante et vrombissante à la basse reprise par la frappe.........pachydermique de Nigel Glocker le batteur, le titre s'achève dans un déluge de décibels.

Promo oblige, c'est au tour de Black Is The Light d'être délivré dans une version surpuissante. Sympa mais pas essentiel et quand reviennent soudainement les classiques que sont And The Bands Played On (Biff s'employant en intro à lister les festivals du présent et du passé), et l'incontournable Wheels Of Steel.

Sortant brièvement de scène une première fois, le groupe revient aussitôt pour entamer l'un des meilleurs titres de l'excellent Carpe Diem à savoir The Pilgrimage appelé sans doute à franchir le cap de l'incontournable. Ensuite, on ne peut guère passer au travers de Strong Arm Of The Law enchaîné sans coup férir (inutile de combattre l'évidence, assurément vous perdriez à plats de couture) à Solid Ball Of Rock et 747 (Strangers In The Night) et ce, dans une turbulence de décibels sans être pour autant assourdissante.

Après une 2ème sortie de scène, nos compères s'attèlent à un Denim And Leather d'excellente facture pour terminer sur un Princess Of The Night réclamé haut et fort par le public. On ne pouvait pas finir mieux.

Alors, on pourra dire tout ce qu'on veut sur les concerts de Saxon du genre qu'ils se ressemblent tous depuis plus de 40 ans mais au moins quand on va les voir, on peut être assurés d'assister à un super show avec en plus 6 morceaux d'un nouvel album au demeurant excellent !!!!! La classe !!!!! ...J'ai dit..... :lol:

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Phil
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Re: Saxon

Message par Phil » ven. 24 avr. 2026 17:17

Meet & Greet SAXON/SORTILEGE/OVERDRIVERS : Paris, Doctor Feelgood Rocket, 21/4/26

Quelle merveilleuse idée d'avoir organisé ce Meet & Greet GRATUIT, je le précise, car aujourd'hui, rencontrer un artiste que l'on aime, il faut s'acquitter parfois d'une somme d'argent indécente, ce que je n'ai jamais fait et ne ferai jamais. Par conséquent, je ne m'aventurerai pas dans une polémique stérile mais si un artiste aussi renommé en arrive à atteindre un statut appréciable, c'est de tout de même grâce aux fans qu'il le doit en se procurant leurs disques et en se rendant à leurs concerts, non ?

Donc là, c'était tout le contraire puisque Biff Byford et son nouvel acolyte de guitariste Brian Tatler (débauché de Diamond Head), accompagnés de Overdrivers et Sortilège, et ce, dans l'optique du concert du Zénith parisien du 17 mai prochain, avaient été invités pour ce Meet & Greet parrainé par le passionné qu'est Olivier Garnier et le Doctor Feelgood.

Avec un pote, nous arrivons dans les premiers pensant qu'il y aurait d'ores et déjà une file d'attente pour le moins conséquente. Bien au contraire, point de queue mais juste quelques métalleux (3-4, on va dire) tapant la discute aux abords du bar. Une table qui accueillera les dédicaces est déjà installée à gauche de l'entrée de l'établissement laissant présager qu'il y aura beaucoup de monde qui s'amassera en même temps.

On verra bien. En attendant, un délicieux breuvage houblonneux nous attend en compagnie de Fab qui vient d'arriver et Régis, histoire de patienter. Sur les entrefaites, apparaît Zouille, ci-devant vocaliste de Sortilège, qui, anticipant sans doute la cohue à venir, se livre à des dédicaces pour ceux qui sont déjà présents., ce qui nous laisse le temps d'échanger quelques mots. Merci à toi, Christian pour ce superbe moment. Dans la foulée, surgissent Olivier Spitzer et Michael Zurita qui eux aussi se prêteront au même exercice avec gentillesse. Suivent Ovedrivers que je saluerai également.

Enfin le grand moment arrive !!!!!! Sous de vives acclamations réveillant un quartier en train probablement de se préparer à consommer un dîner bien mérité après une dure journée de labeur, Biff et Brian Tatler après être sortis d'une superbe Cadillac Sedan de Ville HT 4100 selon Philippe Martin font leur entrée dans un Doctor Feelgood surchauffé au propre comme au figuré. Et c'est la GUEEEEEERRE !!!!!!!!!! M'étant posté en premier au devant de la table des dédicaces, sans vouloir le presser car je déteste  stresser les artistes que je rencontre, je lui fais signer mon vinyle de Hell, Fire And Damnation et lui serre la main très rapidement après avoir  pris une photo vite fait en sa compagnie.

