Une vraie question concernant l'IA
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Re: Une vraie question concernant l'IA
C'est pas tout ça, mais quand je serai mort, qui c'est qui va s'occuper de papa ? (Jésus Christ)
- whereisbrian
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vox populi
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Re: Une vraie question concernant l'IA
Ce week-end, mon agenda était totalement vide pour la première fois depuis très longtemps. J’en ai profité pour commencer l’enregistrement d’un nouveau disque. Si je parle de cela ici, c’est parce que j’ai envie de tenter une expérience avec cet album, en le travaillant avec l’IA, pour voir si les préjugés sur cet outil sont justifiés ou non.
J’ai donc acheté un abonnement Suno. J’ai tout de suite constaté que la réalité était beaucoup plus nuancée que les idées reçues. On peut en effet lancer la création d’une chanson en appuyant sur un simple bouton. Mais lorsqu’on est musicien et compositeur, on peut aussi télécharger sa propre musique.
Ainsi, j’ai enregistré plusieurs chansons guitare-voix sur mon portable. Je les ai téléchargées sur Suno et je lui ai demandé de me faire un arrangement instrumental à partir de ces chansons, en respectant la grille harmonique. Le résultat est bluffant, mais les instructions ne sont pas totalement suivies. Suno modifie ça et là les structures et improvise parfois quelques accords. Je pense qu’il y a un moyen de le rendre plus « obéissant » en combinant, par exemple, l’audio avec un prompt qui reprenne exactement la structure et les accords que je souhaite.
Bref, j’expérimente et je verrai bien si j’arrive, au bout du compte, à un résultat qui me convienne. Mais à ce stade, je peux déjà affirmer que ce logiciel peut être un formidable outil pour accompagner le développement d’une création réalisée par un humain. Il ne tue pas le compositeur, comme le sampling n’a pas tué les musiciens : il l’accompagne. Pour le moment, de manière imparfaite. On sent qu’on est au tout début du processus, une sorte de nouvelle ère préhistorique qui révolutionnera la vie des musiciens, comme l’ont fait avant l’IA les ordinateurs ou les logiciels de création musicale.
Je pense d’ailleurs que, dans quelques années, seuls les musiciens se serviront encore de Suno. À terme, un non-musicien se lassera très vite de produire de la musique impersonnelle à la chaîne, simplement en appuyant sur un bouton. D’autant plus que ce procédé n’étonnera bientôt plus personne.
Il y a un an, j’ai fait découvrir Suno à des membres d’une association d’art contemporain. Ils étaient épatés. En une soirée, chacun a créé sa chanson et nous en avons fait un CD. C’était toute une aventure.
Quelques mois plus tard, nous sommes invités à un anniversaire. Un convive avait composé, avec Suno, une chanson dédiée à la personne qui recevait. Le morceau racontait la vie de notre hôte. Tout le monde a écouté en bâillant, puis a applaudi poliment à la fin. La magie avait déjà disparu du regard des gens. À l’ère de l’IA, tout va très vite.
C’est pour cette raison que je pense que, dans quelques mois ou quelques années, seuls les musiciens s’intéresseront encore réellement à ce processus, et que Suno s’adressera de plus en plus à eux.
J’ai donc acheté un abonnement Suno. J’ai tout de suite constaté que la réalité était beaucoup plus nuancée que les idées reçues. On peut en effet lancer la création d’une chanson en appuyant sur un simple bouton. Mais lorsqu’on est musicien et compositeur, on peut aussi télécharger sa propre musique.
Ainsi, j’ai enregistré plusieurs chansons guitare-voix sur mon portable. Je les ai téléchargées sur Suno et je lui ai demandé de me faire un arrangement instrumental à partir de ces chansons, en respectant la grille harmonique. Le résultat est bluffant, mais les instructions ne sont pas totalement suivies. Suno modifie ça et là les structures et improvise parfois quelques accords. Je pense qu’il y a un moyen de le rendre plus « obéissant » en combinant, par exemple, l’audio avec un prompt qui reprenne exactement la structure et les accords que je souhaite.