Etape suivante : atteindre Brian Tatler ce qui relève d'une épreuve particulièrement ardue. Devant une cohue complètement désordonnée allant même jusqu'à renverser les verres de bière qui se trouvent devant Biff (Il a dû se dire : "Ah ces Français, toujours indisciplinés !!!!!"). Alors que je me dirige vers Tatler pour essayer tant bien que mal de faire dédicacer Hell, Fire And Damnation et Borrowed Time de Diamond Head, un cordon de sécurité est installé (un peu tardivement, à mon sens)......devant Biff....., il nous est intimé l'ordre de l'emprunter au plus vite..... ce qui (pour ceux dont moi qui au préalable avaient fait signer leurs vinyles ou CD's) nous force à revenir vers le vocaliste légendaire (ah bah oui, j'écoute Saxon depuis 1980) et se frayer un chemin au beau milieu de tous ces fans s'assimile à un véritable parcours du combattant, cela va sans dire).

Finalement après de longues minutes, (j'aurais dû écrire "interminables"), je parviens à la hauteur de Brian Tatler qui, avec un large sourire, me signe les deux albums que j'ai cités plus haut. Je quitte cette étuve pour rejoindre les potes qui, eux aussi, prennent l'air. Nous nous faufilons ensuite furtivement dans l'entrebâillement de l'issue de secours pour en ressortir dans les deux minutes qui suivent.

De loin, je perçois le fait que le Meet & Greet arrive à son terme. Biff visiblement fatigué et Brian Tatler se livrent alors dans la rue de la Roquette aux photos de rigueur en compagnie des membres de Sortilège et d'Overdrivers et ce, dans une ambiance, ma foi très conviviale. Il est temps pour nos deux amis de prendre congé, Biff me serrant la main, une dernière fois, et c'est non sans émotion que je regarde ces deux légendes qui m'accompagnent depuis plus de 45 ans s'éloigner dans l'effervescence parisienne. Merci donc pour ces quelques instants passés en votre compagnie et merci aussi à Olivier Garnier et au Doctor Feelgood pour ce super moment.

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Avec Zouille.

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Re: Saxon

Message par Phil » sam. 25 avr. 2026 14:04

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Donington '80.

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Re: Saxon

Message par Phil » sam. 23 mai 2026 20:38

SAXON : Paris, Zénith, 17/5/26

La venue de Saxon par chez nous constitue en soi un évènement, on en a conscience. En effet, on sait à quoi s'attendre car il est vrai qu'à chaque fois, le groupe vient fouler les planches françaises, on n'est jamais déçus (formulation à retenir). Il y a 2 ans, et ce, dans le cadre de la tournée Hell, Fire & Damnation, les Britanniques se sont présentés au prestigieux Hellfest, délivrant ainsi une prestation incandescente et unanime qu'ils se devaient d'immortaliser sur le double live Eagles Over Hellfest sorti l'an passé.

Petite parenthèse de ma part : les grands concerts de ce type sont aussi l'occasion de revoir en ce lieu de rendez-vous devenu mythique à savoir l'Horloge, les potos qui, pour le coup, se sont déplacés en nombre dont un, courageux s'il en est, qui est même venu d'Argueil (76) en compagnie de son fils et ce, sans aucun préjugé d'ailleurs............... Des boutades en tout genre entrecoupées de clameurs enthousiastes raisonnent dans ce bar uniquement investi par les métalleux (les proprios sont habitués ces jours-là loool), nos métalleux adorés qui n'ont de cesse d'ovationner, avec une "délicatesse" qui est la leur, le groupe alors qu'il ne s'est pas encore produit sur scène. lol

Bref, l'ambiance est chauffée à blanc ou surchauffée comme vous voulez et l'on sent d'entrée de jeu que Saxon sera chaleureusement accompagné par un massif 6ème homme (et femme, c'est aussi comme vous voulez) : le public parisien

En guise de première mise en bouche se présentent les Overdrivers. Créé en 2015, ce groupe français a déjà à son actif l'EP Rock Out! (2021) et trois albums, Rockin' Hell (2016), She's On Her Period (2018) et Glory Or Nothing (2025) pour le moins survitaminés. Oeuvrant dans un style très proche d'Airbourne, les voici qui débarquent sous des spotlights assez minimalistes sur le très percutant Bad Breath Girl pour ensuite poursuivre sur leur titre éponyme Overdrivers, efficace lui aussi. Pas de parlote entre les morceaux à part le sempiternel Bonsoir Paris, inutile en même temps quand ils n'ont que 25 petites minutes pour se mettre le public du Zénith dans leur poche. Ce qui sera fait au terme de ce show sans concession et particulièrement efficace mais aussi sans originalité car malheureusement aucun morceau marquant n'est à mettre à leur actif.

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Source : Facebook
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https://www.setlist.fm/setlist/overdriv ... 0ca7a.html

Depuis bientôt 3-4 ans, Sortilège connaît un regain d'intérêt auprès des métalleux frenchy. Et c'est fort justifié suite aux multiples sorties de qualité qui ont vu le jour encore récemment : la compilation Phoenix (2021), le très réussi Apocalypso et l'excellent live Coram Populo en 2023 et puis en 2025, ce nouvel album intitulé Le Poids de l'Âme. Pour faire court, Zouille et sa bande ont effectué un remarquable sans-faute d'un point de vue discographique. Sur le plan humain, en revanche, il a fallu se remettre de la disparition de Bruno Ramos, un type charmant que j'ai rencontré à plusieurs reprises et qui n'avait qu'une seule idée en tête : faire plaisir aux fans de Sortilège dont je fais partie aujourd'hui. Cette perte douloureuse est omniprésente au sein du groupe à tel point que Christian lui rendra un hommage appuyé pendant le concert. Comment oublier ce guitariste ô combien talentueux qui a su redonner au combo ses lettres de noblesse ?

Aujourd'hui, c'est Michael Zurita, un guitariste chevronné qui, a entre autres collaboré avec Satan Jokers, Furious Zoo et.....Gogol 1er (surprenant, non ?), qui a repris le flambeau et ce, avec un talent indiscutable. Notre gaillard connaît également le Zouille puisqu'en 2012, il a apporté sa contribution à l'album Zouille & Hantson. Outre nos deux amis, nous retrouvons à leurs côtés les fidèles compagnons de route répondant aux doux noms d'Olivier Spitzer à la deuxième guitare, Sébastien "Shag" Bonnet à la basse et Clément "Cadet" Rouxel à la batterie.

Tout ce p'tit monde déboule alors sur scène sur un D'ailleurs qui ravit les premiers rangs, ceux-ci tout comme nous "D'ailleurs" étant heureux de constater que le vocaliste interprète dans la foulée les classiques du groupe que sont Progéniture, Chasse le Dragon et Civilisation Perdue avec une verve qui défie tout entendement. Quelle prouesse pour son âge !!!!!!!!

Alors qu'en est-il de Michael Zurita ? Eh bien, vous pensez bien que ce dernier n'a eu aucun mal à s'adapter au répertoire exigeant de Sortilège et ce, grâce à des interventions précises mitonnées aux petits oignons d'autant plus qu'il y apporte sa touche personnelle, petite patte qui confère aux morceaux interprétés une autre dimension...

Soutenu efficacement par une section rythmique redoutable et donc un guitariste hors-pair, Christian s'attèle à interpréter deux morceaux du nouvel album Le Poids de l'Âme, à savoir Medusa puis quelques minutes plus tard le morceau-titre épique à souhait qui montre à quel point le groupe peut aussi s'aventurer dans des contrées qui ne lui sont pas, à la base, familières. Apocalypso quant à lui, sera tout de même représenté trois fois via une version vampirisée..........de Vampire puis Le Sacre du Sorcier et pour finir Poséidon...déversé dans une interprétation divine, cela va sans dire.

45 minutes c'est court pour un groupe de la trempe de Sortilège, raison pour laquelle des titres comme Majesté passent à la trappe ce qui ne nous a pas empêchés d'entendre une setlist particulièrement pêchue et exaltante qui aura pour magnifique conclusion un superbe Sortilège repris en choeur par un public tout acquis à leur cause. Bruno, là-haut a dû être content.

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https://www.setlist.fm/setlist/sortileg ... 8020b.html

Saxon aime la France, c'est un fait. En deux ans, les Britanniques se sont produits successivement en 1ère partie de Judas Priest, au Hellfest et puis tout récemment pour trois Zéniths à Nantes, Toulouse et donc Paris. Dans le cadre de son Castles & Eagles Tour, Biff et ses acolytes et ce, pour le plus grand plaisir des Saxon fans d'interpréter dans son intégralité leur légendaire 2ème album, un opus que je n'ai presque pas envie de citer tant celui-ci s'est révélé être une pierre angulaire dans la carrière du groupe. Mais bon, je vais quand m'y plier (et ce, malgré mes maux de dos qui commencent à devenir chroniques avec l'âge, p***** de sac à dos que je porte tous les jours). Il s'agit bien évidemment de Wheels Of Steel.