Bref, j’expérimente et je verrai bien si j’arrive, au bout du compte, à un résultat qui me convienne. Mais à ce stade, je peux déjà affirmer que ce logiciel peut être un formidable outil pour accompagner le développement d’une création réalisée par un humain. Il ne tue pas le compositeur, comme le sampling n’a pas tué les musiciens : il l’accompagne. Pour le moment, de manière imparfaite. On sent qu’on est au tout début du processus, une sorte de nouvelle ère préhistorique qui révolutionnera la vie des musiciens, comme l’ont fait avant l’IA les ordinateurs ou les logiciels de création musicale.
Je pense d’ailleurs que, dans quelques années, seuls les musiciens se serviront encore de Suno. À terme, un non-musicien se lassera très vite de produire de la musique impersonnelle à la chaîne, simplement en appuyant sur un bouton. D’autant plus que ce procédé n’étonnera bientôt plus personne.
Il y a un an, j’ai fait découvrir Suno à des membres d’une association d’art contemporain. Ils étaient épatés. En une soirée, chacun a créé sa chanson et nous en avons fait un CD. C’était toute une aventure.
Quelques mois plus tard, nous sommes invités à un anniversaire. Un convive avait composé, avec Suno, une chanson dédiée à la personne qui recevait. Le morceau racontait la vie de notre hôte. Tout le monde a écouté en bâillant, puis a applaudi poliment à la fin. La magie avait déjà disparu du regard des gens. À l’ère de l’IA, tout va très vite.
C’est pour cette raison que je pense que, dans quelques mois ou quelques années, seuls les musiciens s’intéresseront encore réellement à ce processus, et que Suno s’adressera de plus en plus à eux.
Chants libres
https://www.youtube.com/watch?v=w_cX4nXtz_Y&t=137s
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Re: Une vraie question concernant l'IA
Dans la musique non commerciale c'est bien que "l'artisan" garde la main mise sur son projet et c'est encore le cas, c'est ce que tu nous indique pour ce type de musique récréative !vox populi a écrit : ↑mar. 16 déc. 2025 06:14Ce week-end, mon agenda était totalement vide pour la première fois depuis très longtemps. J’en ai profité pour commencer l’enregistrement d’un nouveau disque. Si je parle de cela ici, c’est parce que j’ai envie de tenter une expérience avec cet album, en le travaillant avec l’IA, pour voir si les préjugés sur cet outil sont justifiés ou non.
J’ai donc acheté un abonnement Suno. J’ai tout de suite constaté que la réalité était beaucoup plus nuancée que les idées reçues. On peut en effet lancer la création d’une chanson en appuyant sur un simple bouton. Mais lorsqu’on est musicien et compositeur, on peut aussi télécharger sa propre musique.
Ainsi, j’ai enregistré plusieurs chansons guitare-voix sur mon portable. Je les ai téléchargées sur Suno et je lui ai demandé de me faire un arrangement instrumental à partir de ces chansons, en respectant la grille harmonique. Le résultat est bluffant, mais les instructions ne sont pas totalement suivies. Suno modifie ça et là les structures et improvise parfois quelques accords. Je pense qu’il y a un moyen de le rendre plus « obéissant » en combinant, par exemple, l’audio avec un prompt qui reprenne exactement la structure et les accords que je souhaite.
Bref, j’expérimente et je verrai bien si j’arrive, au bout du compte, à un résultat qui me convienne. Mais à ce stade, je peux déjà affirmer que ce logiciel peut être un formidable outil pour accompagner le développement d’une création réalisée par un humain. Il ne tue pas le compositeur, comme le sampling n’a pas tué les musiciens : il l’accompagne. Pour le moment, de manière imparfaite. On sent qu’on est au tout début du processus, une sorte de nouvelle ère préhistorique qui révolutionnera la vie des musiciens, comme l’ont fait avant l’IA les ordinateurs ou les logiciels de création musicale.