Avant cette cerise sur le gâteau que je vous promets succulent, nos cinq gaillards sur un décor "de feu" en 3 D viennent nous rappeler qu'en 2024, ils ont publié l'excellent Hell, Fire & Damnation dont ils extraient en toute logique le morceau-titre délivré ici dans une version.....incendiaire. C'est parti ensuite pour un Power And The Glory des plus rageurs qui, j'imagine, va clouer tout de go les premiers rangs. Ah ce riff qui vous prend littéralement à la gorge se veut être particulièrement efficace et ce, grâce au son qui s'avère très bon, du moins là, où j'étais placé à côté de mes trois compagnons d'armes, Fab, Aurélien et son père Twenty, c'était le cas.

J'aimerais d'ailleurs ajouter un petit mot à propos du dernier pote mentionné ci-dessus. Il ne s'en targuera pas mais justement via cet écrit, je suis là pour rétablir certaines vérités qui, dans ce cas précis sont toujours bonnes à dire. Notre ami essuiera d'entrée de jeu une petite larmichette (c'est son premier concert de Saxon), l'émotion étant manifestement trop forte pour lui et tenez-vous bien, ce ne sera que le début. Je ne vous en dis pas plus pour l'instant. lol

Biff qui, on le sait, a connu quelques soucis de santé graves, nous gratifie ici d'une prestation sans faille du haut de ses 75 ans. Et le bougre après nous avoir remémorés les noms des grands festivals de métal d'hier et d'aujourd'hui n'est pas sans ressentir une certaine émotion lorsqu'il évoque celui de Donington 80, une grand' messe qui lui a inspiré ce titre majeur qu'est And The Bands Played On.

Quid de notre paire de guitaristes ? Autant le dire tout de suite, on est bien loin de l'alchimie qui unissait Paul Quinn et Graham Oliver. Il n'en demeure pas moins cependant que Brian Tatler et Doug Scarratt font le job même si j'ai l'impression que le premier cité s'engage quand même moins dans l'exécution de solos si l'on devait comparer avec le rôle que tient fièrement son alter ego.

Strong Arm Of The Law fait partie de ces albums que l'on n'oublie pas. C'est, me semble t-il, le premier effort du groupe que je fus en mesure d'écouter, notamment via ce Dallas 1pm et son solo d'anthologie qui me transportèrent littéralement dans une autre dimension. On ne pouvait pas mieux commencer, non ?
Accompagné du court métrage relatant l'assassinat de JFK que l'on a vu mille fois soit dit en passant, le groupe déploie sans s'économiser, toute son énergie, notamment le bassiste Nibbs Carter qui, se postant sur le devant de la scène, s'acquitte d'un headbanging fort bienvenu tandis que Nigel Glocker lui, frappe ses tommes de batterie comme s'il était encore âgé d'une vingtaine d'années.

Retour sur Hell, Fire & Damnation, avec le très carré Madame Guillotine illustré par une superbe animation 3D mettant bien évidemment en scène des exécutions s'étant produites sous la Révolution Française dont celle de Marie-Antoinette. Le groupe a mis tout en oeuvre pour que la Veuve tourne à plein régime...... En effet, le morceau, on se l'prend grave.....en pleine tête....

Ca va être aussi le cas avec Heavy Metal Thunder, véritable rouleau compresseur en bonne et due forme suivi du pachydermique The Eagle Has Landed suscitant un "Oh nooooooon !!!!!!!!!" zému de notre Twenty qui n'en revient pas, tombant presque à la renverse de son siège sous les yeux ébahis de son fils. Et là, ce n'est pas de la larmichette, c'est un sanglot véritablement déclaré en provenance directe du plus profond de ses canaux lacrymaux. Fab, certes plus discret, n'échappera non plus à mon oeil de lynx car lui aussi, fut pris d'une une émotion palpable à des kilomètres à la ronde...
Tout comme mes amis, l'interprétation de The Eagle Has Landed fera partie de l'un des temps forts de ce concert.

Réinterpréter un album aussi mythique que Wheels Of Steel permet aux différentes générations soit de réécouter certains titres largement oubliés soit les découvrir tout simplement pour ce qui concerne les plus jeunes. Nous voilà donc partis sur notre bécane de fortune pour un voyage à travers le temps en compagnie de Saxon pour un furieux Motorcycle Man, un palpitant Stand Up And Be Counted, un 747(Strangers In The Night) qui nous fait littérallement décoller, un Wheels Of Steel qui nous fait perdre tout sens des réalités, un Freeway Mad à toute berzingue, un brillant See The Light Shining, un Street Fighting Gang menaçant à souhait, un Suzie Hold On qui nous fait tenir bon jusqu'à un Machine Gun mitraillant tout ce qui bouge aux alentours. Et si cela, ce n'était pas LA cerise sur le gâteau, que vous fallait-il de plus ? Allez, dites-moi.....

Sous une ovation nourrie rendant grâce à cette superbe réinterprétation de Wheels Of Steel, Biff et ses camarades, arborant un large sourire, sortent brièvement de scène pour revenir quelques minutes plus tard afin de nous annoncer la parution d'un nouvel album l'an prochain. Quelle santé, ce Biff après tout ce qu'il a vécu.

Le terme de ce concert sera phénoménal. Ceux qui étaient présents en conviendront. Denim And Leather, Strong Arm Of The Law et leurs coups de boutoir puis l'épique Crusader avec sur l'écran 3D, des légions de croisés débarquant sur Jérusalem et enfin le passage obligé par le tellurique Princess Of The Night qui clôt de fort belle façon ce show en tout point fantastique. On le sait, et ce sera l'expression qui fera foi en cette soirée printanière particulièrement pluvieuse : "avec Saxon, on n'est jamais déçus !!!" Tenez-vous le pour dit.

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Re: Saxon

Message par andy » dim. 24 mai 2026 12:47

Excellente revue Phil 😉, saxon j ai kiffé dans les années 80 , vu trois fois a l époque, puis j ai décroché, a priori les derniers albums sont bon , et voilà nostalgie oblige j irai bien voir Graham Oliver a la rentrée !

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Monsieur-Hulot
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Re: Saxon

Message par Monsieur-Hulot » dim. 24 mai 2026 13:59

Phil a écrit :
lun. 27 févr. 2023 10:42
SAXON : Carpe Diem

Les détracteurs du groupe (il y en a mais pas beaucoup) reprocheront à nos Anglais issus de Barnsley (c'est près de Sheffield, la ville de l'acier) ...
Hé ho ! Les Saxons sont un ancien peuple germanique. Ils vivaient au nord-ouest de l'Allemagne actuelle. Vers 450, certains d'entre eux envahirent la Grande-Bretagne ainsi que d'autres peuples germains dont les Angles ; c'est pour cette raison qu'on appelle les habitants de l'Angleterre les Anglo-Saxons.

...La ville de l'acier.....c'est pour ça que c'est un groupe de Heavy Metal ? :hehe:
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Re: Saxon

Message par Elie Köpter » dim. 24 mai 2026 15:58

Toutafé messire Hulot, les Angles et les Saxons, peuples germaniques du temps des invasions barbares ayant bouté des Brittons qui sont venus s'installer en Armorique.
Je remets 100 Fr dans le nourrain :piggy:

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Re: Saxon

Message par Monsieur-Hulot » dim. 24 mai 2026 16:16

Je suis plus que passionné par l'histoire des iles anglaises, depuis les premiers temps, les grandes invasions vikings, les Angles Saxons et autres sale engeance germaine, les Romains, Guillaume le conquérant, Aliénor, le Prince Noir, etc. etc. va savoir pourquoi....
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Re: Saxon

Message par nunu » dim. 24 mai 2026 16:19

Du coup Tatler (ce que vous voulez bande de petits degueulasses) il a mis Diamond Head en pause pour Saxon. Mais Quinn il avait pas arreté que les tournées ? Parce qu'il a pas foutu grand chose sur le dernier album sur lequel j'ai jeté une oreille plus que distraite. Je commence a les trouver un poil a bout de souffle.

C'est un groupe que j'aime beaucoup mais je leur ferais un reproche, ils ont fait bien trop d'albums, ya vraiment a boire et a manger chez eux. Un hiatus aurait pu leur faire du bien. Ou alors des envies d'ailleurs de Byff. pour se retrouver plus tard. parce que la il sont la pépere a faire un album tous les 2 ans mais ya plus grand chose de neuf sous le soleil. Byff reste un super chanteur malgré tout vu son age. C'est un peu comme Metallica (sauf que eux en ont vraiment plus rien a branler) ca roule peinard. Un peu trop a mon gout.

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