Je pense d’ailleurs que, dans quelques années, seuls les musiciens se serviront encore de Suno. À terme, un non-musicien se lassera très vite de produire de la musique impersonnelle à la chaîne, simplement en appuyant sur un bouton. D’autant plus que ce procédé n’étonnera bientôt plus personne.
Il y a un an, j’ai fait découvrir Suno à des membres d’une association d’art contemporain. Ils étaient épatés. En une soirée, chacun a créé sa chanson et nous en avons fait un CD. C’était toute une aventure.
Quelques mois plus tard, nous sommes invités à un anniversaire. Un convive avait composé, avec Suno, une chanson dédiée à la personne qui recevait. Le morceau racontait la vie de notre hôte. Tout le monde a écouté en bâillant, puis a applaudi poliment à la fin. La magie avait déjà disparu du regard des gens. À l’ère de l’IA, tout va très vite.
C’est pour cette raison que je pense que, dans quelques mois ou quelques années, seuls les musiciens s’intéresseront encore réellement à ce processus, et que Suno s’adressera de plus en plus à eux.
Pour le bizness il en sera tout autrement, comme avant, bien avant le numérique, les pseudos directeurs artistiques et les arrangeurs maison ont pollués presque toute velléité pour l'inspiration de l'artiste en produisant du matériel stéréotypé d'où certaines pépites trouvées dans l'auto-production ou le DIY ... forcément cela ne tient pas souvent longtemps !
C'est juste une remarque à la con d'un vieux punk anar !
L'humour est le seul vaccin contre la connerie… Le con lui n’a jamais trouvé la pharmacie ! (Aphorismes et Blues - Pierre Perret 2020)
Re: Une vraie question concernant l'IA
Intéressant témoignage.vox populi a écrit : ↑mar. 16 déc. 2025 06:14J’ai donc acheté un abonnement Suno. J’ai tout de suite constaté que la réalité était beaucoup plus nuancée que les idées reçues. On peut en effet lancer la création d’une chanson en appuyant sur un simple bouton. Mais lorsqu’on est musicien et compositeur, on peut aussi télécharger sa propre musique.
Ainsi, j’ai (...)
Justement ce matin, j'écoutais un podcast sur RFI (("avons-nous (toujours) besoin d'un chef ?") où intervenait un chercheur en sciences cognitives (Mehdi Moussaïd), ce qui m'a fait repenser à ton post, Vox.
Dans un tout autre domaine, celui des diagnostics médicaux par IA qui a actuellement le vent largement en poupe, le scientifique expliquait que l'IA surpassait l'humain (un ou plusieurs humains, un collectif, le collectif augmentant la pertinence du diagnostic),
mais qu'aussi, l'IA était capable de très grosses erreurs (généralement fatales).
En revanche, si l'on conjuguait IA et humain, on arrivait à des résultats particulièrement fiables.
Je suppose que l'on peut étendre ça à d'autres domaines.
La conclusion était, en résumant beaucoup, qu'une diversité allant jusqu'à inclure des IA, était plus efficace que l'un ou l'autre pris isolément.
Après, peut-on parler d'efficacité concernant la musique ? Je ne sais pas ; peut-être.
Tout dépend de ce que l'on en attend (amour, gloire et beauté ? Satisfaction de l'humain se servant d'IA en la matière ? Satisfaction de l'auditeur ?).
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Re: Une vraie question concernant l'IA
Tu résumes parfaitement ce que je ressens à propos de l’IA depuis le début. À mes yeux, l’IA est un outil formidable pour les personnes déjà formées dans leur domaine : elle leur permet de dépasser leurs limites et d’explorer de nouveaux territoires. En revanche, elle devient totalement contre-productive pour celles et ceux qui n’en maîtrisent pas les bases.
Pour prendre un exemple très simple : l’IA est excellente si tu sais déjà écrire le français et que tu veux gagner du temps pour rédiger un compte rendu de réunion. À l’inverse, si tu n’as jamais réellement appris à écrire et que tu utilises cette technologie pour masquer des lacunes fondamentales, c’est contre-productif, et l’illusion ne tient pas très longtemps.
Par ailleurs, je ne parlerais pas uniquement d’efficacité. L’IA peut aussi t’ouvrir l’esprit et te faire découvrir un univers d’idées auquel tu n’aurais pas eu accès avec ta seule imagination. Elle peut suggérer des pistes créatives, dans tous les domaines, auxquelles tu n’aurais pas pensé. Et, peu à peu, en échangeant avec elle autour de ces idées, tu deviens toi-même plus inventif.
Bref, c’est aussi un formidable partenaire de création. Une séance de brainstorming avec une IA peut être réellement stimulante.
Pour donner un exemple concret, je cherchais récemment de nouvelles idées pour faire connaître un projet sur lequel je travaille. Je lui ai exposé la problématique et lui ai demandé de proposer des pistes simples et originales pour promouvoir ce projet artistique. S’en est suivie près d’une heure de discussion, qui a abouti à un projet qui n’est ni celui de l’IA, ni entièrement le mien, mais un véritable hybride des deux.
Jamais je n’y aurais pensé seul, et jamais l’IA ne l’aurait proposé seule non plus.
Pour vous montrer à quoi cela ressemble concrètement : l’idée de départ était de trouver des lieux pour jouer un répertoire de chansons françaises intimistes. Je pensais à des restaurants un peu chics à Strasbourg, mais sans vouloir les aborder de manière trop banale. En réfléchissant ensemble, nous avons abouti à cette idée simple :
Le menu musical dans un café
Vous créez une carte musicale présentée comme un menu :
Entrée : une chanson douce
Plat : une chanson plus dynamique
Dessert : une reprise inattendue
Le café propose ce “menu” sur ses tables.
Les clients scannent un QR code et découvrent vos interprétations.
Si l’expérience plaît, le restaurateur vous recontacte.
Voilà typiquement une idée très simple à laquelle je ne serais jamais arrivé seul. Mais je suis tout aussi convaincu que l’IA n’y serait pas parvenue non plus sans notre échange d’environ une heure. Nous sommes partis d’une idée assez banale et, en nous stimulant mutuellement, nous avons progressivement construit un résultat qui, au final, me plaît et correspond parfaitement à mon cahier des charges initial : simple, peu coûteux et original
Imaginez maintenant ce qu'un astrophysicien, un mathématicien ou un chercheur peut faire avec l'IA. Je pense qu'il va découvrir de toutes nouvelles hypothèses pour dépasser ses anciennes limites et aboutir à des découvertes qui lui étaient totalement inaccessibles avant faute simplement d'imagination
Pour prendre un exemple très simple : l’IA est excellente si tu sais déjà écrire le français et que tu veux gagner du temps pour rédiger un compte rendu de réunion. À l’inverse, si tu n’as jamais réellement appris à écrire et que tu utilises cette technologie pour masquer des lacunes fondamentales, c’est contre-productif, et l’illusion ne tient pas très longtemps.
Par ailleurs, je ne parlerais pas uniquement d’efficacité. L’IA peut aussi t’ouvrir l’esprit et te faire découvrir un univers d’idées auquel tu n’aurais pas eu accès avec ta seule imagination. Elle peut suggérer des pistes créatives, dans tous les domaines, auxquelles tu n’aurais pas pensé. Et, peu à peu, en échangeant avec elle autour de ces idées, tu deviens toi-même plus inventif.
Bref, c’est aussi un formidable partenaire de création. Une séance de brainstorming avec une IA peut être réellement stimulante.
Pour donner un exemple concret, je cherchais récemment de nouvelles idées pour faire connaître un projet sur lequel je travaille. Je lui ai exposé la problématique et lui ai demandé de proposer des pistes simples et originales pour promouvoir ce projet artistique. S’en est suivie près d’une heure de discussion, qui a abouti à un projet qui n’est ni celui de l’IA, ni entièrement le mien, mais un véritable hybride des deux.
Jamais je n’y aurais pensé seul, et jamais l’IA ne l’aurait proposé seule non plus.
Pour vous montrer à quoi cela ressemble concrètement : l’idée de départ était de trouver des lieux pour jouer un répertoire de chansons françaises intimistes. Je pensais à des restaurants un peu chics à Strasbourg, mais sans vouloir les aborder de manière trop banale. En réfléchissant ensemble, nous avons abouti à cette idée simple :
Vous créez une carte musicale présentée comme un menu :
Entrée : une chanson douce
Plat : une chanson plus dynamique
Dessert : une reprise inattendue
Le café propose ce “menu” sur ses tables.
Les clients scannent un QR code et découvrent vos interprétations.
Si l’expérience plaît, le restaurateur vous recontacte.
Voilà typiquement une idée très simple à laquelle je ne serais jamais arrivé seul. Mais je suis tout aussi convaincu que l’IA n’y serait pas parvenue non plus sans notre échange d’environ une heure. Nous sommes partis d’une idée assez banale et, en nous stimulant mutuellement, nous avons progressivement construit un résultat qui, au final, me plaît et correspond parfaitement à mon cahier des charges initial : simple, peu coûteux et original
Imaginez maintenant ce qu'un astrophysicien, un mathématicien ou un chercheur peut faire avec l'IA. Je pense qu'il va découvrir de toutes nouvelles hypothèses pour dépasser ses anciennes limites et aboutir à des découvertes qui lui étaient totalement inaccessibles avant faute simplement d'imagination
Chants libres
https://www.youtube.com/watch?v=w_cX4nXtz_Y&t=137s
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Re: Une vraie question concernant l'IA
C'est une question tout à fait légitime ! Derrière la "magie" et la consommation d'eau, il n'y a pas de génie créatif, mais une puissance de calcul phénoménale appelée Deep Learning.
Pour faire simple, ces IA ne "comprennent" pas la musique ou le texte. Elles ont "digéré" des millions d'heures de morceaux existants pour apprendre des statistiques : quelle note a le plus de chances de suivre une autre, quel timbre de voix correspond à quel style, et comment une structure de chanson est construite.
Pour faire simple, ces IA ne "comprennent" pas la musique ou le texte. Elles ont "digéré" des millions d'heures de morceaux existants pour apprendre des statistiques : quelle note a le plus de chances de suivre une autre, quel timbre de voix correspond à quel style, et comment une structure de chanson est construite.
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Re: Une vraie question concernant l'IA
whereisbrian a écrit : ↑mar. 18 nov. 2025 19:47Hin hin hin
https://korben.info/jouets-ia-dangers-e ... atgpt.html
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Re: Une vraie question concernant l'IA
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Re: Une vraie question concernant l'IA
Là encore, il faut employer les bons mots ! Personne n'a de conversation avec une entité artificielle. La conversation, tout comme l'art, est humaine. Ce qui se passe en réalité, c'est qu'on consulte une base de données pharaonique par le truchement d'une interface qui fait penser à un semblant de conversation. D'ailleurs, les bonnes idées recrachées par l'IA sont bel et bien recrachées puisqu'il est incapable de les inventer. En fait, il est même certain que ces idées sont la propriété de quelqu'un qui en a parlé ou dont les propos ont été retranscrits sur le web d'une manière quelconque et l'IA les a consultées pour répondre à une requête d'un utilisateur. Donc pour toute idée, sans exception, émise par un IA, des droits d'auteur devraient s'appliquer. Et pour connaître ces auteures ou auteurs, il suffit sans doute de demander à l'IA de citer ses sources
Il faut, bien entendu, que le bazar ne soit pas bridé pour éviter ce qui constitue pour les exploitants commerciaux de l'IA, un désagrément.
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Re: Une vraie question concernant l'IA
Bon ben fin de l'expérience suno qui ne respecte aucune des consignes harmoniques que tu lui donnes. Suno après vérification est donc en effet totalement inutilisable pour faire de la musique et ne sert qu'à produire du son au KM qui va essentiellement être utile à ceux qui crée des documentaires ou des films à petit budget.
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Re: Une vraie question concernant l'IA
Je continue à vous raconter mes expériences avec Suno, pour voir jusqu’où on peut aller avec l’IA quand on fait de la musique sans vouloir produire du son au kilomètre.
Au départ, c’était un échec total : Suno ne respectait rien de ce que je demandais, et j’avais l’impression d’avoir jeté une centaine d’euros par la fenêtre. J’y suis revenu les jours suivants sans trop y croire, mais avec cette idée en tête : il y avait des dizaines de boutons que je n’avais jamais utilisés. J’ai donc appliqué ma méthode habituelle face à un nouvel outil technologique : appuyer sur tout ce qui clignote!
Après de très longues heures de bidouillage, j’ai commencé à comprendre comment ça fonctionnait… et là, tout a changé.
Aujourd’hui, je peux importer sur Suno une chanson guitare-voix que j’ai composée et enregistrée sur mon téléphone, et lui faire respecter à 100 % la mélodie et le texte dans l’arrangement qu’il propose. C’est toujours une composition totalement personnelle, simplement arrangée par Suno. Avec le temps, j’ai aussi appris à lui donner des instructions suffisamment précises pour que les arrangements correspondent pour l'essentiel à l’univers sonore que je veux, bien au-delà des propositions standard. Il reste quelques écarts mais que je résoudrai plus tard grâce à une autre astuce que je vous fait découvrir plus loin dans le texte. Je progresse aujourd'hui suffisamment pour avoir déjà envie de corriger d’anciens prompts : au début, par exemple, Suno respectait tellement ma prise originale qu’il intégrait le métronome dans la version finale…
C’était déjà un énorme progrès, mais ce n’était que le début. Une fois l’arrangement validé avec la voix témoin, restait la question : comment faire un vrai disque avec des musiciens à partir de là ? Nouveau blocage… et nouvelle solution. Un petit bouton, planqué dans un coin, donne accès à un studio où je peux réarranger le morceau et surtout extraire chaque piste séparément en WAV.
Je télécharge ensuite ces pistes dans mon logiciel de musique, je garde ce qui m’intéresse de Suno, je supprime ce qui ne me plaît pas, puis j’invite les musiciens avec qui je joue habituellement à ajouter leurs parties (violon, basse, synthé…). J’ajouterai sans doute de la guitare, je réenregistrerai les voix, et voilà le plan.
Pour l’instant, je n’ai pas encore parlé du projet à mes amis musiciens. Beaucoup vivent plus ou moins de leur art et ont un fort préjugé contre l’IA et Suno. J’espère pourtant leur montrer que l’IA ne remplace ni le musicien ni le compositeur : elle ouvre simplement de nouvelles portes.
Reste la question éthique. Utiliser Suno pour avoir, par exemple, du sitar sur un disque, est-ce priver des musiciens d’un revenu ? À mon niveau, je pense que non : je n’ai ni les moyens ni le réseau pour faire appel à ce type de musiciens. La perte est donc nulle. Si je m’appelais Biolay, la question serait totalement différente : lui a accès aux arrangeurs et aux musiciens de studio, et dans ce cas Suno n’aurait aucun sens. Mais pour le Do It Yourself, c’est une opportunité incroyable : un accès à des possibilités jusqu’ici réservées aux grands studios. Une avancée majeure pour les musiques marginales et underground.
Je ne sais pas encore si j’irai au bout de cette aventure : il y aura sûrement d’autres problèmes en chemin. Mais si mon intuition est bonne, Suno va devenir, dans les mois et les années à venir, un outil majeur pour la plupart des musiciens. Et dans quelques années, on ne se demandera même plus si un disque a été produit avec Suno, comme on ne se demande plus aujourd’hui s’il y a une vraie batterie ou une boîte à rythmes.
Au départ, c’était un échec total : Suno ne respectait rien de ce que je demandais, et j’avais l’impression d’avoir jeté une centaine d’euros par la fenêtre. J’y suis revenu les jours suivants sans trop y croire, mais avec cette idée en tête : il y avait des dizaines de boutons que je n’avais jamais utilisés. J’ai donc appliqué ma méthode habituelle face à un nouvel outil technologique : appuyer sur tout ce qui clignote!
Après de très longues heures de bidouillage, j’ai commencé à comprendre comment ça fonctionnait… et là, tout a changé.
Aujourd’hui, je peux importer sur Suno une chanson guitare-voix que j’ai composée et enregistrée sur mon téléphone, et lui faire respecter à 100 % la mélodie et le texte dans l’arrangement qu’il propose. C’est toujours une composition totalement personnelle, simplement arrangée par Suno. Avec le temps, j’ai aussi appris à lui donner des instructions suffisamment précises pour que les arrangements correspondent pour l'essentiel à l’univers sonore que je veux, bien au-delà des propositions standard. Il reste quelques écarts mais que je résoudrai plus tard grâce à une autre astuce que je vous fait découvrir plus loin dans le texte. Je progresse aujourd'hui suffisamment pour avoir déjà envie de corriger d’anciens prompts : au début, par exemple, Suno respectait tellement ma prise originale qu’il intégrait le métronome dans la version finale…
C’était déjà un énorme progrès, mais ce n’était que le début. Une fois l’arrangement validé avec la voix témoin, restait la question : comment faire un vrai disque avec des musiciens à partir de là ? Nouveau blocage… et nouvelle solution. Un petit bouton, planqué dans un coin, donne accès à un studio où je peux réarranger le morceau et surtout extraire chaque piste séparément en WAV.
Je télécharge ensuite ces pistes dans mon logiciel de musique, je garde ce qui m’intéresse de Suno, je supprime ce qui ne me plaît pas, puis j’invite les musiciens avec qui je joue habituellement à ajouter leurs parties (violon, basse, synthé…). J’ajouterai sans doute de la guitare, je réenregistrerai les voix, et voilà le plan.
Pour l’instant, je n’ai pas encore parlé du projet à mes amis musiciens. Beaucoup vivent plus ou moins de leur art et ont un fort préjugé contre l’IA et Suno. J’espère pourtant leur montrer que l’IA ne remplace ni le musicien ni le compositeur : elle ouvre simplement de nouvelles portes.
Reste la question éthique. Utiliser Suno pour avoir, par exemple, du sitar sur un disque, est-ce priver des musiciens d’un revenu ? À mon niveau, je pense que non : je n’ai ni les moyens ni le réseau pour faire appel à ce type de musiciens. La perte est donc nulle. Si je m’appelais Biolay, la question serait totalement différente : lui a accès aux arrangeurs et aux musiciens de studio, et dans ce cas Suno n’aurait aucun sens. Mais pour le Do It Yourself, c’est une opportunité incroyable : un accès à des possibilités jusqu’ici réservées aux grands studios. Une avancée majeure pour les musiques marginales et underground.
Je ne sais pas encore si j’irai au bout de cette aventure : il y aura sûrement d’autres problèmes en chemin. Mais si mon intuition est bonne, Suno va devenir, dans les mois et les années à venir, un outil majeur pour la plupart des musiciens. Et dans quelques années, on ne se demandera même plus si un disque a été produit avec Suno, comme on ne se demande plus aujourd’hui s’il y a une vraie batterie ou une boîte à rythmes.
Chants libres
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Re: Une vraie question concernant l'IA
Autre analyse (un peu) complexe qui replace l'IA dans le contexte plus large de l'économie
https://danslesalgorithmes.net/2026/01/ ... es-autres/
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